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mettre en aucune façon le succès dela méthode. Si donc les lambeaux purement épidermiques de Socin donnent le même cuccès que les lambeaux dermo-épidermiques de Thiersch il faut admettre que le point capital de l'opération consiste, non dans la nature du lambeau, mais dans l’ablation totale des bourgeons charnus et dans l'application de la greffe sur une surface saignante et unie. Dans un nouvel article paru également dans la Semaine médicale en 1889 (1). [leydenreich, à l'encontre des préceptes de Thiersch, dit qu'il vaut mieux tailler des lambeaux minces, purement épidermiques. On doit, dit-il, se contenter de sectionner dans la couche de Malpighi sans entamer profondément le derme, ce qui est non seulement inutile mais nuisib'e. Enfin nous verrons dans un autre chapitre que Heydenreich a surtout appliqué la greffe de Thiersch à la guérison des difformités par cicatrice (4° congrès de chirurgie, 1889).
Nous ne voulons point étudier complètement la greffe de Thiersch en France, nous avons tenu simplement à signaler les chirurgiens français qui se sont occupés le plus de cette question. Car il n’est pas de chirurgien aujourd'hui qui n'ait appliqué maintes fois la greffe Ollier-Thiersch, et nous avons dans ce chapitre insisté sur ceux qui ont bien voulu nous donner les utiles renseignements que nous venons de passer en revue.
En résumé, nous dirons que les chirurgiens diffèrent par leur façon d'opérer : 1° quelques-uns n'ont rien changé au mode opératoire de Thiersch, telqu'il a été exposé par Plessing; 2° la plupart ont introduit des modifications impor-
A. Semaine médicale, juin 1889.