‹ De la Greffe Ollier-ThierschChapitre 27 sur 37 · Journal des sciences médicales de Lille · texte numérisé non relu

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une légère différence de température avec la peau environnante ceci résulte sans doute de ce que la vascularisation \ est moins grande, ainsi que le montrent les examens histologiques.

Quant à la sensibilité, elle y est très suffisante au bout d'un certain temps. Car dans la greffe de Thiersh, ainsi que la remarqué M. le professeur Panas (1) pour les greffes cutanées, la régénération des filets nerveux ne se fait que plus tard et dès lors pendant les premières semaines qui suivent là guérison la sensibilité cutanée est absente. Elle devient obtuse ensuite, plus tard elle a à peu près les mêmes caractères qu'ailleurs.

La souplesse et la mobilité de la peau greffée est en géné ral suffisante pour qu’on ait pu l’appliquer sur des parties essentiellement mobiles (articulations) (2). Nous ferons remar quer que ces deux caractères sont d'autant plus marquées qu'on a employé des grands lambeaux et qu’on a recouvert toute la plaie.

La résistance de ce tissu est variable: toujours de beaucoup supérieure à celle des cicatrices ordinaires, elle demande, comme nous l’avons vu plus haut, de grands inéna gements pendant les premiers mois. La jambe, les ulcères variqueux, certaines brülures anciennes prédisposent malgré tout à la récidive, tandis que les greffes faites sur des plaies fraîches donnent des guérisons définitives et irrépro-

chables.

La solidité qui en résulte participe des mêmes influences,

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