ANATOMIE PATHOLOGIQUE COMPARÉE
Pour suivre uu autre ordre d’idées, mais tout en restant dans le sujet qui nous occupe, nous dirons qu’il est regrettable que la recherche des anévrysmes miliaires n’ait pas encore été faite avec persistance dans les autopsies des animaux, car ces petits anévrysmes n’y sont pas même signalés. On a cependant déjà étudié avec soin quelques altérations dont certains vaisseaux sont chez eux le siège en plusieurs régions du corps (1 ).
Mais il est évidemment des différences multiples considérables dans les manifestations morbides de ce genre, alors que fréquemment les vaisseaux sont atteints de dégénération .
Des hémorrhagies cérébrales sont excessivement rares chez les animaux le plus souvent observés dans les maisons spéciales de traitement.
Les recueils scientifiques n’en relatent point de cas précis , à notre connaissance et au dire de quelques auteurs très-compétents dans ces études et que nous avons consultés à ce sujet.
Quant aux manifestations médullaires, elles seraient au contraire plus communes, peut-être parce que l’activité de la moelle est plus fortement mise en jeu chez les animaux que l’activité cérébrale.
Ainsi, dans ces derniers temps, le chef des services
(1) M. Yulpian, Sur l'altération graisseuse sénile des vaisseaux de l’encéphale chez certains mammifères (Société de biologie, 1864).
de la clinique à l’École vétérinaire d’Alfort, M. L. Trasbot, relatait l’observation très-intéressante d’une paraplégie aigue du cheval , due à une congestion de la moelle épinière au renflement lombaire.
Dans ce cas , il trouvait même , sans toutefois signa 1er encore d'anévrysmes , mais en montrant des dilatations vasculaires très-notables , que la congestion avait été suivie d’une hémorrhagie interstitielle qui avait creusé dans la moelle une véritable cavité large de 5 millimètres environ, remplie d’une bouillie liquide rougeâtre formée du mélange du sang à la substance nerveuse désagrégée (1).