‹ De la greffe animale et de ses applications à la chirurgieChapitre 10 sur 22 · EXPÉRIENCES PERSONNELLES · texte numérisé non relu

EXPÉRIENCES PERSONNELLES

Exp. I. — 6 décembre 1875. Après avoir rasé la partie médiane du dos et la région postérieure de la jambe gauche d'un cobaye, j'ai détaché de chaque endroit un lambeau de peau de 1 cent, carré en le soulevant avec des pinces et l'excisant avec un rasoir. Après l'écoulement du sang terminé j'ai mis sur la plaie du dos le lambeau de la jambe et vice versa. Mais les lambeaux s'étant rétractés de près de moitié après la section, j'ai été obligé de diminuer l'étendue des plaies par quelques points de suture. En outre, le lambeau provenant du dos a été débarrassé de la couche de tissu cellulaire sous-cutané qui y était adhérente et maintenu en place par quelques points de suture. Le lambeau provenant de la jambe a été appliqué sur le dos tel quel et maintenu par un morceau de baudruche recouvert d'une couche de collodion.

Le 9. La greffe de la cuisse est un peu soulevée par une certaine quantité de pus séro-sanguinolent, paraît comme macérée, grisâtre, et sans aucune adhérence. La greffe du dos est adhérente par sa face pro-

l'onde, mais les bords sont décollés. Le lambeau a quelque apparence de vie. Je le recouvre d'une couche de collclion élastique.

Le 10. La greffe est tombée pendant la nuit, la plaie suppure. J'enlève d'un coup de ciseaux un petit fragment dermo-épidermiquc sur la pe&u saine et l'applique sur la plaie en le maintenant par des rondelles de papier recouvertes de baudruche et de collodion.

Le 13. Le pansement est resté intact mais la greffe est sans aucune adhérence. Je refais une autre greffe dermo-épidermique sur la plaie du dos.

Le 15. Aucune adhérence des greffes.

Exp. IL — Le 15 décembre. Sur un cobaye j'enlève d'un coup de ciseaux un pli de peau comprenant toute l'épaisseur de celle-ci, à la face postérieure et inférieure du pied gauche près de la racine des doigts. Le lambeau est rappliqué à la même place d'où il a été excisé et maintenu solidement au moyen de petites bandes étroites de linge fin recouvertes de silicate de potasse.

Le 20. La' greffe a glissé à la partie inférieure de la plaie et la moitié repose sur la peau du voisinage. L'autre moitié en contact avec la plaie est assez adhérente pour qu'une légère traction ne puisse la détacher. Tout le lambeau est bien vivant, mais pendant que je cherche à l'assujettir, l'animal fait de violents efforts pour s'échapper et parvient à détacher la greffe. Je l'applique de nouveau et la maintiens comme la première fois.

Sur la partie moyenne du tarse droit du même animal, je pratique la même opération exécutée sur le pied gauche. Le lambeau, long de 1 cent. 1[2 et large de 5 millimètres, est rappliqué 8 ou 10 minutes après la section quand l'écoulement sanguin a cessé, et maintenu par un bandage silicaté.

Le 24. Le petit lambeau de la patte gauche est de nouveau adhérenl par sa base.

La greffe du tarse droit a glissé uu peu vers la partie inférieure de la plaie, mais il est parfaitement adhérent par sa face profonde. Môme pansement.

Le 27. La cou-che épidermique des greffes s'enlève tout d'une pièce ; il reste au-dessous une matière giisâtre, molle, saignant au moindre contact, et qui, examinée au microscope, présente une multitude de globules blancs et de cellules embryonnaires ainsi que des noyaux.

Le 29. Les greffes sont très-peu adhérentes et s'enlèvent, facilement par une faible traction. La cicatrisation est commencée au-dessous.

Le 31. Les plaies sont presque cicatrisées.

Le 5 janvier 1876. La cicatrisation est complète.

Exp. III. — Le !) décembre 1875. Même opération que dans l'observation 1, mais je ne mets pas de sutures. Même pansement.

