HONTE
opération plus commode, plus facile, plus à la portée de tous, mais dans laquelle l’étoffe employée ne vaut pas les lambeaux indiqués plus haut. »
Ce qui pour nous constitue le grand avantase de la méthode de Thiersch, c'est qu’elle est applicable aux larges surfaces ulcéreuses, et qu’elle permet de recouvrir, en somime, à peu de frais, des plaies bourgeonnantes relativement énormes. La peau « artificielle » ainsi obtenue est-elle aussi résistante, aussi mobile, aussi vivace, qu’un lambeau cutané transplanté en masse et qui a « bien pris » dans son nouvel habitat : On ne saurait le soutenir; ce qu'il nous faudra établir et ce qu'un bon nombre d’observations permettent de conclure, c'est que cette peau nouvelle créée par la greffe dermo-épidermique est en général « suffisante », qu’elle se tent bien et qu’elle assure la guérison définitive.