The Lancet
sister ici sur la technique opératoire employée par Reverdin et les chirurgiens qui adoptérent sa méthode, nous donnerons simplement quelques détails utiles pour la comparer aux méthodes qui lui succédèrent et particulièrement à la méthode de Thiersch.
Nous dirons d'abord que l’expression de greffe épidermique est impropre, car la partie greffée se composait d’une petite partie du derme. La greffe doit être petite, quelques millimètres carrés ; elle doit contenir la couche de Malpighi. Aussi une fois détachée eile laisse à sa place une petite surface cruentée qui saigne quelques instants. Ce suintement sanguin indique qu’on a sectionné l'extrémité des anses vasculaires des papilles. Elle indique, dit M. Duval (1), que la section a été faite au bon endroit.
On peut se demander si bien des insuccès de cette greffe ne relèvent pas justement de ce fait qu’on a voulu enlever des parcelles ‘trop superficielles et n’intéressant que la partie morte de l'épiderme. En effet, Marc Sée modifiant dans ce sens l'opération de Reverdin n'aurait pas eu de bons succès, en semant sur les bourgeons des parcelles épidermiques de corps et de durillons. Ajoutons cependant que Fides et Vacy- Asch (2) en Angleterre, Studen en Amérique, employèrent également des squames épithéliales obtenues par simple rA— clage et auraient obtenu des succés.
Quoi qu'il en soit, dans la greffe de Reverdin ces parcelles dermo-épidermiques doivent être multipliées, l'ilot d’épidermisation qui se fait autour de chaque grelte ne