‹ De la graisse neutre et des acides grasChapitre 6 sur 10 · G3H5 OH + 3(G,8H350.0H · texte numérisé non relu

G3H5 OH + 3(G,8H350.0H

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6’ést là graisse-neutre- qui flotte su-r- la muqueuse de l’intestin,, et que l’on aperçait'se frayant un- chemin à travers les vil-, loâtés vers Iteur-chylifère eentral. C'est la g-raissé neutre qui est extraite-du fôiei par les-traitements ordinaires avec de l’éther; et qui apparaît dans les, cellules 'hépatiques, sous des aspects . si divers. C'est-elle qui :forme lès g-randes masses de tissu adipeux, qui- remplit lés canaux méd ullaires des os, qui s’attache aux franges synoviales des-ai’tieulalions qui constituent les quelques gra^ nulations normales dans les cellules deseartilâg-es. C’est une accumulation de cette graisse qui forme lé cérumen du conduit auditif; lé contenu des ducts sébacés et qui comble le vide laissé dans la vésiculé de dé Graaf, aprè.s la chute de l’ovule. C’est à la graisse-, neutré qu est due Ia-,lacteseenee occasionnelle du sérum du sang. Ifeis 1 excès dé graisse dans lé-sang qui siccompagne des maladies hépatiques consiste principalement eni cholestérine non. éliminée-: par la bile. Ce sont enfin les graisses neutres qui apparaissent dans les diverse.?, dégénérescences dont nous avons parlé, et sur lesquelles il n’y apas-besoin de^revenir.,

Cette sufistaheè,-si remarquable par son isolement au milieu des éléments anatomiques solides et par sa précipitation au.s.ein des liquides organiques, peut être distinguée, à cause de sa, visibilité, sous lenom deÿraisse morp/ioloyiÿue.

II. Acidesgras,,er,istallisés: — Le second’genre de ma-tièresgrasses, beaucoup moins fréquent que le premier, comprendtdés acides gras libres el cristallisés. Ces cristaux ont été trouvés.mêlés aux'tablettes de: cholestérine: et . aux cristaux de graisse neutres non décomposés dans la bouillie, athéromateuse des artères. Billroth les signale dans des tume.urs,épithéliales qui commencent (I). â entrer dans une métamorphosé, régressive. Steffen décrit qes mêmes cristaux dans.des foyera.de. gangrène pulmonaire (2),, et Demme les compté parmi..Ies éléments caraétéristiques de la gangrène du tissu cet (t) Pathologie exterué, p, 73t,

(2) Loc. cit. '

Mlaire des .membres (i). Feltz décrU,: une-g'.raQiieiqaantité deierts- •tSux d’aeides ,gras dans le saog d’animaux emprisonnés .par-,1e .-phosphore 0&, comme nous-1-avons déjà -dit, iba-trauvé un.excès de graisse morphologique .(â). Hoppe -a reneonlcé -des acides gras •fibres dans des -tubercules caséeux et dans-des .foyers de-pus .décomposé; combinés avec la-ehaax,. ces-acides gras abondent .dans l'acÊpôeire, dans des matières.-féeales, dans des lipomes qui . se U- .iqiîéûent CVireho-sv). Enfin les acides gras s’accumulent facilement dans le cerveau, surtout dans les- concrétions qui s’y rencontrent ^parfois, lis sonfloin d’être rares dans les anciens foyers de ramol- -lissement eérébral. Nous avons.-parlé des cr.istaux observés par Todd-et-Bo-wman dans lès éellules adipeuses.

: -Dans toutes les circonstances où les acides gras cristallisés Se -.^rénconlrent, sauf le cas singulier du sang empoisonné par le Iphosphore, la graisse a dû séjourner plus ou moins longtemps dans le-foyer-avant de, se décomposer ou de-se-eristalliser. Gette, -,eristallisation-est tout à fait-analogue-à celle de.-l’hé-matme, dans - des -foyers de sang épanché et croupissant. Tantôt la.graissè neutre ; cristallise sans-subir de décomposition; tantôt elle se décompose d’abord, et alors -ce sont-les acides gras libérés qui eristalb'senl. En subissant i;ettemodification;physique, la graisse s’éloigne eu- .eore davantage du to-ù-rbillon .vital et tombe dans le rang des substa-nees inertes des corps étrang-ers à l’économie.

