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Enfin les observations suivantes constitueront le
Deuxième Groupe où la réaction inguinale est associée à une réaction sous-lombaire plus ou moins étendue.
OBsERvATION F. — Mulets hongres, bai brun, 5 et 6 ans, castrés depuis plus d'un an.
Cicatrisations de castration, infundibuliformes, parfaitement normales, sans fistule.
Début mars 1920, l’attelage fait une chute dans un courant d’eau, quelques jours après, Hyperthernie'et symptômes d’angine chez un des sujets.
22 mars. — Première visite. Symptômes généraux alarmants.
On note un volumineux abcès inguinal supérieur, à droite, gênant l'introduction du bras dans le détroit antérieur du bassin. Grosse réaction œdémateuse péritonéale se soudant à la courbure pelvienne, au cœcum ; arrêt du péristaltisme, stase stercorale complète.
En avant, à la région sous-lombaire droite, un abcès gaænglionnaire du volume du poing.
Pronostic fatal.
Un abcès de fixation est seul tenté, comme moyen in-extrémis et sur demande du propriétaire.
Pas de réaction de fixation.
27 mars. — Augmentation et généralisation des signes péritonéaux.
Apparition d’un abcès inguinal inférieur du côté droit.
29 mars. — Mort par péritonite..
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Le deuxième mulet donne vers le 6 avril suivant des signes d'inappétence. |
Exploré, il présente un abcès gourmeux ganglionnaire de la région mésentérique.
L'animal est sacrifié sans traitement.
OssERvATION G. — Cheval aubère, 3 ans, 1 mètre 56, taillé avec une légère adénite sous-maxillaire en février 1920.
Suites opératoires normales ; cicatrisation complète des plaies, sans œdème.
- Trente-cinq jours après la castration apparition d’une boiterie du postérieur droit.
- La main perçoit, à travers le rectum :
1° À droite un abcès gourmeux inguinal supérieur de moyenne grosseur (œuf de poule) ;
2° En arrière du rein gauche un abcès sous-lombaire accompagné d’un plateau d’œdème noyant cette région ainsi que la partie supérieure du flanc gauche.
N'ayant pas encore — à cette époque — adopté systématiquement le sérum antistreptococcique comme moyen de traitement de ces lésions gourmeuses, deux injections intraveineuses de Novoarsénobenzol furent pratiquées : l’une de 2 grammes, le 18 février ; l’autre de 1 gr. 50 (Salvarsan humain), le 19.
Sans amélioration, le sujet fut sacrifié dix jours plus tard.
OBsErRvATION H. — Cheval entier, noir, 3 ans, 1 m. 62 environ.
Opéré en août 1922, sur demande expresse, malgré un état général plutôt médiocre et une adénite sous-maxillaire ; bref un sujet en incubation gourmeuse.
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Huit jours après, début de réaction iaguinale inférieure. Réaction inguinale supérieure et sous-lombaire droite déjà très accusées l’une et l’autre.
Aucun traitement n'est tenté devant la pluralité des lésions ét l’état physiologique précaire du sujet.
Cinq jours plus tard, ponction d’un énorme abcès inguinal droit, distendant même le pli du grasset, donnant évacuation à un litre environ de pus crémeux, inodore, d'aspect gourmeux caractéristique.
L'exploration note une aggravation des signes abdominaux : soudure des anses intestinales englobées par le processus inflammatoire, conditionnant des troubles digestifs traduits par des coliques sourdes et permanentes.
Mort de péritonite, 20 jours après la castration.
À l'examen de ces différentes observations on peut re-
lever les constatations suivantes :
1° La cicatrisation des plaies opératoires s'est toujours
effectuée suivant un processus normal.
2° Presque tous les sujets ont présenté, soit avant la castration (Obs. : E. G. H.), soit après celle-ci (Obs. : C. D. F.), une adénite de l’auge ; adénite discrète, analogue à celle qui suit généralement l'infection gourmeute des cavités nasales et fait partie des prodromes
de l’angine zourmeuse.
3° Cette adénopathie peut faire défaut (Obs. : A. B.), être alors remplacée par une toux forte qui apparaît
brusquement quelques jours après la castration, faisant
croire à un début d’angine.
4° Dans tous les cas, adénite et toux précédent toujours les localisations gourmeuses inguinales ou abdominales et leur cortège symptomatique, pour disparaître lorsque ces complications secondaires surviennent. Ces deux signes précurseurs — révélateurs habituels d’une infection gourmeuse latente — doivent retenir toute l’attention. Ils indiquent que les streptocoques gourmeux ont déjà envahi le champ organique.
Tout se passe comme si — à la faveur du choc opératoire et du centre d'appel constitué par les tissus inguinaux traumatisés — l’inflammation primitive des premières voies respiratoires faisait soudain place à une inflammation secondaire de ceux-là, procédant de l’infection des lymphatiques et du sang par le streptocoque gourmeux.
Telle est, à notre avis, la pathogénie de ces accidents de la gourme de castration. Elle est imputable — ainsi que nous le disions au début de ce travail — à une infection naturelle de l'organisme, pré ou post-opératoire, plutôt qu'à une souillure directe des plaies de castration réalisée par les mains, le matériel de l'opérateur ou la litière du sujet.