Le 10. La greffe du dos est bien adhérente mais celle de la jambe est tombée. Alors j'excise les bords et le fond de la plaie de la jambe, de

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manière à pénétrer jusque dans les muscles. La plaie donne beaucoup de sang. Au bout d'une heure l'écoulement a cessé ; alors, j'enlève sur l'autre jambe de l'animal un lambeau cutané de 2 cent, carrés environ, j'en enlève le tissu cellulaire de sa face profonde et je l'applique sur la plaie musculaire. Je réunis par une suture très-lâche les bords de la plaie de manière à les empêcher de s'écarter et afin que la greffe soit bien fixée par les anses de fil qui s'appliquent sur sa surface. Par-dessus un morceau de baudruche maintenu par du collodion.

Le 13. Le pansement ne s'est nullement dérangé, mais il n'existe pas la moindre adhérence à la jambe. La greffe est appliquée de nouveau après avoir nettoyé la plaie.

La greffe du dos est toujours adhérente.

Le 15. La greffe du dos est tombée.

Celle de la jambe est adhérente par sa face profonde.

Le 18. La greffe de la jambe est tombée.

Exp. IV. Le 20. Même opération que dans l'observation II, sur le pied et le tarse d'un cobaye ; même pansement.

Le 24. Le lambeau du pied gauche s'est doublé sur lui-même dans son tiers supérieur, néanmoins, les deux autres tiers en contact avec la plaie sont adhérents et il s'écoule un peu de sang lorsque j'arrache la greffe qui paraît bien vivante dans sa partie adhérente, tandis que le reste est desséché.

Je fais sur la plaie deux greffes dermo-épidermiques.

Sur le tarse droit le lambeau a glissé un peu, mais il est très-adhérent par sa face profonde. L'épiderme est détaché de la surface. Bandage silicalé.

Le 27. Le pied gauche est entièrement cicatrisé et comme le bandage est tombé, je ne sais si je dois attribuer la guérison rapide de la plaie à son exposition à l'air ou bien à la réussite des greffes dermo-épidermiques. Cependant, sur le cobaye de l'observation II, où la même opération a été exécutée le 15, c'est-à-dire cinq jours avant, la plaie dépourvue de greffe est loin d'être guérie et suppure abondamment malgré le bandage qui n'a pas cessé d'être appliqué.

La greffe du tarse droit est parfaitement adhérente et vivante. Quelques légères tractions exécutées sur Ib lambeau pour s'assurer de son adhérence, produisent un petit écoulement de sang.

L'animal est sacrifié et le tarse droit est mis dans la liqueur de Muller, après en avoir retiré les os, pour en pratiquer plus tard l'examen histologique.

Exp. V. - Le 5 janvier. Sur un jeune cobaye j'enlève d'un coup de ciseaux un lambeau cutané comprenant toute l'épaisseur de la peau et du tissu cellulaire sous-cutané à la partie postérieure des deux tarses.

Je change les lambeaux de place et les maintiens par une douzaine de points de suture. Bandage silicaté.

Les lambeaux sont restés environ vingt minutes exposés à l'air a une température de 0°.

Le 8. Les greffes sont parfaitement maintenues par les sutures. Elles sont un peu pâles.

Le 10. Les deux greffes ont perdu leur pâleur et sont devenues d'un rose tendre ne différant en rien de la couleur habituelle de la peau de cette région. J'enlève avec un rasoir un petit fragment d'épiderme de manière à dépasser la couche cornée et je vois à la loupe sourdre le sang sous forme de petites gouttelettes. L'épiderme est aussi adhérent au derme qu'à l'état normal.

L'animal est sacrifié et les tarses désossés sont mis dans la liqueur de Muller pour en faire plus tard l'étude microscopique.

Exp. VI. — Le 11 janvier. Sur un chien adulte j'ai enlevé à la partie antéro-interne des deux avant-bras, un lambeau cutané comprenant toute l'épaisseur de la peau, de 3 cent, de long sur autant de large. J'ai changé les lambeaux de place et après les avoir fixés par une suture à surget, j'ai recouvert le membre d'un simple bandage.

