DE LA LÉSION
Bien que quelques auteurs de médecine légale ne désignent par lésion que les suites de violences extérieures sur le corps de l’homme , nous ne restreignons pas ainsi celte signification.
Nous devons l’envisager dans un sens plus large, dans celui que lui consacre l’usage. Nous avons dit que la médecine légale était l’application des connaissances médicales à la confection et à l’administration des lois. Le médecin légiste ne doit donc rien changer au langage' de la médecine.
L’on appelle lésion tout changement morbide , soit dans la vitalité des organes, soit dans leur tissu, soit dans l’accomplissement des , fonctions dont ils sont chargés.
' Les derniers mots de l’énoncé de la question nous prouvent que c’est ainsi qu’il faut l’entendre.
L exercice de la médecine légale ne se borne pas à faire des rapports sur les violences extérieures. Le médecin est souvent appelé ' à prononcer sur le diagnostic, le pronostic et le traitement des maladies , soit relativement à des affaires criminelles, sur les accusés, les témoins; soit relativement à des affaires civiles ou administrai tives ; or, toutes jes lésions du cou doivent, comme les autres , se présenter à son examen.
Cette question est très-vaste et demanderait un temps bien plus long ^ue celui qui nous est accordé, pour être traitée dans tous ses détails. Nous devons nous borner ici à présenter son ensemble , à fournir les règles à suivre pour étudier tous les cas et répondre à toutes les questions que peut exiger l’exercice de la médecine légale relativement aux lésions du cou.