‹ De la Greffe Ollier-ThierschChapitre 33 sur 37 · DAC DE · texte numérisé non relu

DAC DE

préférence à la région antérieure de la cuisse, à la face externe de la fesse, quelquefois au bras.

Pour sectionner da peau il est préférable de se servir. d'un rasoir large et bien tranchant. Le rasoir des histologistes présente les conditions nécessaires. Avant de commencer à sectionner, le chirurgien devra fixer ou faire fixer, tendre.l a peau par une main placée en arrière et au-dessous dela surface choisie. Ces précautions étant prises l'opérateur

tient le rasoir bien horizontalement, entame légèrement la peau, la sectionne par des mouvements de va-et-vient ou de ‘scie, en se maintenant toujours dans le même plan de section. Ce plan devra passer par la partie moyenne du derme. En agissant, comme nous venons de l'indiquer, on obtiendra des lanières régulières et sans dentelures. Ces dentelures doivent être évitées dans la mesure du possible, car elles retardent ou empêchent l'adhérence par les variations d’épaisseur que présentent alors les bords des lanières.

Les : lambeaux ainsi sectionnés ne devront pas présenter plus de deux centimètres de large ; quant à leur longueur, elle variera avec la surface à restaurer ; si celle-ci est étendue on cherchera a obtenir des lanières le plus long possi-

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L'épaisseur des lambeaux sera moyenne, c’est-à-dire que la section devra passer par le milieu du derme. Cette section

occasionne un suintement singuinolent, qui indique la coupe des papilles.

A mesure que la section avance, on voit le lambeau détaché se plisser et se. pelotonner sur. la surface du rasoir. Lorsqu'on a-obtenu la longueur voulue, on va placer le lambe au sur la:surface cruentée préparée à le recevoir.

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Nous arrivons alors à un des temps les plus délicats de l'opération et qui a une grande importance dans la réussite de la greffe.

On porte le rasoir sur la plaie, on fixe l'extrémité du lambeau, qui répond au tranchant du rasoir, sur le bord de la plaie au moyen d'une sonde cannelée. En écartant le rasoir en sens inverse, on voit le lambeau se déplisser et s'appliquer progressivement sur la plaie. IL faut ici aller lentement, agir avec prudence afin d'amener une coaptation parfaite de la greffe sur la surface cruentée. Ce point est capital, lorsqu’on se rappelle qu’il faut chercher à établir une réunion par première intention.

On procède de même pour les autres lambeaux jusqu’à ce qu'on ait ainsi recouvert toute la plaie. Les lambeaux devront être juxtaposés le plus exactement possible, tout en évitant les chevauchements de leurs bords. C’est là encore un des points délicats de ce temps opératoire. Si la plaie est trop grande pour être recouverte en une séance, il faut avoir recours à des séances successives. Îl nous semble qu’il est de toute importance de recouvrir exactement toute la plaie, si on veut retirer un réel bénéfice de cette méthote de restauration, il ne faudra donc pas reculer pour cela devant plusieurs séances, si le cas l'exige.

La plaie ainsi tapissée, il s'agit de fixer les greffes. Pour cela on les couvrira des bandelettes de protective, qui ont séjourné dans une solution phéniquée forte.

On fait ensuite le pansement de la façon suivante : les bandelettes de protective seront recouvertes avec de la gaze salolée, qui sera elle-même entourée d’un tissu imperméable (de gutta-percha par exemple). On applique ensuite une

yat admet

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