RHUMATISME
Enfin, il est une diathèse qui domine bien aussi à de certains moments de sa puissance, l’économie presque entière, et qui altère sérieusement aussi le sys-
tèine vasculaire général; j’ai nommé le rhumatisme.
Ce n’est pas, en effet, sur le cœur seulement que cette maladie générale laisse après elle les conséquences du travail pathologique qu’elle a, pour ainsi dire, mis partout en activité.
Si l’on se souvient qu’il résulte surtout des beaux travaux de M. Bouillaud, que dans près de la moitié des cas, les lésions permanentes de l’endocarde, et surtout des valvules auriculo-ventriculaires, doivent leur origine à la forme aiguë du rhumatisme, on pensera bien également que cette cause peut être avec raison invoquée dans l’étiologie de lésions permanentes et profondes rencontrées sur le système artériel, envisagé d’une façon générale. Et dès lors, il nous semble qu’en les recherchant avec soin, on trouvera des faits confirmatifs analogues à celui que nous croyons devoir, par son importance à tous égards, publier ici complètement.
Il s’agit, en effet, d’une malade âgée seulement de trente-quatre ans, et qui présentait des anévrysmes miliaires cérébraux et méningés, etdes foyers disséminés, de petites hémorrhagies encéphaliques; mais elle offrait les traces profondes des conséquences d’anciennes attaques rhumatismales, et les altérations déjà si étendues de la lace interne de son cœur, montraient à quel point sont profonds les désordres de la redoutable diathèse que nous envisageons en ce moment.
HOPITAL DE LA PITIÉ
Service M. le Dr Marrotte.
{Observation recueillie par H. Liouville, interne du service.)