Delagenière. Gaz. des Hôpitaux
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piderme exfolié. Ceci fait, il tend la peau de la cuisse avec la main gauche passée au-dessous, puis il applique à plat, sur la peau tendue, un rasoir à coupes dont la lame est humectée de solution phéniquée à 4 pour 100. I] imprime ensuile au rasoir des mouvements bien parallèles et égaux de va et vient, de façon à lui faire tailler un lambeau dermoépidermique de 20 à 25 millimètres de largeur sur une longueur proportionnée à l'étendue de la plaie à recouvrir. Comme épaisseur la greffe doit comprendre tout le corps papillaire et une partie du derme, d’où il résulte que les parties sur lesquelles il l’a prise doivent saigner, et que la greffe elle-même contient un grand nombre de vaisseaux capillaires. Le lambeau à mesure qu'il est taillé se pelotonne sur le rasoir avec lequel on le transporte sur la plaie qui a été au préalable préparée pour le recevoir.
Il aseptise cette plaie deux ou trois jours avant de praliquer la greffe, en la lavant soigneusement avec de la solution phéniquée au vingtième ou du sublimé, puis il la badigeonne dans toute sa surface avec du chlorure de zinc au dixième. Ceci fait, il applique un pansement antiseptique à l'iodoforme, qu'il n’enlève que le jour de l’opération. A ce | moment, on trouve les bourgeons charnus flétris, ne présentant pas de pus, ou presque pas à leur surface. Par endroits même ils semblent recouverts par une pellicule cicatricielle, mais ceci n’est qu'une apparence, comme on à pu s’en Convaincre en laissant évoluer une de ces plaies sous un pansement antiseptique. La cicatrisalion s’est effectuée, mais avec lenteur, sans qu’on ait pu voir d’iluts cicatriciels à proprement parler.
Avant d'enlever les bourgevss charnus avec la curett>
tranctante, il lave avec la solution phéniquée au vingtième, la surface de la plaie et la peau avoisinante, puis il enlève toutes les parties fongueuses jusqu'à ce qu’il arrive sur des tiseus résistants, et ayant une apparence fibreuse. IL relave encore une fois cette nouvelle plaie avec la solntion phéniquée, puis il applique dessus pendant quelques instants seulement, une éponge dans le but d'arrêter Île sang.
Il recouvre ia plaie en totalité, en étalant bien le lambeau rour qu'il ne fasse pas de plis et pour que les surfaces cruentées soient partout ea contact, afin d'obtenir une réunion par première intention.
Il £xe le lambeau en le recouvrant de bandelettes de papier d’étain qui a séjourné un certain temps dans la solution phéniquée forte. Le lambeau est donc immobilisé par ce papier qui joue en même temps le rôle de protective et empèche l’action directe et irritante des antiseptiques sur la oreffe. Dans les pansements suivants on emploie la gaze iodoformée.
M. Monod a abandonné récemment l1 gaze iodoformée pour se servir de la poudre antiseptique de M. Lucas-Championniêre.
Le lout est recouvert d’ouate de coton ou de tourbe maintenu avec une bande, On obtient ainsi une compression égale et régulière qui s'oppose à tout déplacement des greffes, ce
qui est un des points importants de la réussite.
Quant à la plaie de la cuisse elle guirit en une dizaine
“e Jours avec un pansement au lint boriqu (1).
Telle est la description de la conduite opératoire de