‹ De la Greffe Ollier-ThierschChapitre 17 sur 37 · H. Delagenière, Gazet'e des Hôpilaur · texte numérisé non relu

H. Delagenière, Gazet'e des Hôpilaur

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M. Monod. Nous pourrons la résumer en disant que ce chirurgien se seri de lambeaux très minces comme Socin qui se sert, à l'encontre de Thievsch, d’antiseptiques faibles, il est vra:, et qui ont surlout pour but de rendre le cha np opé- .ratoire aseptique avant le räclase des bourgeons.

En effet M. Monod, après ce dernier temps de l'opération n’enplo'e plus qu'avec grande prudence des solutions antiseptiques très faibles.

D’après ce que nous venons de dire nous voyois que M. Monod s occupe d’avoir une aseps'e complète, ce qui est pour lu: une des princ'pales garanties de succès de l’opéra- ‘on.

Nous verrors que beaucoup d’autres chirurgiens ont renoncé à la solulioa de sel marin, que précon'sa't Taicrsch, et qu’ils ne craisnent pas de faire, 'ci comme ailleurs, une -antisepsie rivoureuse : et s'en trouvent, d'ailleurs, fort bien.

M. Jalaguier, en appliquant la greffe dermo-épide”mique d'Ollier-Thiersch, taille les laa’ères dermo-ép;dermiques à la cuisse de préférence, avec un resoir. Îl pratique également le râclage des bourgeons, et lave ensuite la pla.e avec une solution faible de sablimé. Ure fois les greffes placées, M. Jasquier applique un pansement ouaté. La couche interne de celle-ci est enduite de vaseline iodoformée pour éviter l'adherence. Le tout entouré d'une bande esi laissé plusieurs jours en place.

M. Jalasuier a vu que l'emploi des antisepliques avail un inconvénient ; en eftet, cet auteur leur attribue la résorption des bords des lambeaux épidermiques. Cette résorplion pro- Jongr la durée de La cicatrisation et peut comprorneltre le

succès opératoire. Aussi M. Jalaguier a remplacé le panse-

Log

ment avec le vin aromatique dont il se serait bien trouvé.

M. Jaliguier est toujours intervenu dans des cas où la surface bourgeonnante avait 20 et EÙ centimètres carrés de surface. Pour ces larges surfaces M. Jalaguier conseille d’appliquer les greffes en plusieurs séances. à

Malgré les insuccès, il ne faut pas se décourager, dit-il, car dans un cas il a guéri un malade où il croyait une ampulation nécessaire, ainsi que le montre lobservation n° 4. |

Disons enfin que ce chirurgien comme M. Monod préconise les pansements tardifs ei rares.

M. Reclus procède de la manière suivante. Dans les plaies b ourgeonnantes anciennes et surtout dans les vieux ulcères variqueux, il est nécessaire, dit M. Reclus, de préparer un bon terrain pour la greffe.

Dans ce but on met le malade au repos au lit, on fait des pansements antiseptiques, des pulvérisations phéniquées. Lorsque les bords de la plaie sont durs, surélevés et calleux, et que les bourgeons avoisinants sont atones, M. Reclus se sert du thermo-cautère pour modifier cet état de la plaie.

Une fois la plaie préparée, M. Reclus pratique un râclage superficiel des bourgeons, il applique ensuite les lambeaux tpidermiques presque aussi longs que larges. L'endroit où les grefles ont été prises a été préalablement lavé avec des solutions antiseptiques, solution phéniquée ou du biiodure de mercure. Enfin avant de les appliquer sur la plaie celle-ci a été lavée avec une solution chlorurée ou boriquée.

Les grefles placées on les maintient en place avec des tampons imbibés de soluticns chlorurées ou boriquées ; TS

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