‹ De la Greffe Ollier-ThierschChapitre 18 sur 37 · LS · texte numérisé non relu

LS

reste du pansement se compose de pommade antiseptique, compresses boriquées, enveloppées de gutta-percha. Enfin un bandage ouaté légèrement compressif. M. Reclus applique maintenant pour maintenir le pansem:nt une longue band: élastique. Cette brade, qui imnobilise comoléiement lagraff:, est une excellente modification.

Grâce à cette compression méthodique et à l'application intime des greffes sur la surface cruentée, M. Reclus croit que les microbes enfermés ainsi disparaissent rapidement par la phagocitose. C’est du moins ce qu'il avait observé depuis qu'il applique la bande élastique comme moyen de conten- Lion. |

M. Reclus partant de cette remarque a appliqué la ban:le élastique sur toutes les plaies chirurgicales ou traumatiques, et le résultat de ses observations semble indiquer que grâce à ceite compression élastique la cicatrisation serait plus rapide.

Le pansement ainsi terminé est laissé en place six à sat jours. Il'est ensuite renouvelé une ou deux lois par semaiae, sauf indication spéciale.

M. Quénu croit que l'opération de Thiersch est un excellent moyen de restauration. [ l’a applique plusieurs fois, et ne sembie pas avoir modifié sensiblement la méthyle telle que l’applique Thiersch. M. Quénu nous dit avoir ainsi sauvé une malade à qui il aurait dû sans cela amputer la jambe. Ce chirurgien a bien voulu nous dire que M. Terrier avait également employé la méthode de Thiersch avec succés. Le chirurgien de Bichat à ainsi guéri an énorme ulcère variqueux qui occupait les 4/9 de la ja nbe. Le résultat avait été excl-

lent.

M. Ricard a pratiqué plusieurs fois les greffes par la méthode d'Ollier-Thiersch. Ce chirurgien se conforme aux préceptes indiqués par le chirurgien de Leipzig et n'emploie d’antisepiiques que pour déterger la plaie qui a été râclée à la curette.

Il nous a été permis de suivre un de ses malades à l’hôpital Saint-Antoine. Le cas nous semble intéressant à décrire. [l s'agissait d’un jeune homme de 19 ans à qui on avait fait une autoplastie par la méthode italienne modifiée pour un u'cère de la jambe gauche consécutif à une fracture communitive. La perte de substance de la jambe droite fut rparée par la méthode d’Ollier-Thierch. Les lambeaux à greffer furent pris à la partie antérieure de la cuisse.

Nous ferons remarquer que dans ce cas l'opération de Thiersch est venue compléter une autre opération autoplastique, et on peut se demander si on n'aurait pis pu recourir d'emblée à la greffe dermo-épidermique.

M. Heydenreich (de Nancy), s’est également occupé de la greffe d’Ollier-Thiersch qu’ila pratiquée souvent avec succès. Heydenreich a opéré d'abord en se conformant aux rêgles du chirurgien de Leipzig, ainsi qu'il le dit dans un article paru dans la Semaine médicale en 1888 (1).

Depuis il y a porté quelques modifications et en particulier l'usage des antiseptiques, ainsi que nous le voyons dans Ja thèse d’un de ses élèves, M. Manceau (2).

M. Heydenreich termine son article en disant : « Ces mo- | difications, usage des antiseptiques, semblent ne compro-

Page 1