‹ De la fréquence des altérations des annexes de l'utérus dans les affections dites utérinesChapitre 9 sur 24 · PRONOSTIC · texte numérisé non relu

PRONOSTIC

Le pronostic de la périmétrite est toujours grave, mais à des degrés très-différents. Dans la forme aîguë, en effet , on doit toujours craindre l’extension de la phlegmasie à tout le péritoine, extension qui peut rapidement entraîner la mort; d’où la nécessité d’un traitement antiphlogistique énergique. Dans les circonstances plus heureuses, lorsque l’inflammation aura été promptement éteinte, il n’en persistera pas moins, pendant longtemps encore, des phénomènes morbides qui mettront la malade dans l’impossibilité de reprendre ses occupations , en même temps qu’elle éprouvera des douleurs plus ou moins vives du côté des organes du système utérin. Nous avons en outre signalé le danger que pouvait occasionner l’ouverture spontanée d’un abcès dans la cavité péritonéale, dans un

organe voisin, ou à l’extérieur. Enfin n’avons-nous pas vu comment, sous l’influence d’une cause qui, en toute autre circonstance, eût passé inaperçue, lorsque la maladie semblait toucher à sa fin, que la guérison allait être certaine, les accidents reparaissaient tout à coup avec une intensité telle, que quelquefois la mort s’en est suivie?

Le plus ordinairement la maladie, prenant la forme chronique, éternise les souffrances des malades. Nous avons vu les rechutes fréquentes auxquelles elles sont exposées; la nécessité dans ces circonstances de l’emploi du traitement antiphlogistique qui aggrave encore l’état de faiblesse et de chloro-anémie dans lequel se trouvent déjà les malades; les troubles digestifs qui se manifestent si fréquemment, et le développement si ordinaire de la diathèse tuberculeuse. La stérilité n’est-elle pas encore un résultat frequent de la périmétrile, par suite des lésions de l’ovaire ou de la trompe? Bien heureux encore quand l’état d’intégrité des annexes d’un côté permettant une grossesse, celle-ci ou l’accouchement ne détermine pas de nouveaux accidents. Enfin, à côté de ces dangers, exposerons-nous toute la longue série des chagrins, des peines morales qu’éprouvent les malades, et qui empoisonnent leur triste existence ?

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