LUN
avantage d'atténuer le retroussement interne des tuniques et partant le rétrécissement du calibre intestinal. Halsted fait passer le fil par la séreuse d’un côté puis par la séreuse de l’autre, comme le fait Lembert, mais à ce moment, au lieu de nouer son prenuer point il repasse avec le mème fil par la séreuse du deuxième côté, puis par la séreuse du premier côté et noue ainsi les deux chefs devenus parallèles. Nous avons donc d’un côté une anse, et de l'autre côté les deux chefs noués. Nous avons cherché à modifier cette suture et à en faire une suture continue, et au lieu de nouer tous les deux points, nous continuons à repasser le fil dans le deuxième côté, puis nous passons le fil dans l’anse formée précédemment et ainsi de suite. Cette suture à l’avantage sur la suture continue ordinaire de ne pas interposer entre les surfaces séreuses le fil qui se trouve dans le surjet.
Telle est la grande pratique suivie par les chirurgiens qui ont exécuté la gastro-entérostomie. Nous ne nous arrêterons pas à la question de savoir s'il vaut mieux emplover le catgut ou la soie, nous nous contenterons de dire que l’un et l’autre ont été employés, mais la plupart des opérateurs ont recours généralement à la soie. Les auteurs anglais, cependant, se servent de préférence du catgut à l'acide chromique. Pour avoir une idée nette de tous ces procédés de suture, nous donnerons la pratique qui nous paraît être la meilleure et qui est celle suivie par M. Gross dans ses deux opérations. Elle s'éloigne un peu de la pratique recommandée par M. Chaput (1), dans
(1) Chaput, loc. cit.