‹ De la Gastro-entérostomieChapitre 25 sur 68 · RON · texte numérisé non relu

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et survécut 11 mois et demi. 2 mois avant sa mort, les douleurs étaient revenues. — Un autre enfin, survécut 5 mois ; les douleurs sont revenues 6 semaines avant la mort. — Quant aux trois autres malades, voici les résultats obtenus : 1 survécut 9 mois, 1 survécut 5 mois et demi, 1 (sans renseignements). La durée moyenne de la survie pour les 9 cas de guérison (dont les renseignements sont exactement connus) serait d’après ces auteurs de 5 à 6 mois. Quant aux deux rétrécissements fibreux, ils survécurent un an et 2 ans.

Von Hacker (1), pour répondre à l'accusation quiavait été faite à savoir que sa méthode était plus dangereuse et plus difficile que celle de Wéælfler, a comparé la mortalité de chacune de ces méthodes sur les malades opérés à 1x clinique de Billroth.

Méthode de Wælfier

1 UE à CRM 6 cas 3 succès opératoires 3 morts

Lis CORRE Î cas 1 mort

Depuis le 23 juin 1892 9 cas 5 succès opératoires 4 morts MOIA LES 16 cas 8 succès opératoires 8 morts

Mortalité : 50 0/0.

Méthode de von Hacker

M De ua ciao a 1 cas 0 succès opératoire Î{ mort

D ÈS CHRIS 10cas 5 — DPADEHIONtS

Depuis le 23 juin 1892 8cas 7 — PAMOrt MORAL TER. 19 cas 12succès opératoires 7 morts

Mortalité : 36,8 0/0.

(1) Von Hacker, Wiener Klin. Woch., 17 nov. 1892, n° 6.

Quant à savoir laquelle des deux méthodes à fourni les meilleurs résultats, nous n’avons qu'à jeter un Coup d'œil sur les séries rapportées par von Hacker lui-même, nous trouvons les chiffres suivants :

Mortalité générale pour la méthode de Wéælfler : 50 0/0 ; de von Hacker : 36,8 0/0, et, si l’on veut se convaincre davantage de cette proposition, que l’on veuille bien consulter les chiffres donnés par Czerny et Rindfleisch sur leurs 20 opérations ; ils ont emplové 6 fois la méthode de Wa@lfler, qui leur donna 4 morts, 66,6 0/0 ; 14 fois la méthode de von Hacker, qui donna les mêmes chiffres, 4 morts, 28,5 0/0.

D’après ces chiffres, il semble donc que la méthode de von Hacker offre une sécurité plus grande et qu’elle donne le plus de chance de survie.

Quoique la gastro-entérostomie aif été peu pratiquée en France, nous ne voulons pas omettre de donner les résultats qui ont été obtenus dans notre pays.

Nous avons pu réunir 17 gastro-entérostomies et 2 opérations de Billroth.

Les 17 gastro-entérostomies ont donné 8 succes, 47 0/0 ; mortalité, 53 0/0. — 2 pylorectomies, combinées à ia gastro-entérostomie, ont donné deux insuccès.

La mortalité semble donc plus élevée que celle des autres statistiques, d'autant plus que sar les 47 opérés, 8 sont morts en moins de huit jours. Un malade de Reclus survécut cinq moins après l'opération. — [a mortalité opératoire, 47,6 0/0, s'explique parce que tous les cas ont été opérés 2» extremis, alors que les malades étaient en

pleine cachexie. Néanmoins, ilne faut pas oublier que Jaboulay, sur trois opérés, a eu trois succès et que Doyen, sur deux opérés, a eu deux succès opératoires.

La méthode de Senn, couramment employée en Angleterre et en Amérique, prétend donner une mortalité moindre et des succès opératoires plus consolants que ceux de la méthode de Walfler et de von Hacker.

Matas (1) a rassemblé 18 cas de gastro-entérostomies, pratiquées suivant la méthode de Senn jusqu’en 1890, qui donuèrent 3 morts, 16 0/0, et 15 guérisons, 84 0/0.

Roman von Baracçz (2), après la publication de Matas, a rassemblé 23 nouveaux cas, qui donnèrent : 15 guérisons ; Î Cas inconnu, probablement un succès ; 7 cas de mort, dont 4 collapsus; 1 cas d’inanition, mort après une semaine ; une obstruction, mort après trois mois. En additionnant ces deux statistiques :

18 + 233 = Al gastro-entérostomies suivant la méthode de Senn.

morts après l'opération, 10 cas 4Â cas: ne guérisons — 29 cas Mortalité de la méthode de Senn, 24,5 0/0 Guérison — — 75 0/0

Les gastro-entérostomies faites avec succès par Pur-

(1) Matas, Medical and surgical Journal, Juillet 1889, Août 1890. (2) Roman von Baragz, l. c.

cell (1), par Baraçz (2) et Heigl (3), de Coblence, ne £ont pas comprises dans la statistique.

Mais, s’il faut en croire Czerny et Rindfleisch (4, les résultats de la méthode de Senn sont loin d'être aussi satisfaisants. Ces auteurs critiquent sévèrement une statistique rapportée par Senn (5) lui-même.

Sur 13 gastro-entérostomies, cet auteur donne 8 cas comme des succès, quoique pour 4 d’entre eux la mort soit survenue le cinquième, le neuvième, le douzième et le dix-huitième jour, par inanition, hémorrhagie, pneumonie, cachexie. Czerny et Rindfleisch disent que c’est aller trop loin et qu’il faut attribuer à la méthode de Senn, au moins une mortalité de 69,2 0/0.

« Nous croyons, disent ces auteurs, quon ne peut regarder comme succès opératoires que ceux obtenus chez des malades dont la plaie à guéri et qui ont pu se nourrir quelques jours. »

Néanmoins, la méthode de Senn doit être prise en considération, d'autant plus que les trois opérations pratiquées par Purcell, Baracz et Heigl sur notre continent, ont donné des résultats aussi satisfaisants que possible. Gette méthode est plus simple, plus rapide comme exécution (20, 30,55 minutes). Elle protège plus efficacement contre l’irruption des matières intestinales, parce que les séreuses sont rapprochées sur une plus grande étendue.

urcel, Lancet, 1892, vol. I, June 4, p. 1398.

oman von Baraez, Centralb. f. Chirurgie (1892), n° 97. eigl. — Rapporté par Roman von Baraez, LL. c.

zerny et Rindfleisch, L. c.

enn, Medical Record, Nov. 7 et 14 (1891).

nAOQÏRXT

Les sutures sont faciles à appliquer. On diminue le shock opératoire, grâce à la rapidité avec laquelle ces sutures se laissent placer ; on diminue les dangers d’infection peritonéale grâce au petit nombre de points de suture nécessaires pour assurer la coaptation parfaite des plaques intestinales et stomacales. Les scarifications des séreuses accélèrent en outre la production de cicatrices, fortement adhérentes, sur les surfaces viscéraies anastomosées.

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