III. Savons de la graisse .—Dansla troisième formedes substances grasses, leur position vis-à-vis des autres éléments est tout le contraire de celle de la graisse cristallisée, ou même de celle que nous avons appelée « morpholcgique-». Ici les acides gras -sont . combinés, non plus avec la glycérine, mais avec les alcalis, la potasse ou la soude et forment des selssolubles particuliers, connus sous le nom de Robin etVerdeil affirment que, au moment

de la publication de leur traité classique au moins, on ne possé-

dait aucune donnée sur l’origine de la base de ces savons, ni sur le lieu où se rencontrent les conditions de leur formation’(l). On sait de nombreux endroits où ils se trouvent. D’abord, suivant Kuhne, ils existent dans le chyle provenant de la saponiacation qm aurait été effectuée dans l’intestih par l’intermédiaire du suc

pancréatique. Le même auteur les a retirés, quoique en très-petite quantité, de la lymphe. Dans le sang, comme nous avons dé'à vn les savons sont beaucoup plus abondants et plus fréquemmeni • constatés (2); Williams (3) observe que les graisses saponiBables du sang paraissent être des principes nutritifs qui y ont été introduits parle chyte. Wagner (4) et Lecanu (5) admettent l’existence d acides gras libres dans le sang, qui circulent sans décomposer les carbonates (6). Boudet signale des savons d’acide oléiqL et m^arique (7). Gobley, tout en niant l’existence dans le sang des aci es gras, soit libres, soit saponifiés, admet qu’fis se forment avec la plus grande facilité de la séroline, corps complexe, dit-il compsed oléine, de margarine, de cholestérine, de lécithine de

cérebrine » (8). . Des acides gras, dit Simon, sont formés des graisses neutres ingérées dans l’alimentation par des oxydations successives qui ont lieu pendant la formation des corpuscules sanguins et la consomption des globules de chyle et d’huile (9). » « U

y a toute raison à. crm,-» . , . . '

et carbonique, sont continuellement en train de naître pendant les métamorphoses qui ont lieu dans la circulation. »

Robin (1) classe ensemble les savons sodiques dè l’acide oléique, margarique, stéarique, valérique et butyrique, et l’oléine (margarine et stéarine), et donne la proportion de 1,475 p. 1000 pour la somme.

Les analyses célèbres de Becquerel et Rodier sont plus précises(2). Ils donnent 1,600 parties de matières grasses pour 1000 grammes qu’ils partagent ainsi :

Lécithine.=0.488

Cholestérine.. 0.088

Robin et Verdeil admettent à peu près le même chiffre de savons, et on voit que, de toutes les matières grasses dans le sang, normal, les savons sont en quantité la plus considérable.

Les variations que subissent les matières grasses dans le sang sous l’influence de maladies, portent plutôt sur la cholestérine que sur les savons. Mais quelquefois Becquerel et Rodier ont trouvé de légères différences à leur égard aussi. Ainsi, dans la grossesse, ily avait 1,195 p. lüOO; tandis que dans deux cas de chlorose et un de tuberculose, la diminution du savon était assez notable.

Les auteurs, qui passent sous silence la diminution du savon dans le cas de chlorose, observent, à l’égard de la tuberculose, que la diminution remarquable du savon était la seule différence (en fait de matières grasses) qu’ils avaient à constater. »

(1) Leçons sut les humeurs, 1867.

(2) Mémoires de l’Acad., 1844.

Dans un, cas de péricardite avec endocardite et de l’ascite, le chiÊfre tombait à 0,544.

Outre’le sang, les savons se trouvent en très-minime quantité dans la bile (i), et il y en a des traces dans l’urine. On les trouve dans le tissu nerveux du cerveau et aussi dans le vitellus de l’œuf, probablement comme produits de la décomposition d’autres matières grasses, d’où ils dérivent avec la plus grande facilité. Ce n’est pas seulement les savons des acides stéariques et palmitiques dont il serait question; car on a été amené à considérer la cérébrine de Millier comme une combinaison de la substance neutre neurine, avec un acide gras, comme un véritable savon de neurine.

Les savons diffèrent des graisses préalablement énumérées par deux traits importants :

1° Leur siège, qui n’est plus les tissus achevés, ou effètes, ou en voie de régression des foyers de matières à moitié dévital isées, mais dans les liquides qui charrient la nutrition pour tout le corps, le chyle et le sang, et dans les tissus où a lieu un mouvement d’évoîution très-active, le cerveau et le vitellus.

