‹ De la Gastroptose: Abaissement et Déformation de l'EstomacChapitre 7 sur 21 · première partie du duodénum relativement mobile ne sert · texte numérisé non relu

première partie du duodénum relativement mobile ne sert

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guère à maintenir en place cette partie de l'estomac. Son plus sûr moyen de suspension est le ligament gastro-hépatique qui s’étend du cardia au pylore, fixant ainsi l’anse gastrique de Glénard au sillon transverse du foie,

La petite courbure que l’on devrait, d’après Jonnesco et nombre d’autresauteurs, appeler plus jasiementle bord droit de estomac, est placé sous le foie et, à l’état normal, est inaccessible à la palpation. La grande courbure, ou bord gauche, se déplace suivant l’état de vacuité ou de distension de l’estomac : normalement elle reste même après les repas un peu au-dessus de l’ombilic et, tandis que, pour Pacanowscki, elle reste toujours à 4 ou 5 centimètres audessus d’une ligne horizontale passant par l’ombilic, elle peut normalement, lorsque l’estomac est plein, d’après Evwald, être seulement à 2 centimètres au-dessus de cette ligne.

D’après Braune, le pylore se trouverait sur la ligne médiane quand l’estomac est vide et se porterait jusqu’à 7 centimètres vers la droite quand cet organe se distend. D'où pour cet auteur plus grande horizontalité de l’estomac plein que de l'estomac vide, contrairement à l'opinion émise par Reynier et Souligoux.

Les autres moyens de fixité de la cavité gastrique sont nombreux : la masse intestinale plus légère et toujours gonflée de gaz la maintient appuyée contre la voûte diaphragmatique ; le péritoine la relie aux organes voisins par des replis épais dont les plus importants sont certainement les ligaments gastro-hépatique, gastro-splénique et gastro-côlique.

La portion de l'estomac, comprise entre le ligament gastro-splénique à gauche et le canal pylorique à droite,

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est la plus mobile, mais seulement dans le sens vertical ; car tout mouvement de rotation sur son axe, ayant pour résultat de porter la grande courbure en avant, ne peut se produire, étant donné la résistance du ligament gastrosplénique qui le relie à la rate. Jonnesco n'hésite pas à dire que l’estomac ne peut se déplacer au sens propre du mot. et qu'il peut seulement augmenter sur place en développant sa grande courbure dirigée à gauche et en bas.

Nombre d’autres anatomistes admettent cependant une plus grande facilité de déplacements de l’estomac et certains auteurs décrivent un abaissement total de cet organe. C’est ainsi que M. Bouveret admet que, dans la gastroptose proprement dite, non seulement le fond remonte moins haut sous les côtes g'auches, que le pylore, la région pylorique et la grande courbure sont abaissés, mais qu’aussi et c’est, dit-il, un caractère décisif, le cardia est au-dessus de la 11° vertebre dorsale, au niveau dela 12°, quelquefois plus bas encore.

Sans vouloir nier complètement la possibilité d’un pareil déplacement du cardia, nous ne croyons pas, et c’est l’avis d’un grand nombre d’auteurs, que l’orifice supérieur de l’estomac puisse s’abaisser ainsi. Il est difficile de comprendre comment l’œsophage pourrait se prêter à un pareil allongement sans rétrécir son calibre : nous n’avons d’ailleurs trouvé dans aucune observation de gastroptose des symptômes æsophagiens. De plus, nous avons essayé sur quelques cadavres de produire des gastroptosesentirant soit sur l’épiploon, soit sur l'estomac lui- même, et si nous avons toujours constaté un abaissement et un aplatissement de la grosse tubérosité, nous n’avons jamais vu le cardia s’abaisser de plus de 1 centimètre. La plupart des auteurs

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