‹ De la généralisation des anévrysmes miliairesChapitre 20 sur 42 · MALADIE DE BRIGHT · texte numérisé non relu

MALADIE DE BRIGHT

Sans qu’il nous soit encore possible de dire par quel mécanisme s’opère Y hémorrhagie cérébrale dans Y albuminurie, ilnousa paru cependant très-intéressant, pour cette question encore à l’étude, de relater ici plusieurs cas où des anévrysmes miliaires multiples ont été rencontrés dans les foyers sanguins encéphaliques de malades qui, depuis quelque temps, étaient atteints de Y affection de Bright.

Ce n’est pas une interprétation que je propose à la place de celle deKirke (1) et deTraube(2), ni de celles de Barlow (3) ou de Todd (4); je me borne aujour-

(1) S. Kirke’s Médical Times and Gazette , 4855.

(2) Traube. Ueber den Lusammenhang von Herz und hieren Kraukheiten. Berlin, 4856.

(3) Barlow. A Manual of the practice of medicine. London,

(4) Todd.

d’hui à résumer uniquement des faits où se trouvent notées des altérations artérielles spéciales, inconnues à cette époque, des distingués auteurs cités plus haut.

C’est un élément de plus que j’introduis seulement dans !a question, et ma prétention, qu’on en soit sûr, n’est point de l’avoir résolue.

Plusieurs fois, en effet, aux autopsies des malades qui succombaient à l’affection dite de Bright, à l’hôpital delà Pitié, en 1869, et qui avaient offert des accidents cérébraux plus ou moins intenses, on voulut bien me faire examiner les parties atteintes de l’encéphale, et il me fut plusieurs fois facile, ayant constaté des altérations scléreuses ou scîéro-athéromateuses des vaisseaux, de préparer de vrais anévrysmes miliaires et des dilatations moniliformes rencontrés sur les artérioles soit du caillot, soit des parties voisines.

Ces faits devaient frapper assurément, et j’eus bientôt l’occasion de voir confirmer ces premières remarques par des observations analogues présentées à la Société anatomique.

Sur des pièces apportées par M. Landrieux, alors interne de M. Gubler à Beaujon, nous constatâmes très-nettement, ensemble, des anévrysmes miliaires trouvés par lui, dâns le foyer d’hémorrhagies cérébrales, survenues chez deux albuminuriques.

Enfin, mon ami M. Hallopeau, a fait le 10 janvier 1870, l’autopsie d’un homme âgé de 47 ans, qui succomba à la Riboisière, dans le service du docteur Millard, à une maladie de Bright, compliquée d’anasarque et d’hydrothorax. La mort fut subite.

L’examen nécroscopique montra une altération

hrigh tique des reins, très-manifeste, déjà au 5e degré.

La protubérance était comme coupée eu deux par une hémorrhagie. Le foyer avait détruit la plus grande partie du bulbe et des pédoncules. On constata plusieurs anévrysmes miliaires dans les circonvolutions. Un anévrysme de même forme et de même grandeur était dans le cervelet.

L’examen histologique montra une multiplication évidente des noyaux dans les capillaires voisins du foyer. Elle était considérable, surtout pour la tunique adventice et la tunique externe. Un certain nombre d’artérioles offrait l’état graisseux: il y avait de plus hypertrophie du cœur et end-aortite prononcée.

Ces premiers faits suffisent pour me permettre de passer maintenant à Y alcoolisme.

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