‹ De la Gangrène des Extrémités dans les Suites de CouchesChapitre 13 sur 46 · CS, AT · texte numérisé non relu

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des douleurs vives se déclarent, surtout pendant la nuit. Bientôt, en un point, principalement au niveau du gros orteil, la peau devient terne, marbrée de taches bleuâtres, et les téguments ne tardent pas à se dessécher. Ces derniers symptômes se rattacheraient davantage à la producduction de la gangrène, par une endartérite.

Dès que la gangrène est ainsi établie, les douleurs deviennent encore plus insupportables. A cette période, en plus des lésions dues à l’infection primitive et causale, peut s’ajouter la résorption des produits gangrenés. Le pouls et la température augmentent; le pronostic devient alors plus mauvais, et la mort peut survenir avant la formation du sillon de démarcation.

Wormser mentionne que, sur huitcas où ce sillon n’a pas été observé, six sont de nature artérielle et deux de nature veineuse. Au contraire, si ce sillon se forme, plus il est net et plus ces symptômes menaçants s’amendent, car l’organisme tend à lutter contre l’infection gangréneuse.

On ne peut dire, au début, s’il s’agira d’une gangrène sèche ou humide. Cependant, d’après Andérodias, l’oblitération artérielle provoquerait la momification ; la gangrène humide serait due à une oblitération veineuse. Un embolus, qui obstrue totalement le vaisseau artériel, ne laisse passer aucune goutte de sang, mais les lymphatiques, les veines et les capillaires restent perméables, et les liquides de la région sont absorbés. Par aspiration cardiaque et par l’évaporation qui se fait à la surface des téguments, la peau devient sèche et parcheminée.

Dans le cas de l’oblitération veineuse, il y aura toujours apport de sang; les tissus seront alors œdématiés, la circulation de retour étant interrompue.

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