‹ De la généralisation des anévrysmes miliairesChapitre 31 sur 42 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

Sans doute, d’autres lacunes restent encore à combler dans cette question toute nouvelle, mais les faits que nous avons relatés nous paraissent dès aujourd’hui suffisants pour affimer :

Que les petits anévrysmes qu’on rencontre dans l’encéphale et ses méninges lors d’un grand nombre d’hémorrhagies méningées et cérébrales, se trouvent souvent encore, en même temps, répartis dans d’autres régions, dans d’autres organes du corps, et que là aussi, ils peuvent être invoqués, souvent également, comme une des causes probables d’épanchements sanguins plus ou moins considérables.

Ainsi se comprendrait, comme cela nous paraît indiscutable pour les foyers de l’Encéphale et quelques collections hématiques de ses enveloppes, le mécanisme par lequel dans certaines circonstances , se feraient quelques apoplexies dont les méninges et la substance médullaire, peuvent devenir le siège; le mécanisme de quelques hémorrhagies de la Rétine, du Péricarde, de P œsophage, et du Tube gastro-intestinal] de quelques Epistaxis ; de quelques hémoptysies et pleurésies ou péritonites hémorrhagiques , enfin de certaines hématuries.

De plus, nous pouvons ajouter que toutes ces lésions si manifestes, et qui, mieux recherchées, apparaîtront assurément plus nombreuses, et dans des cas sans

doute plus variés encore semblent être la traduction d’une cause générale dominant profondément l’économie, mais n’étant seulement peut-être que préparatoire.

Cette cause générale , qu’il nous sera certainement donné de connaître en maintes circonstances, et qui déjà nous est apparue évidente en dehors de l’influence de l’âge, dans plusieurs cas de cachexie ou de diathèse, prédisposerait donc ainsi l’appareil circulatoire à se modifier dans un sens partout identique; et ces altérations pathologiques, une fois ainsi produites, il surviendrait plus ou moins tard et dans des conditions assurément fort variées une autre cause, cause spéciale qui, cette fois, serait déterminante .

Celle-ci, il nous faut avouer ne pas pouvoir toujours la reconnaître, peut-être par l’imperfection de nos moyens actuels d’investigation; et cependant, c’est elle, à n’en pas douter, qui produit définitivement les derniers effets, dont la gravité diffère suivant son intensité, l'etat des forces individuelles ou l'importance fonctionnelle des organes qu’elle a frappés.

Nous sera-t-il donné un jour de la saisir elle aussi, et de la fixer définitivement ; tout en l’espérant, je n’ose l’affirmer; mais n’est-ce point déjà connaître quelque chose que de savoir qu’il y a de ce côté, certainement encore beaucoup à faire.

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