—— EN
(1) DOYEN, — Loc, «ik.
La pyloroplastie ne peut donc être conseillée. Du reste, admettant que tous les inconvénients signalés par Doyen n'existent pas, la sténose momentanément supprimée ne tardera pas à se reproduire, par la progression croissante du néoplasme. Il faudra alors, dans un temps peut être trés court, pratiquer une deuxième intervention. C’est, en effet, cette évolution constante du néoplasme, coutre laquelle le chirurgien ne pent lutter, qui est la grande cause de l'inefficacité detoutes cestentatives opératoires plus ou moins ingénieuses.
Ces manœuvres toutefois ne sont pas trop graves et elles ne compromettent pas beaucoup la santé du malade déjà trop affaibli. Elles sont rapidement faites et ne sont pas à proprement parler de grands traumastismes opératoires.
La pylorectomie, très répandue en Allemagne, donne-t-elle des résultats qui doivent engager le chirurgien à la tenter dans les cas de caucer? et surtout de cancer ayant amené une sténose pylorique telle que les matières se trouvent arrêtées complétement ‘dans l'estomac. Cette intervention est très grave, très laborieuse, très longue, fait courir de grands risques au patient. Nous avons vu tout à l'heure que souvent les sujets épuisés chez lesquels où pratiquait la gastro -entérostomie mouraient du fait méme de l'opération, qui pourtant dans beaucoup de cas ne dure pas une heure. C’est moins l'ablation d'une partie de l'estomac que le temps nécessité par cet acte qui met en péril la vie du malade. On peut facilemeut réséquer chez un animal l'estomac, en partie ou en totalité, et celui-ci ne succombe pas. Dans ces conditions, le chirurgien n'ayant ni adhérences à vaincre, ni ganglions à enlever, procède très rapidement. La pylorectomie qui, chez un homme sain, ne serait peut-être pas plus sérieuse qu'une sastro-entérostomie, tue un grand nombre de cancéreux, parce qu'elle est une opération trop longue et trop laborieuse,
Du reste, le rapide exposé du manuel opératoire que je