2" Leur état de combinaison intime, qui les rend invisibles au microscope, et contraste remarquablement avec l’isolement et la visibilité, de la graisse morphologique. Or, ces deux traits se retrouvent dans une quatrième espèce de matières grasses, qui coexistent avec les savons dans le cerveau, le vitellus et le sang.

IV. Nous avons déjà fait allusion à ces matières grasses et aux interprétations diverses auxquelles elles ont donné lieu. La cérébrole de Couerbe, les acides cérébriques et oléo-phosphoriques de Frémy, la oérébrine de Gobley, la protagone de Liebreich et Hoppe Seyler, d’une part, ressemblent aux savons des acides stéariques, palmitiques et oléiques, par leur état de combinaison in-

(1) Robin remarque qû’on ne peut pas assimiler à des savons les sels d’acide, choliqne et cholalique, qui renferment 10 équivalents d’oxygène, tandis que les

time qui tes rend invisibles au microscope, et d’autre part, donnent naissance aux savons ou à leurs acides gras, avec la plus grandefacilité. <! L’acide cérébrique de Frémy, dit Kubne, est un mélange de protagone et d’un acide gras qui proviendrait de la décomposition d’une autre quantité de protagone. » a C’est en raison de sa décomposition si facile, dit Frémy lui-même, en parlant de l’acide oléophosphorique, qu’il est appelé à jouer un rôle important dans l'organisme animal. «Par ébullition avec de l’eau de baryte, dit Hoppe, on décompose la protagone en acide glyeéro-phosphorique, en acide stéarique, en un acide azoté mal connu, et en.neurine, une base non azotée (1).

Cette même protagone existerait dans le jaune d’œuf, où Gobley avait cru constater de la lécithine et la cérébrine, et dans la myéline des tissus, nm-veux.

A ces graisses ainsi caractérisées, on peut bien donner l’appellation de graisses de combinaison, ou graisses larvées, pour me servir de l’expression de Ranvier, en opposition avec les graisses morphologiques, vésiculeuses ou cristallisées.

On est porté à croire que ces graisses larvées existent dans d’autres localités que celles que nous avons pu préciser. Outre les preuves déjà alléguées, nous pouvons maintenant indiquer d’autres considérations.

Rokitansky regarde les incrustations calcaires qui se forment si souvent au siège de dégénérescences graisseuses, comme preuve qu’un acide gras a été présent en combinaison avec de la chaux, et-a été libéré de son côté, mettant la chaux à même de déposer du sien (2). Weber attribue positivement le dépôt de graisse, dans

(t) Ouvrage cité, p. 213.

(2) Lchrbucli der pathol. i

a facilité avec laquelle les graisses neutres subissent cette décomposition caractéristique, à l’aide des alcalis et de l'eau qui se trouvent partout dans le corps; réchang.e immédiat d’un état morpholo|ique, pour un état d’invisibilité dès que la saponification est efiectuée; le rapport entre le pouvoir nutritif des graisses, et leur aptitude pour la saponification (2); la possibilité de dé-

composer les savons par les acides les plus faibles, même par un excès d'eau qui précipite les sels neutres solubles des acides gras à l’état de sels acides insolubles (1) ; l’autre possibilité de réunion directe de ces acides, soit avec de la glycérine, soit avec de l’oxyde de lipyle, qui lui-même proviendrait de l’acide lactique (2) si abondant partout; surtout dans les endroits, comme lés muscles, où l’apparition de la graisse est plus sûrement le signe d’une véritable dégénérescence, ces faits revêtent l’hypothèse formulée par M. Ranvier d’un haut degré d’intérêt, et même de probabilité. -

Conditions de la vérification de cette hypothèse.

Pour vérifier cette hypothèse, les conditions à remplir sont plutôt nombreuses que complexes. Il faudrait, par une analyse chimique, constater la quantité de graisse saponifiée que renfermait un tissu donné avant sa dégénérescence, et ensuite mesurer ce qui restait du savon, après l’entrée du tissu en régression graisseuse. Si c’est bien le savon qui passe à l’état de graisse neutre pendant cette régression, sa quantité doit diminuer à mesure que la graisse neutre augmente, et augmenter quand celle-ci diminue.

EXPÉRIENCES POUR VÉRIFIER l’hVPOTHÈSE.

