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qu il y en eut assez. Effectivement, peu après le capitai nait [a dernière tranche je | apitaine prenait la dernière franche, et je 1e sur-
pris regardant sil n en restait pas ou si on nen
. . ? End Je faisait pas d autres: ce que 7 ordonnai a l'instant.
Cependant le temps avait coulé, et ma pendule
. . « marquait plus de huit heures. Sauvons-nous, dirent mes hôtes 3 il faut bien que nous allions manger une feuille de salade avec notre pauvre . . y ” sœur, qui ne nous Aa pas vus de la journee.
, ? vite : 1
A cela Je neus pas d objection ; ef; fidèle aux devoirs de l'hospitalité vis-à-vis des d ieil evoirs de 10spitalté vis-à-vis des deux vieu- Ed aussi aimables, je les accompagnai jusqu à leur voiture, et je les vis partir.
Où demandera peut-être S1 l'ennui ne se coula pas quelques moments dans une aussi longue séance.
Ji 2 d . » . l . |
e répondrai négativement : attention de mes
convives fut soutenue par la confection de la >
fondue, par le voyage autour de l'appartement,
par quelques nouveautés dans le diner, par le thé
et surtout par le punch, dont ils n avaient Jamais
A PA goute.
D ailleurs le docteur connaissait tout Paris par
généalogies et anecdotes: le capitaine avait passé
une partie de sa vie en Italie, soit comme militaire,
nn
soit comme envoyé à la cour de Parme; j'ai moi-même beaucoup voyagé; nous causions sans prétention, nous écoutions avec complaisance. Il n'en faut pas tant pour que le temps fuie avec douceur et rapidité.
Le lendemain matin, je reçus une lettre du
apprendre que
docteur; il avait l'attention de m la petite débauche de la veille ne leur avait fait aucun mal; bien au contraire après un sommeil des plus heureux, ils s'étaient levés. frais, dispos
A x Cu prêts a recommencer.
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De oh RE
Du repos
L'homme n'est pas fait pour jouir d'une activité . FF CRD > 5 = 2< indéfinie : la nature ne l’a destiné qu a une existence interrompue; il faut que ses perceptions fnise sent après un certain temps. Ce temps d'activité peut sallonger en variant le genre et la nature des sensations qu'il lui fait éprouver ; mais cette
2 LE ? à ? x x AE, continuité d'existence l'amène a désirer le repos. Le repos conduit au sommeil, et le sommeil produit les rêves.
Ici nous nous trouvons aux dernières limites de l'humanité : car l'homme qui dort nest déjà lus q RE:
l’homme social : la loi le protège encore, mais ne lui commande plus.
Ici se place naturellement un fait assez singulier, qui ma été raconté par dom Duhaget, autrefois prieur de la chattreuse de Pierre-Châtel.
Dom Dubaget était d’une très bonne famille de
Gascogne, et avait servi avec distinction: il avait
été vingt ans capitaine d'infanterie, il était chevalier
. . 2e 1] de Saint-Louis. Je nai connu personne d une SRE ? . .
piete plus douce et d une conversation plus ai-
mable.
“Nous avions, me disait-il, Re RON Fe
ai été prieur avant que de venir à Pierre-Châtel, un religieux d'une humeur mélancoliqne, d'un caractère sombre, et qui était connu pour être som-
namb ule.
Quelquefois, dans ses accès, il sortait de sa . » [ . ?
cellule, et 54 rentrait Feul.: d autres fois il s égaétait obligé de l duire. O trait; ef On etait OÙ 1ge de l'y reconduire. n avait consulté et fait quelques remèdes : ensuite les rechutes étant devenues plus rares, on avait ; cesse de s en occuper.
Un soi étais poi hé à fl n soir que Je ne m étais point couche a neu-
re ordinaire, j étais à mon bureau, occupé à exami-
ner quelques papiers, lorsque j entendis Ouvrir la porte de mon appartement, dont je ne retirais presque jamais la clef, et bientôt je vis entrer ce religieux dans un état absolu de somnambulisme.
Il avait les yeux ouverts, mais iXCS, a était veti que de la tunique avec laquelle il avait dà se coucher, et tenait un grand couteau à la main.
Il alla droit à mon Ét dont :l connaissait Îa
position, eut l'air de vérifier en tâtant avec la
main, si je m y trouvais effectivement ÿ après quoi, il frappa trois grands coups tellement fournis, qu'a“ près avoir percé es couvertures la lame entra profondément dans le matelas, ou plutôt dans [a natte qui men tenait Leu.
Lorqu il avait passé devant moi, il avait la figure contractée et les sourcils froncés. Quand il eut frappé, il se retourna et j observai que son visage était, détendu et qu'il Y régnait quelque air de satisfaction
L'éclat des deux lampes qui étaient sur mon bureau ne fit aucune impression sur ses yeux, et il sen retourna comme il était venu, ouvrant et fermant avec discrétion deux portes qui conduisaient à ma cel- Îule, et bientôt je m assurai qu'il se retirait directement et paisiblement dans la sienne.
Vous pouvez juger, continua Le prieur, de l'état où je me trouvai pendant cette terrible apparition. Je frémis d'horreur à la vue du danger auquel je venais d'échapper, et je remerciar la Providence: mais mon émotion était telle, qu'il me fut impossible de fermer les yeux le reste de la nuit.
Le lendemain, je fis appeler le somnambule; et lui demandai sans affectation à quoi il avait rêvé
la nuit précédente.
À cette question se. troublas == Mon père
, . 7 Fe . r
me répondit-il, j ai fait un rêve si étrange que
‘ai véritablement quelq
VERT ICT CSC peut-être l'œuvre du démon, et... —
: le ue peine à vous le adécou-
? : AA 0 .. J: vous l’ordonne, lui répliquai-je ; un rêve est
toujours fnvolontaire : ce nest qu une illusion.
Parlez avec sincérité. — Mon père, dit: alors à peine étais-je couché que j'ai rêvé que vous aviez tué ma mère : que son ombre sanglante m était apparue pour demander vengeance, e£ qu à cette vue j'avais été transporté d'une telle fureur que j'ai couru comme un forcené à votre appartement ; et vous ayant trouvé dans votre be, je vous y ai poignardé. Peu après, je me suis réveillé tout en sueur, en détestant mon attentat, et bientôt j'ai béni Dieu qu'un si grand crime nait pas été commis... — Il a été plus commis que vous ne pensez, [ui dis-je avec un air sérieux
et tranquille .
Alors je lui racontai ce qui s'était passé et fui
. 2e - > montrai la trace des coups qu il avait Cru m adresser.
À cette vue, il se jeta à mes pieds, tout en larmes: gémissant du malheur involontaire qui avait pensé arriver, et implorant telle pénitence
que je croyais devoir lui infliger.
— Non, non, m écriai-je, je ne vous punirai point d’un fait involontaire : mais désormais je vous dispense d'assister aux offices de la nuit, ef VOUS préviens que votre cellule sera fer -mée el dehors, après Le repas du soir, et ne s'ouvr£a que pour vous dis Ïa facilité de venir À la messe de famille qui se dit à la pointe du jour.
Si, dans cette circonstance à laqu elle il n échappa que par Mode le prieur eût été tué, le
moine somnampuie n eût pas été puni, parce que
ceut êté de sa part un meurtre involontaire.