‹ De la fracture du col du fémurChapitre 9 sur 13 · OBSERVATIONS DE CHIRURGIE · texte numérisé non relu

OBSERVATIONS DE CHIRURGIE

Lorsque je vins , il y a plus de cinq ans , à Paris , pour y passer quelques années à achever mes études médicales, mon unique but étant alors de retourner dans ma ville natale ; et d'y mettre eu pratique ce que j'avais observé dans les hôpitaux de Nantes et ce que je comptais observer dans ceux de Paris , je me proposai de réunir dans ma thèse ce qui m'avait paru digne d'intérêt, dans une observation clinique de six années , faite assidnment à l'Hôtel - Dieu de Nantes. Voulant donc jeter un dernier coup d'oeil sur un grand nombre d'observa'iions recueillies par moi sous les veux des médecins et des chirurgiens de cet hôpital, j'avais rédigé un résumé de clinique chirurgicale et un résumé de clinique médicale; le premier avait même été soumis aux professeurs de l'école de Nantes , qui voulurent bien m'adresser des encouragemens à continuer ce travail. J'en extrais aujourd'hui les observations qui suivent. Je n'ose présenter ces faits accompagnés de toutes les*réflcxions qu'ils m'avaient suggérées, et en voici le motif. Pour raisonner sur des faits même réunis en certain nombre , il faut connaître assez l'état de la science sur chaque question pour savoir si les propositions qu'on avance ne sont pas oiseuses, parce qu'elles ne sont que des redites , pour savoir en même tempa

( 55 ) si elles no sont pas erronées et contredites par d'autres faits. Or, tout cela exige des recherches. Ces recherches , je n'ai pu les faire , et je tiens à avancer le moins possible des propositions hasardées , controversabies , et sur lesquelles il faudrait revenir.

J'ai parlé de six années d'observation clinique assidue à l'Hôtel- Dieu de Nantes. Comme ce sont là de ces choses qu'on peut avancer sans que cela tire à grande conséquence, et que je tiens essentiellement et avant tout à ce titre qui n'est point usurpé , je prends ici à témoin MM. les médecins et chirurgiens de l'Hôtel- Dieu de Nantes que, pendant les six années que j'ai étudié sous leur direction , je n'ai jamais cessé de recueillir sous les yeux de MM. Cochard , Laennec , Fouré et Marion de Procès les observations de plus de mille malades qui ont passé dans leurs services respectifs pendant le temps que j'y remplissais les fonctions d'élève interne.

Forcé , par des motifs qu'on appréciera facilement , de ne pas dépasser les limites d'une Dissertation inaugurale , je ne donne ici que des observations relatives aux plaies de la tête, de la poitrine, du ventre et des membres.

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