Choix du foie. —J’ai essayé de faire ces analyses et cette constatation pour le foie, dans quelques-uns des cas nombreux où cet organe a été atteint de dégénérescence graisseuse. II ne faut pas se dissimuler que ce choix offrait quelques inconvénients sérieux,

(t) Frémy et Pelouse. Traité dé chimie, vol. V.

Wurtz. Ouvrage cité.

Regoault. Eléments de ebimie.

, (2) Ceci est la théorie de Mulder. En démontrant que les acides gras pmmnt se combiner directement avec la glyc'rine, pour former la graisse neutre, a-t-on

à cause de la complexité des fonctions et des relations de cette g-lande immense. Traversée par le sang’ de la veine-porte qui revient .de l’intestin, son contenu graisseux, sujet à des variations nombreuses par rapport à la digestion, s’infiltrant de graisse retirée du reste du corps dans maintes circonstances qui n’ont aucune influence sur la stéatose hépatique proprement dite; fabriquant la bile qui sert comme un émonctoire de la graisse jl); la m.àtière glycogène, qui a peut-être des relations spéciales avec elle ; peut-être fabriquant enfin la graisse elle-même (Mulder), par la métamorphose des acides gras et des graisses saponifiées introduits dans l'économie; il est évident, au milieu de ce conflit d’influences, que le chiffre des graisses combinées pourrait varier beaucoup, sans que leur variation eût un rapport direct avec la dégénérescence graisseuse des cellules. Mais, d’autre part, la coïncidence possible d’une infiltration et d’une dégénérescence graisseuse, déjà nettement séparées Tune de l’autre, offrait une chance heureuse d’établir une autre distinction. Si le chiffre des savons restait invariable pendant les infiltrations et diminuait dans les stéatoses, il y aurait une présomption de plus que dans le dernier cas, la graisse morphologique provînt d’une métamorphose de la graisse larvée,, mais, dans le premier, eût été apporté au foie par le sang. Que les acides gras y soient apportés aussi, au même titre, sans rapport direct avec la nutrition de la cellule dans laquelle ils séjournent, ils ne serviraient pas moins, suivant Thypothèse, comme de matériel dont la graisse morphologique pourrait se fabriquer. La grande facilité avec laquelle le foie dégénère coïncide avec une , capacité d’infiltration encore plus grande. La coïncidence indique que la première circonstance pourrait bien

(1) Lehman pense que' la graisse concourt paissammeat à. la formation de la bile, car t» la graisse fa sang diminue en traversant,le,foi.ed.a» une.ajinn^tatipn miete, riche en substances graisseuses,,augmente la quantité de bile; 3° ia perte

de celle-ci, par rétablisseniBîîg ée.fistules biliaires, détermine l'amaigrissement;

4* la graisse du corps augmente en raison inverse de la bile.

être une conâition très-propre à favoriser la seconde. Cette iiidir eation cadre bien avec l’hypothèse qui ferait dériver la graisse morphologique de la dégénérescence des acides gras qui auraient été mêlés avec la graisse morphologique déposée dans les eellute .par voie d’infiltration. Tandis que, si la graisse de la dégénérèsoence provenait d’une métamorphose du contenu albumineux, des cellules, ces dégénérescences seraient aussi fréquentes etétendues dans les cellules qui n’étaient pas habituées à s’infiltrer, que dans celles spécialement destinées à le faire. Or, c’est le contraire qu on observe. Et, dans les cas où la stéatose hépatique coïncide avec celle du cœur, des muscles, des reins, comme dans la fièvre typhoïde et les empoisonnements phosphoriques, c’est le foie qui ' est toujours atteint en premier lieu, et après lui, les reins, capables aussi, dans certaines circonstances, de s’infiltrer de graisse.

On peut donc rechercher les transformations des acides gi-as dans les cellules hépatiques, n’importele prétexte sous lequel ils s’y trouvent, absolument comme on pourrait étudier les modifî-' cations spontanées des substances contenues dans un vase, qu’elles 'fussent où non en rapport intime avec les parois de celle-ci.

Le grand volume du foie.le rendait très-commode pour des analyses chimiques chez des petits animaux,, comme les lapins, qui peuvent être soumis à des expériences avec des agents stéalogènes. Et le nombre et la fréquence des maladies.dans lesquelles le foie devient graisseux, offrent roceasion pour un nombre d'expériences correspondant.