Les lambeaux sont restés exposés à l'air et à une température voisine de 0° pendant une demi-heure l'un et trois quarts d'heure l'autre.

Le 13. Sur l'avant-bras gauche,la greffe est parfaitement maintenue par la suture, mais elle paraît comme macérée. L'épiderme s'enlève facilement et le derme présente une coloration grisâtre. En outre le lambeau est soulevé par du pus et n'a aucune adhérence.

A droite, même état.

Je fais sortir le pus et remets les bandages en exerçant une légère compression.

Le 14. Les greffes sont de nouveau soulevées parle pus.

Exp. VII. — Le 12 janvier. Sur un cobnye déjà vieu , j'ai enlevé avec les ciseaux un lambeau cutané à la face postérieure des deux tarses comme dans l'observation V. Sur les plaies qui en sont résultées j'ai appliqué par une suture à surget à points rapprochés, des lambeaux semblables enlevés dans la même région sur le cobaye de l'observation suivante. Les greffes sont restées environ dix minutes exposées sur la table, à une température de (K Bandage silicate.

Le 13. Lo cobaye est mort pendant la nuit.

Les greffes et les parties sous-jacentes sont mises dans la liqueur de Muller, afin d'en pratiquer l'examen histologique pour avoir un terme de comparaison avec les greffes adhérentes.

Exp. VIII. —Le 12 janvier. Môme opération que dans le cas précédent; les greffes provenant du cobaye de l'observation VII.

Le 18. Les greffes sont très-adhérentes. L'épiderme s'enlève du côté droit où existe un peu de gonflement, causé par la compression inégale du bandage, et le derme sous-jacent ressemble à la surface dénudée d'un vésicatoire. A droite l'épiderme est adhérent. — Môme pansement.

Le 22. Le tarse droit est le siège d'un phlegmon qui a décollé la moitié de la greffe et causé la mortification des tissus du voisinage. J'enlève les points de suture.

Sur le tarse gauche, la greffe est un peu desséchée à sa surface, et en outre il s'est fait un sillon allant jusqu'à la partie profonde de la peau et situé tout autour du bord de la plaie et suivant la ligne des points de suture dont le trop long séjour aura sans doute été la cause de l'accident.

Le 24. Les deux greffes sont mortifiées ainsi que la peau environnante et toute la région est enflammée et douloureuse. Le 31. Les deux plaies sont en voie de cicatrisation. Le 10 février. La cicatrisation est complète.

Exp. IX. — Le 14 janvier. J'ai enlevé à la partie postérieure des deux jambes postérieures d'un lapin un lambeau de peau de 4 cent, carrés etj'ai fixé les lambeaux chacun du côté opposé à ceiui d'où il avait été enlevé par de nombreux points de suture. Il n'y a pas eu d'écoulement sanguin, mais les lambeaux ont été assez difficiles à fixer à cause de leur minceur et de leur tendance excessive à se recoquiller. — Pansement ouaté.

Le 17. Le bandage s'étant défait, les deux greffes sont exposées à l'air et leur surface est sèche et dure surtout du côté droit. Cependant leur face profonde est très-adhérente. Je laisse les greffes exposées à l'air.

Lé 24. La greffe de la jambe droite n'offre aucune adhérence, la plaie sous-jacente est fongueuse, blanche, recouverte d'une matière pultacée.

La greffe de la jambe gauche est toujours sèche à sa surface mais très-adhérente dans toute son étendue.

Le 28. La greffe de la jambe gauche se dépouille de sa couche épidermique, et au-dessous la cicatrisation est complète. La peau est lisse et unie comme ailleurs et est recouverte d'une multitude de poils naissants qui attestent que la portion épidermique seule s'était exfoliée. On ne distingue pas de cicatrice apparente. Du côté droit la plaie suppure encore.

Le 20 mars. Les poils ont continué de croître sur la greffe de la jambe gauche et font complètement défaut du côté droit où la greffe n'a pas réussi.

