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Il reste cependant entre.les lambeaux des espaces linéaires ronges, granuleux, recouverts de bourgeons charaus, qui proviennent de la juxtaposition imparfaite des greffes, occasionnée ou par l’inhabilité opératoire, ou par la rétraction des lambeaux après la section, ou par les mouvements du malade. On voit d’ici l'importance qu'il y a de juxtaposer le plus exactement possible les lambeaux, cet écartement étant là une cause de retard. ;
Cet écartement existe forcément lorsque, pour économiser les lambeaux, on n’a pas pu recouvrir toute la surface de la plaie. Alors il se forme autour des lambeaux, comme dans la greffe de Reverdin, un travail d'épidermisation qui donne rapidement une bonne cicatrice. Seulement la guérison. est plus lente et la rétraction ultérieure plus accusée.
Disons enfin que les greffes même après leur chûte peuvent exercer une influence heureuse sur la guérison de la plaie, car on a vu celle-ci se recouvrir de petits points épidermiques qui deviennent des centres d’épidermisation. Cela est dû sans doute à des cellules qui se sont détachées de la greffe, sont tombée: sur la surface cruentée et ont continué à vivre et à se multiplier.
Voyons maintenant quel est l'aspect de la greffe guérie, quelles sont les qualités de la pean transplantée ?
De ce que nous venons de dire nous voyons que la cicatrice n’est pas homogène. Au niveau des greffes la peau présente à peu de chose près les caractères de la peau normale ; mais ces lambeaux seront s iparés par des trainées rouzeâtres, quelquefois violacées, qui devieanent plus tard blanchàtres. Plus ces lignes seront étroites, plus le sauces sera assuré et
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dans l’application de cesgreffes de tapisser le plus exactement possible toute la surface à restaurer. Si la plaie est trop grande il faudra faire plusieurs séances successives ainsi que Va fait et le conseille M. Jalaguier.
En effet, s'il est important d'obtenir une guérison rapide, il faut aussi s’occuper de la qualité de l'étoffe. Or, partout où il n’y a pas eu de greffe il y aura du tissu cicatriciel, c’està-dire un tissu rétractile, peu vivace et très sujet aux récidives.
Lorsque la greffe est prise et que la plaie est cicatrisée, it ne faut pas croire que tout est fini. Ea effet, les examens microscopiques montrent que le travail réparateur n’est tecminé qu'au bout de trois et quatre mois. On ne saurait done être trop prudent, et les récidives rapides (1) que l’on a observées, montrent que ces craintes ont leur raison. Aussi faut-il maintenir un pansement ouaté, ne permettre au malade qu’un exercice modéré, lui défendre une station debout prolongée.
Ces précautions devront surtout être prises pour les ulcères variqueux dont le terrain est peu favorable aux greffes par suite des troubles trophiques multiples qui existent à leur niveau.
Cette question de terrain a une grande importance et est de toute évidence quand on compare les résultats obtenus sur des ulcères variqueux et des plaies fraiches. Dans ce dernier cas la guérison est toujours fréquente, rapide et permanenie.
Quels sont donc les résultats éloignés obtenus par la greffe Ollier-Thiersch ?