J'ai donc commencé l’étude, que j’espère un jour pouvoir pousser beaüeoupplus.loin, par des.analyses du foie.D’un assez grand .nombre, fait à tâtons, j’ai pu retenir dix-huit, comme offrant des garanties suffisantes d’exactitude. J’eusse désiré certainement en faire davantage, mais, au moment où j’étais prête à poursuivre avec fruit les indications qui se dessinaient devant moi, j’ai été privée par le siège, d’abord des lapins dont j’ai voulu me servir pour des expériences stéatogènes, ensuite du gaz du laboratoire,

mdispensaWe pour les dessèchements et autres détails des anayses. ^ ru a fallu céder à cette circonstance de force majeure.

ni a été impossible de trouver dans la littérature spéciale une indication de recherches faites pour établir l’existence dans le toiede savons d’acides gras, ou pour en mesurer la quantité. JM dû donc moi-même trouver une méthode. Je m’empresse à te occasion de remercier et .M. le professeur Wurtz et M. Naquet, pour les indications qu’ils ont bien voulu me fournir et avec lesquelles, en les modifiant un peu, j’ai pu arriver au double but proposé.

— Je ne me suis occupée que des acides fcidès^'^T-"^’ oléique. 'ne tenant pas compte des

ac des valeriques, butyriques, qui auraient pu se rencontrer. Ces fo 1“ du foie sous trois

Ilc2s T’ ■'*“ ou de potasse neutres ou

sol bl ° acides. Les sels neutres alcalins sont

olubles dans une petite quantité d’eau; mais une grande quantité les convertit en sel acide qui se précipite, tandis (1) que l’excès acidÏ'vh dissout. Ces sels acides, aussi bien que les

dans d!'v'' "“f ^“des déjà existants, sont tous insolubles eau et solubles dans de l’alcool bouillant, comme la f de soude sont

Tmïn d r 7 donc pas les extraire

iaudrait au préalable décomposer ces sels par un acide Lellequel 11 se dissoudrait facilement. Si cette décomposition était

Chevreul.

(2) Gerhardt.

effectuée dans le foie même, tous les acides gras se trouveraient évidemment dans les mêmes conditions de solubilité que la graisse neutre, et tous pourraient être extraits ensemble par de l’éther, sauf à tes séparer ensuite.

J’ai donc adopté le procédé suivant. '

Procédé Æexpérience, — Je desséchais au bain-marie 50 ou 60 g’rammes de foie, quand il s’agissait d’un foie humainj ou bien le foie tout entier, dans le cas de lapins, de cochons d’Inde ou de chats. Le résidu desséché était pesé, et ensuite plongé dans de l’eau fortement acidulée d’acide chlorhydrique, dans laquelle il restait environ vingt heures. Alors le liquide acide, qui devait contenir des chlorhydrates de potasse et de soudé, était décanté, et le résidu lavé sur un filtre jusqu’à ce que le liquide filtré ne rougissait plus le papier de tournesol. Je reconnais maintenant que, après ce lavage, j’aurais peut-être bien fait de traiter le résidu avec de l’alcool, pour enlever l’eau, mais je me suis contentée alors de le dessécher à l’étuve avant de le plonger dans de l’éther. Je l’y laissais d’abord, pendant vingt-quatre heures, puis je décantais le liquide fortement coloré, je versais une nouvelle quantité d’éther, que je laissais pendant douze heures. Enfin, après une seconde décantation, je faisais bouillir le résidu dans de l’éther, décantais encore une fois, et réunissais ensemble ces trois solutions éthéréales.

^ Saiko-wsky (1) conseille, après un premier traitement par de l’éther froid, de faire bouillir le résidu dans de l'alcool, de filtrer et d’évaporer d’abord à sec, dé traiter ce résidu par de l’éther bouillant, de filtrer et d’ajouter le liquide filtré aux autres solutions éthéréales. Mais, ayant suivi ce conseil, j’ai toujours trouvé que le résidu laissé après l’évaporation dé l’alcool était très-peu de chose, et que celui qui résulte de l’évaporation de l’éther qui l’aurait repris était absolument insignifiant. J’ai donc omis le trai-

tement alcoolique à cette place, je filtrais et évaporais les solutions élhéréales réunies, et jobtenals un résidu noirâtre, mou, visqueux , quelquefois demi-fluide, qui devait renfermer ensemble la g-raisse neutre et les acides gras.

Pour les séparer, je me suis servie de la méthode de Berthellôt (1), qui a ddniontré que de la chaux,.ajoutée à un mélange'de graisse neutre et d’acides gras, forme des savons calcaires avec ceux-ci, tandis que celle là est laissée inlaete.

