‹ De la graisse neutre et des acides grasChapitre 3 sur 10 · I-NPILTRATION PAR SURCHARGE INITI.ALE B · texte numérisé non relu

I-NPILTRATION PAR SURCHARGE INITI.ALE B

A l’encontre des cas d’infiltration vis graisseuse du sang était laissée un peu dan cas très-intéressant où cette surcharge est un phénomène tout"à faitsaillant. Cela se voit dans les empoisonnements phosphoriques Rokifansky avait déjà signalé un excès de graisse dans le sang e sujets morts empoisonnés, quand Feltz a confirmé le fait par des expériences nouveUes. Pour point de comparaison, cet auteur analysé le sang d’un chien bien portant, et y a trouvé 2,03 pour 1,000 de matières grasses. Ensuite, chez cinq chiens empoison- ^00 respectivement, 3,41; 3,o2; 3,7o;4 71-et

5,09. Feltz croit que cette graisse provient des débris de globu’les sanguins, détruits par l’action du poison, et qu’elle se dépose di rectement dans les éléments stéatosés. ^

Dans le même sens, Wunderlicb parle d’une masse de a-raisse rendue disponible dans le sang par Lotion du phosphore ^

Nous avons déjà exposé (page 33) quelques-unes des raisons

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des o7rlér7 infiltration, dont une

Pourtant, danX^LtLTL^oT/f'^Ti*"' gouuelettes graisseuses,

nutritive. Je pense donc que dans ce cas la stéatose est d’origine complexe. Les cellules hépatiques sont d’abord irritées par le phosphore dissous dans le sang, irritation qui détermine l’activité nucléolaire, et, comme nous verrons plus tard, une disparition de la graisse normalement contenue dans le foie. .4 mesure que la graisse se forme dans le sang des débris de corpuscules sanguins détruits, elle s’infiltre dans les cellules du foie, et, imprégnées de phosphore, détermine, leur dégénérescence. Alors leur contenu devient déchiqueté, se déchire, se résout en amas de granulations. La graisse provenant de la métamorphose de leur contenu, s’ajoute à celle qui avait été infiltrée.

Les mêmes observations seraient vraies pour le rein, où il y aurait d’abord une infiltration, ensuite une véritable destruction d’épithélium. Quant à l’état graisseux des éléments qui, normalement, n’ont rien faire avec l’élimination de graisse du sang, les fibres musculaires du cœur, les parois des artères, les glandes gastriques, l’épithélium de l’intestin, nous voyons qu’il s'écarte tout à fait des caractères de l’infiltration type. Ces cas se rapprochent tout à fait de ceux détaillés sous le chef de dégénérescence active, suite d’une irritation-. Nous devons considérer les lésions phosphoriques co’mme de nature complexe, tenant à la fois aux infiltrations et aux dégénérescences. Elles servent donc bien à faire le trait d’union entre les deux, et à 'devenir lé point de départ d’une comparaison.

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