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Des résultats pareils sont sans doute fort séduisants et doivent encourager le chirurgien à pratiquer plus fréquemment la gastro-entérostomie.
Il serait assez difficile d'établir une moyenne de la survie d’après les opérations faites en France, car celles, qui ont été couronnées de succès, remontent à quelques mois à peine.
Si les faits empruntés à Jesset, Novaro, Hadra, Weir, etc., sont dignes de foi, je crois qu'on peut admettre comme moyenne de Survie de six à quinze où dix-huit mois; car on ne doit pas oublier qu'à côté de ces résultats qui frappent particulièrement notre attention, se trouvent des séries dans lesquelles la mort est arrivée dans les quelques heures ou dans les premiers jours qui ont suivi l'intervention. C’est ce qu'on appelle un succès opératoire.
« Ce qu'il faut surtout faire ressortir, c'est que la mort survient par cachexie progressive. Elle n'est pas précédée des atroces douleurs de l’obstruction pylorique et des terribles angoisses de l’inanition. C’est là une -considération capitale puisqu'il est question d'une opération purement palliative (1). »
Tels sont les avantages, et ils sont sérieux, que le patient retirera de l'opération de Wolfler.
Sans doute d’autres procédés ont été essayés, ayant pour but de lutter contre cette sténose pvlorique. Mais ripondentils aux espérances que le chirurgien peut baser sur eux? Les résultats sont-ils aussi bons que ceux que nous fournit la gastro-entérostomie? A part la pylorectomie, ces divers procédés sont pour la plupart isolés; ils ne sont faits que par hasard. C’est ainsi cue deux fois Czerny a pu énucléer
() Guixarp, — Loc, cit.
une tumeur stomacale sans ouvrir la paroi gastrique. Mais le chirurgien pouvait-il, avant la laparotomie, supposer qu'il allait tomber sur une tumeur sous-muqueuse, facile à enlever?
James Russell (1) dans un cas de cancer de pylore a employé le tube siphon. Le malade a vécu cinq ans. Malgré ce succès, l'opération n’a pas été faite de nouveau.
Hagen, ne connaissant pas encore l'opération de Wolfler fit deuæ fois la dilatation digitale du pylore cancéreux. Le doigt, coiffé de la paroi gastrique antérieure, est introduit dans le pylore rétréci. La manœuvre est facilitée par la dilatation de l'estomac au-dessus du point coarcté et par l’amincissement consécutif des parois distendues.
Les malades ont été soulagés pendant quelques semaines. Mais, depuis que Hagen a vu les résultats de l'opération de . Wolfler, il a renoncé à sa manière d'opérer, lui préférant la gastro-entérostomie.
Loreta a modifié cette intervention. Il a pratiqué, ainsi que Daniel Mollière (2) (de Lyon) {a dilatation digitale du pylore cancéreux après gastro-stomie. Mollière fait une première dilatation, laisse une sonde à demeure; neuf jours aprés, nouvelle dilatation; la sonde est replacée dans l'orifice pylorique: le onzième jour, nouvelle dilatation; la malade mourut le dix huitième jour. Inutile d'ajouter que ce procédé peu pratique n’a pas eu d'imitateurs.
Bernays (3), de Saint-Louis (Missouri) a proposé une opération surprenante au premier abord : /e grattage et le curet-
(1) J. Russes, — British Méd. Jor. 1884.
(2) BErRTOYE. — Lyon Médical. 16 mai 1886.
(3) BenNays, — Annal. of, Surgery. Décembre 1887.
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lage de l'estomac cancereux. Les résultats dans deux cas ont été relativement satisfaisants; le chirurgien n'a eu ni hémorrhagie considérable, ni perforation stomacale. Kienig, au Congrès de Berlin de 1890, l’a vivement combattue, & priori, mais Bernays est venu la défendre, apportant de nouveaux faits. Il est regrettable que Bernays seul ait pratiqué ce grattage de l'estomac, car. si les résultats étaient aussi favorables qu'il le dit, cette opération, qui, théoriquement semble dangereuse et inutile, donnerait de meilleurs résultats que la gastro entérostomie. Nous n’oserons nous prononcer à cet égard.
La pyloroplashie donne-t-elle les résultats qu'elle pourrait faire entrevoir? On sait, en effet, que, grâce à une incision faite sur le 5ylore, parallèlement à son axe et à l'affrontement, suivant une ligne perpendiculaire à cet axe. des deux lèvres de la plaie, on a essayé d'augmenter le calibre du cancer sténosé.
« La pyloroplastie peut ne pas assurer une communication entre l'estomac et le duodénum, même dans les cas où elle se fait dans les meilleures conditions de facilité. Il est aisé de comprendre que lerapprochementdes deux extrémités gastrique et duodénale d'uneincision longitudinale du pylore de 5 ou 6 centimètres par une sutüre transversale détermine toujours la formation de deux culs de sa:, du côté de l'estomac et du côté du duodénum, une sorte de replis valvulaire produit aux dépens de sa face postérieure.
» Si le retrécissement est long et étroit, s'il existe des plaques inflammatoires récentes où indurées sur les faces du viscère, si l’on a à rompre des adhérences entre le pylore et les organes voisins ; la pyloroplastie devient en outre une opération dangeureuse, le nouveau pylore étant forcément étroit, et la suture, de l’aveu même de Bilroht, ne pouvant
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Les différents temps de la Pyloroplastie.
être placée en toute sécurité sur des points où la réserve et même la musculeuse ne sont pas intactes (1). »