■Je desséchais et pesais 1 gramme :de chaux pulvérisée , je lemêlais intimement avec l’extrait éthéré, en y .ajoutant un peu d^éther, puis j’exposais le tout à une chaleur de 100 degrés pen7 dant un quart d'heure, puis je reprenais la masse par de l’éther bouillant, jusqu’à ce que toute la graisse neutre fût enlevée et dissoute dans de l’éther. Le résidu calcaire, bien desséché, était d’un brun clair, friable, entièrement privé de la 'luisance particulière caractéristique des substances grasses.

Le résidu, recueilli sur un filtre préalablement desséché et pesé, était pesé avec beaucoup de soin. Du poids obtenu, je défalquais le poids de la chaux et du filtre, et j’avais approximative^ ment le poids de l’acide gras, au moins de toute la substance que la chaux avait retirée du mélange graisseux. Mais il y avait d’autres choses que les acides gras, cdmmole démontrait le chiffre définitif obtenu phis tard.

Le poids ainsi déterminé, je décpmposais le résidu calcaire par de l’acide chlorhydrique. La chaux se dissolvait complètement, il se séparait une massebrune qui surnageait le liquide. Recueillie, sur un filtre, soigneusement lavée,. desséchée avec précaution dans une capsule, cette petite masse était traitée par de l’éther bouillant, puis laissée dans le même éther refroidi pendant douze heures. La dissolution n’était jamais pourtant coniplète. Je filtrais, évaporais.le fîltrate éthéréal b.ien .à'seB, et pesais le résidu

plusieurs fois, jusqu’à ee-que le poids restât invàriable.^ J’ucoeptais ee dernier chiffre de poids comme celui des acides gras.

Mais, pour les bien mettre en évidence, je les ai traités -par de l’alcool bouillant, dans lequel ils ne manquaient pas de se. dissoudre complètement. Par le refroidissement, des cristau.'c- d’aeidê stéarique et palmitique se séparaient et étaient facilement visibles sous le microscope. Dés gouttelettes d’acide oléiqsie se séparaient quand la solution alcoolique s’était mise à s’évaporer.

Cette manière d’être des acides gras^ est d’accord avec la-description détaillée que Lehman en donne, et les cristaux répondaient parfaitement aux beaux dessins de Robin et Verdeil (1).

Cette quantité de graisse neutre est sans doute supérieure au chiSre donné par Frey comme représentant la graisse normalement contenue dans le foie, à savoir 2.64, ou même que Budd, d’après l’analyse dè Beale, 3 p. 100. Pourtant, l’aspect des cellules hépatiques au microscope était certainement celui d’un foie sain, et je crois qu’on peut considérer ce chiffre dans les limites de l’écart normal possible pour les graisses neutres dans le foie. L’analyse de cinq foies gras a donné une augmentation énorme de graisse neutre, avec une diminntion plus ou moins considérable des acides gras.

Dans les deux premiers cas, pourtant, je n’ai que le chiffre de la graisse neutre.

II. Foie gras d’une malade qui a succombé à l’épuisement avèo un squirrhe. du rectum :

Graisse neutre. . . . 6.64 p. 100

III. Un autre foie très-gras, trouvé sur la table d’autopsie, et ayant appartenu à un sujet dont j’ignorais l’histoire ;

Graisse neutre. . . . 6.00 p. 100

IV. La malade avait succombé à l’inanition, suite d’un cancer du pylore qui ne s’était nullement généralisé :

Graisse neutre. . . 11.988 p. 100

-iLcidé gras.' 1.205 —

V. Le malade, qui avait eu des habitudes alcooliques, est mort d’une plaie par arme à feu, une balle ayant pénétré dans la poitrine. Pas d’infection purulente. Tout le corps est surchargé de graisse. Dans le foie ;

Graisse neutre. . . 13.911 p. 100

Acide gras. 1.166 — •

Dans ce foie, il y avait un commencement de cirrhose. .4 l’oeil nu, le foie ne paraissait que gras; mais, au microscope, on trou-

vait les lobules un peu éloignés les unes des autres par du tissu conjonctif de nouvelle formation.

VL Enfin, dans le cinquième cas, la quantité de graisse était énorme. C’était chez un phthisique :

Graisse neutre. . . 21.70 p. 100

Acide gras. 1.044 —■

C’était dans ce cas, où l’infiltration graisseuse a été excessive, et probablement la longue durée, que la diminution de l’acide gras a été un peu notable.

