‹ De la glossite exfoliatrice marginéeChapitre 3 sur 15 · Gautier. — Loc. cit · texte numérisé non relu

Gautier. — Loc. cit

3. Vanlair. — Du lichénoide lingual. Revue mensuelle de médecine et de chirurgie, ie année, janvier et mars 1880, pp. 51 et 227, Paris, planches gravées.

4. Parrot. — Réponse de M. le prof. Parrot à une lettre de M. Vanlair dans le Progrès médical, U juin 188% p. 471.

tion étant faite, Fobservation trouvera sa place au diagnostic différentiel.

Yanlair publie deux autres observations, dont l’une très incomplète, et consacre un chapitre assez long à la pathogénie ; mais l’impossibilité d’admettre sa première observation m’empêche d’analyser cette partie de son mémoire.

La même année que Vanlair, Caspary *, dans un discours tenu le 2 février 1880, à la Société de thérapeutique scientifique de Kœnigsberg, décrit les plaques fugaces et bénignes de la muqueuse linguale. Les travaux français précédents lui étaient inconnus. Il rapporte seulement un passage de Schwimmer ^ et un de Yogel ^ ; mais dans la notice de'ces deux auteurs, il n’est nullement question de plaques fugaces et de bonne nature. Caspary donne une planche en chromo-lithographie de la lésion et la décrit sur la face inférieure de la langue.

En 1881 M. Parrot ^ fait une clinique, à l’hôpital des enfants, sur la syphilis desquamative de la langue et s’efforce la même année dans nne réponse à Yanlair de justifier l’origine syphilitique.

Unna“ après Caspary et M. Parrot décrit la desqua-

1. Caspary. — Uebe?^ flüchtige plaques der Zungenschleimhaut. Vierteljahrschrift für Dermatologie imd Syphilis, 1880, s. 183, avec chromolithographie.

2. Schwimmer. — Die idiopathischen Schleimhautplaques der mundhohle. Leukoplakia buccalis. Yierteljahressch, für dermatologie und syphilis 1877, s. 511 et 1878, s. 53.

3. Vogel. — Handbuche der spec. path. u. Ther. von. Zienssen, Bd. VII, s. 25.

4. Parrot. — La syphilis desquamative de la langue. — Progrès médical du 12 mars 1881, n® XI.

5 . Unna — Ueber Kreisfleckige exfoliation der Hohlhand und der

mation en aires de la langue, qu’il rapproche d’une exfoliation circulaire de la paume de la main en vertu d’idées hypothétiques sur la cause (trophonévrose).

Le seul, il divise la maladie en trois stades indépendants les uns des autres et prétend que les taches qui surgissent si rapidement disparaissent tout aussi soudainement, tandis que de pareilles plaques apparaissent sur d’autres points. 11 n’existerait pour lui ni migration ni fugacité du liseré. Jamais le rebord ne se déplace. Tout au plus devient-il plus étroit et alors la partie desquamée augmenterait de cette étendue perdue par le liseré. Enfin les taches montreraient une grande prédilection pour des régions linguales nettement limitées.

De tous ces détails, il m’est impossible d’en admettre un seul.

L’état fugace delà maladie est un de ses caractères principaux et il n y a pas une disparition soudaine d’une circination tandis qu’une plus étendue naîtra aussi rapidement sur un autre point. Cette apparition d’un liseré aussi étendu, comme il s’en produit quelquefois à la fin de chaque évolution, ne pourrait se produire sans attirer l’attention de l’observateur. Les schémas de nos observations 1 et II pris d’une façon sérieuse relativement aux dimensions et aux distances qui les séparent du raphé médian indiquent suffisamment cette fugacité. Lorsqu’une plaque disparaît en quelque sorte sous nos yeux, et sans avoir atteint

Zunge (exfoliatio areota palmæ manus et exfoliatio areata lirifiuæ) Wq\'teljahrresbch. für dermatologie und syphilis 1881, s. 295.

la hase de la langue ou la ligne médiane, ce n’est jamais qu’au bout de quelques jours et lorsqu’on a pu suivre quelque temps la migraiion de son rebord. Que dire de cette idée, que les plaques ont une grande prédilection pour des régions linguales lorsqu’on voit chez la plupart des malades tout un côté envahi et chez les autres tantôt un département tantôt un autre.

Ce que nous venons de dire rend toute réfutation inutile pour cette petite concession que paraissait faire M. ünna à savoir : « qu’un déplacement faible et lent du centre rouge a lieu, il est vrai, quelquefois pendant quelques jours, mai8 le bord se rétrécit alors dans la même proportion que le centre s'élargit. »

±soiœelle dénomination. — Dans sa leçon clinique, M. Fournier ^ disait :

« Après beaucoup d’hésitations sur la dénomination à donner à la maladie, j’ai fini par m’arrêter à celle de Glossite exfoliatrice marginée.

» Ces deux derniers qualificatifs me paraissent justifiés, en ce qu’ils traduisent les deux attributs majeurs de la maladie (exfoliation et liseré marginal), sans rien préjuger de sa nature réelle, nature qui du reste est encore bien loin d’être déterminée. »

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