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De Ja Gastronomie
1 ” entremêlée de quelques romances que Borose accompagnait avec ce talent que nous avons dé-
ne : 1 ‘ . 2 a indi ué, ce qau:iluz attirait des ap >laudissements J q PI
auxquels il était bien loin d être insensible.
Le premier lundi de chaque mois, le curé de Borose venait diner chez son paroissien ; il était sûr dy être accueilli avec toutes sortes d'égards. La conversation, ce jour-là, s'arrétait sur un ton un peu plus sérieux, mais qui nexcluait cependant pas une innocente plaisanterie. Le cher Pasteur ne se refusait pas aux charmes de cette réunion, et il se surprenait quelquefois à désirer que chaque mois eût quatre premiers Jundis.
C'est au même jour que la jeune Herminie sortait de la maison de madame Migneron, où elle était en pension : cette dame accompagnait le plus souvent sa pupille. Celle-ci annonçait, à chaque visite, une grâce nouvelle : elle adorait son père, et quand il Ja bénissait en déposant un baiser sur son front incliné, nuls êtres au monde n étaient plus
heureux qu'eux.
Borose se donnait des soins continuels pour que Ja dépense qu'il faisait pour sa table pût tourner au profit de la morale.
aux fo urnisseurs
Il ne donnait sa confiance qu
1 faisaient connaître par leur loyauté dans la qui se f y qualité des choses et leur modération dans les prix ; il les prônait et les aidait at besoin, car il avait encore coutume de dire que les gens trop pressés Ï
ST = ,1de faire leur fortune sont souvent peu délicats sur
le choix des moyens.
Son marchand de vin senriCüit assez prompte- 7 Ç ” ment, parce qu : fut proclamé sans mélange, qualité dé me chez les Athéniens d ite déja rare même chez les fithéniens du temps de Périclès, et qui n est pas commune au dix-neuvième siècle.
On croit que c est Jui qui, par ses conseils, 4 . TT .
dirigea la conduite d Hurbain, restaurateur au Pas ais Ro al; Hurbain, chez ui l'on trouve pour
deux francs Lin diner qu on payerait ailleurs plus du double, et qui marche à la fortune par une route d'autant plus sûre que la foule croît chez Jui en raison directe de la modération de ses prix.
Les mets enlevés de dessus la table du gastronome n étaient point livrés à la discrétion des domestiques amplement dédommagés d'ailleurs: tout ce qui conservait une belle apparence avait une destination indiquée par le maître.