Ici, beaucoup de cellules hépatiques avaient perdu leurs noyaux ; d’autres étaient détruites, ayant éclaté sous la distension imposée par les énormes gouttes huileuses qui les remplissaient.

Dans ces cas d’infiltration graisseuse, nous savons que la graisse ne se forme probablement pas dans le foie, mais qu’elle y a été apportée du dehors. Il n’y aurait donc aucune raison de'supposer que les acides gras avaient été mis à contribution pour la formation de la graisse, ni, partant, que leur chiffre serait diminué. Aussi, nous trouvons que sa diminution a été très-minime, bien insuffisante pour expliquer l’énorme augmentation de la graisse neutre. Il n’en est pas moins vrai, que la vitalité de ces foies gras a dû être abaissée, et que dans le cas n° 6, il y avait une certaine dégénérescence des cellules hépatiques surajoutée à l’infiltrâtion. Or, il est intéressant de voirie chiffre d’acides gras diminuer en raison de cet abaissement d’activité ; il devient assez considérable quand l’infiltration est extrêmement prononcée et compliquée de dégénérescence.

Plus à propos delà question, sont les analyses des foies vraiment stéatosés. J’en ai analysé deux pris chez des malades ayant succombé à une fièvre typhoïde, et trois de sujets morts de la variole. Dans tous ces cas où il a été facile de constater le fait de stéatose hépatique annoncée par Chédevergne et Hoffmann dans

— no —

là dothiénentérie (1), et par d’autres observateurs dans la variole. J’ai cherché en outre le fait ég-alement noté par Hoffmann, je veux dire la multiplication des noyaux. Ceci ne se voit pas, à moins qu’on n’isole les cellules en raclant, à moins qu’on ne les colore ensuite avec du carmin qu’on fixe avec de l’acide acétique. Or, ayant pris ces précautions, j’ai trouvé, dans tous ces cas qu’un nombre considérable de cellules possédait un double noyau. Sur deux des foies-varioleuxj’ai compté ces noyaux, suivant la méthode indiquée par Hoffmann. Dans un foie sain, pris comme comparaison sur 100 cellules, il y avait 110 noyaux, tandis que, dans chacun desifoies: varioleux, j’aimompté 154 noyaux pour 100 cellules/ L’aspect des cellules hépatiques correspondait parfaitement à la description sommaire que nous avons donnée plus haut des cellules stéatosées. Au degré le-moins prononcé, elles contenaient des granulations graisseuses noires mélangées aux granulations albumineuses trèsrabondantes. Quand la stéatose était plus prononcée,, lés granulations s’étaient réunies'en petites gouttelettes, oui bien, les cellules s'étaient ratatinées, n’avaient, que 14 millimètres: de diamètre au lieu: de 18 millimètres, et les granulations noires les. occupaient exclusivement, ayant entièrementiremplaeé les gran ulations albumineuses. EnEn, dans la stéatose la plus complète, de nombreuses cellules commençaient à perdre la régularité de leur contour, qui, enfin se déchirait, et les cellules s’unissaientdans une masse de détritus granuleux. Le résultat des analyses <Aimiqu€s?est ,le suivant.. '

vu. Foie.de fièvre typhoïde, ataxo-adynamique, . mort, dsmsdecourant de la troisième semaine.

Grqisse neutre. . . . 3,715'p. IDO

Acide gras. ..... i qq

’(l);Altétàfi6ii toutâ-Êitdifférente dés « noyiux » que Wa»ner affirmi ttonvés dàasdedai&de-fièvreîtjpholâé. (Arehifât Héilkunde Bd° rundll-)’

VIII. Foie de fièvre .typhoïde d’un ÿpe assez adynamlque, mais sans ataxie, mort dans la troisième semaine, mais d’une perforation ^intestinale, quand la malade 'était pleinement entrée-en convaleseence. '

Graisse neutre. ... 5,508 p. 100

Acide, gras. Î72 —

TX. Variole hémorrhagique. Mort le quatrième Jour.! Foie "modérément stéatosé.

Graisse neutre. . . . 4,88 p. 100

Acide gras. ..... 1,281 —

Dans ce cas, la diminution de l’acide gras était très-peu marquée. Dans les deux autres cas de variole, où j’avais compté les noyaux, c’était beaucoup plus.

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