Exp. X. — Le 4 février. Sur le même lapin, après avoir rasé soigneusement la région, j'ai enlevé d'un coup de ciseaux un lambeau cutané à la partie antéro-externe de chaque jambe. Du côté droit j'ai excisé le tissu cellulaire de la face profonde du lambeau. En outre, j'ai enlevé

l'aponévrose du fond de la plaie ainsi qu'une mince couche de tissu musculaire. Après cela j'ai remis en place chacun des lambeaux et les ai fixés au moyeu d'une suture à surget. — Pansement ouaté.

Le 5. La greffe du côté droit est soulevée par de la sérosité sanguinolente et sans traces d'adhérence.

La greffe du côté gauche, au contraire, est très-adhérente dans toute son étendue, mais l'épiderme est un peu dur et desséché. Toile gommée sur la greffe et pansement ouaté.

Le 7. La greffe du côté gauche est toujours très-adhérente; j'enlève les points de suture.

Le 9. Même état ; même pansement.

Le il. L'adhérence se maintient. J'enlève avec un rasoir un petit fragment d'épiderme et aussitôt je vois sourdre de petites gouttelettes de sang. — Même pansement.

A la jambe droite la plaie a donné lieu à une suppuration bleue; la plaie est gonflée, douloureuse et recouverte d'une couche épaisse d'une matière pultacée jaunâtre.

Le 14, La couche cornée de la greffe du côté gauche tombe et audessous la cicatrisation est complète.

Le 20. Les poils repoussent sur la greffe.

Exp. XI. — 21 janvier. Sur le dos d'un jeune cobaye de 4 mois j'enlève un lambeau cutané de 2 centim. de long sur 1 4/2 de large, pt, après l'avoir débarrassé du tissu cellulaire de sa face profonde je le fixe par une suture sur une plaie que je pratique à la partie postérieure du tarse gauche du même animal. Le lambeau qui provient de cette dernière région est fixé de la même manière que le premier sur le dos du cobaye et recouvert de baudruche et decollodion. Au tarse, bandage silicaté.

Les deux lambeaux sont restés exposés à l'air, à une température de 8°, environ demi-heure.

Le 24. La greffe du dos a été arrachée malgré la suture; celle du tarse est en bon état. J'enlève les points de suture et recouvre la greffe de baudruche et d'un bandage silicaté.

Le 26. Même état. — Même pansement.

Le 28. La greffe est très-adhérente par sa base et je ne parviens pas à l'enlever malgré un effort de traction assez considérable exercé avec des pinces.

Le 31. J'enlève de force la greffe pour juger de la solidité de l'adhérence et je produis une écoulement sanguin assez abondant.

10 février. Le tarse est cicatrisé ; mais au lieu d'une cicatrice unie, lisse et souple comme on peut l'observer sur les cobayes dont les greffes ont réussi, on voit ici une cicatrice violette, inégale, profonde.

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Exp. XII. — 21 janvier. Sur un jeune cobaye de 4 mois j'ai pratiqué la même opération que dans l'observation 5. La température extérieure étant de 8° et l'exposition des lambeaux à l'air ayant duré une demiheure pour l'un et trois quarts d'heure pour l'autre.

Le 24, Les deux greffes sont en bon état et bien adhérentes. J'enlève les sutures. Baudruche et bandage silicaté.

Le 26. Les deux greffes sont un peu pâles à leur surface mais toujours adhérentes. — Môme pansement.

Le 28. Même état. L'épiderme est toujours adhérent au derme comme sur la peau à l'état normal. L'excision, au moyen d'un rasoir, d'un petit lambeau d'épiderme, produit un petit suintement de sang sur la perte de substance,

Le 31. La couche cornée de l'épiderme s'enlève tout d'une pièce. Audessous la cicatrisation marche bien. — Même pansement. 10 février. La cicatrisation est complète.

Exp. XIII. — 40 février. Sur un jeune cobaye de 4 mois j'enlève d'un coup de ciseaux un lambeau de peau à la partie postérieure du tarsp. Je remets le lambeau à la même place et le fixe par des points de suture. — Pansement avec baudruche et bandage silicaté.

