Plessing, Archiv. f. Klin, chir., Band., XXXVII
Le.Do
assistant de Thiersch, publiait 40 cas de greffe, et donnait de: détails précis sur l'opération, laquelle se répandit rap d:ment et fat assez employéeen Allernasne, ainsi que le prouvent les nombreuses communications qu: parurent vers celte époque. Nous signalerons simplement les traveux de Czerny (1), Groser, Rathey, Jaeschké, Garré, Eversbourg, Nagel (2), etc. Ea France, Monad, Pozzi, Heydenreicu.
Dens toutes ces communications les succès étaient nou breux et faisaïent prévoir lagrande valeur de cette opération qui est de plus en plus enployée.
À Bâle Socin fait de rombreuses greffes de Taiersch, en y ajoutaut quelques modifications que nous étudierons plus loin; 40 cas operés dans sa cliaique fureat prh'és par THüb:cher (3).
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. Berlin. Kiin. Wochens., avril 1886.
. Beitrage zur Klin. chir. IV ter Bant.
. Bectrage zur klin. chir. 1V ter Baad.
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Nous verons de voir dans le chapitre précédent l'heareuse modification apportée par Thiersch dans la greffe à grands lambeaux; nous avons signalé scs nombreuses applications à l'étranger. Nous allons maintenant étudier l'application de cette méthode en France et insister un peu longuement sur Jes travaux des chirurgiens français, car, oulre que la plupat y ont apporté des modifications importantes, 1l nous a (té permis de suivre quelques ma'ades opérés par ces chiruigiers, qui ont bien voulu nous faire part de leur opinion sur l’opératic 1 de Thiersch.
M. Pozzi, qui nous semble avoir été un des premiers à appliquer la greffe de Thiersch en France, fit en 1888 une irtéressante communication à la Société de Chirurgie. Dans cette communication il relate ce qu'il a pu observer luimême cans le service de Thiersch qu'il venait de visiter. Cet auteur accepte et préconise la méthode de Thiersch; il l’a mise en pratique plusieurs fois, dit-il, avec succès, en se conformant à la technique du chirurgien de Leipzig. Nous jemarquons cependant, à la fin de la communicaiion de M. Pozzi, que les plaies produites par l’ablation des lanières sent réunies par un surjet de catgut. M. Pozzi a obtenu ainsi une réunion par première intention de ces plaies, ce qui lui paraît cffrir un avantage S'rieux.
Or, d'après ce Qui vint être dit, it semb'e que M. Pozzi
ait employé des lanières épid-rmiques d'un: épaisseur plus grande que ne le comporte l'opération de Thiersch. Il à produit une véritable plaie là où il n'y a en général qu'une simple écorchure, ainsi que le dit M. Monod (1).
Tandis que certains chirurgiens appliquent dans sa teneur primitive la méthode de Thiersch, telle que, du reste, Plessing (2) l'a décrite, d’autres y apportent certaines modifications qu'il serait intéressant de relater. Nous allons ainsi passer en revue l'opération de Thiersch telle aw’elle est pratiquée dans les hôpitaux par divers chirurgiens qui se sont intéressés à cette étude. Nous tenons à les remercier ici pour l’amabilité avec laquelle ils nous ont donné de si utiles renseignements.
M. Mood à pratiqué de nombreuses greffes de Thiersch dans son service. Ce chirurgien en avait étudié l’application à Bâle dans le service de Socin. Comme ce dernier, M. Monod taille des lambeaux plus minces que ceux de Thiersch et surtout que ceux d'Ollier.
Voici comment opêre M. Moncd (3) dans ses greffes dermo-épidermiques : Il prend la greffe sur le malade luimême, pour éviter des inoculations de syphilis et de tuberculose, il taille le lambeau sur la partie antéro-externe de la cuisse. La peau de la région est soigneusement lavée d’abord avec du savon ou de la décoction de panama, pour la débarrasser des matières grasses qu’elle peut contenir ; puis il exerce de fortes frictions avec un linge imbibé de solution phéniquée au 20°, afin d'enlever toutes les parties d’é-