Le 12. La greffe est adhérente. J'enlève les points de suture. — Même pansement.

Le 16. Même état.

Le 19. La couche cornée de l'épiderme tombe et au-dessous la cicatrisation est complète.

Exp. XIV. — 10 février. Sur le dos préalablement rasé d'un vieux cobaye, j'enlève avec les ciseaux un lambeau de peau de 2 centimètres carrés de chaque côté de la colonne vertébrale. Les plaies qui en résultent ont les bords taillés obliquement; le fond est formé par l'aponévrose et le tissu cellulaire sous-cutané de cette région. Le lambeau du côté droit est mis dans la plaie du côté gauche et vice versa; suture à points séparés. Les greffes sont restées exposées à l'air à une température d'environ 6°, celui de droite une demi-heure, celui de gauche une heure. — Baudruche et toile gommée sur les greffes ; bandage roulé autour du corps.

Le 11. Pendant !a nuit le bandage a été arraché par l'animal et les greffes sont restées exposées à l'air; néanmoins elles sont parfaitement adhérentes dans toute leur étendue. — Pansement ouaté.

Le 12. L'animal a encore arraché son bandage, mais les greffes sont restées recouvertes d'une certaine couche d'ouate adhérente à leur surface. J'enlève les points de suture et je constate qu'il n'existe pas la moindre adhérence. L'extrême mobilité de la peau dans cette région est un obstacle insurmontable pour maintenir les lambeaux dans une situation fixe, je rapplique la greffe du côté gauche.

Le 14. La greffe est bien adhérente par sa face profonde. — Pansement avec la baudruche gommée.

Le 16. Même état. — Même pansement.

Le 18. La couche cornée de l'épiderme s'enlève facilement et il reste au-dessous une plaie dont le fond est de niveau avec la peau environnante et doit être formé par le derme de la greffe, car du côté opposé, la plaie a un l/"2 centimètre de profondeur et repose sur le tissu cellulaire sous-cutané. En outre, les bords de la plaie sont gonflés, indurés et de mauvais aspect; la suppuration est abondante. Du côté gauche au contraire, les bords de la plaie sont souples, unis, sans gonflement ni inflammation; la suppuration est nulle.

Le 22. Je greffe sur la plaie du côté droit un lambeau de peau pris sur un autre cabaye. — Pansement avec baudruche gommée.

Le 24. La greffe du côté droit est tombée et la plaie sous-jacente est toujours profonde et en snppuration, tandis que du côté gauche la cicatrisation est complète.

Exp. XV. — 12 février. J'enlève avec les ciseaux la peau qui forme une saillie à la racine des doigts du pied droit d'un vieux cobaye et je la rapplique à la même place en la fixant par quelques points de suture. — Baudruche et pansement avec bandelettes de linge fin recouvertes de silicate de potasse.

Le 14. Le lambeau est bien adhérent. J'enlève les sutures. — Même pansement.

Le 16. Même état. — Même pansement.

Le 19. Même état. — Même pansement.

Le 22. J'enlève avec les ciseaux un fragment du bord de la greffe et je vois que toute la partie centrale de celle-ci est intimement soudée aux parties sous-jacentes, au point de ne pouvoir les séparer par une forte traction. L'épiderme est toujours adhérant.

Le 24. La couche cornée de la greffe tombe et au-dessous la cicatrisation est complète.

Exp. XVI. — 14 février. J'enlève avec les ciseaux sur la partie médiane du dos d'un cochon d'Inde un lambeau de 2 centim. carrés et je le rapplique à la mémo place en le maintenant par un morceau de baudruche gommée.

Le 16. L'adhérence est très-solide.

Le 19. Même état. Pas de suppuration.

Le 24. La greffe a été arrachée et il reste au-dessous une plaie en suppuration.

§ If. — CONCLUSIONS DÉDUITES DES EXPÉRIENCES SUR LES

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