Fides et Vacy-Asch. The Lancet
SCT
dépasse pas le diamètre d'une pièce de 0 fr. 20 ou de 0 fr. 50. On comprend dès lors le nombre incalculable de greffes nécessaires dès que la plaie était un peu développée.
Les greffes une fois placées étaient maintenues avec des pansements variables suivant les auteurs. J. L. Reverdin se contentait des bandelettes de diachylon.
A la suite de ces greffes on voyait des ulcères rebelles se cicatriser et la littérature médicale a relaté des succès nombreux de cette méthode. Malheureusement ces succès sont loin d’être constants. Ceci se comprend lorsqu'on réfléchit aux circonstances dans lesquelles se pratique la greffe. D'une part des parcelles d’épiderme exiguës, difficiles à placer ; d'autre part une surface irrégulière, recouverte de pus, qui chasse la greffe et qui la détruit. Enfin, lorsqu'on essaye de rendre la surface à greffer aseptique, lesbourgeons saignent. Or, le sang a des inconvénients aussi marqués en empêchant la greffe de se mettre en contact avec les bourgeons et par suite de se développer.
Voilà en quelques mots la description rapide de la méthude de Reverdin. Nous y avons insisté un peu longuement, car, autre qu'elle a été le point de départ d’autres méthodes importantes, elle a rendu et rend encore des services.
Cette méthode fut donc très employée à ia suite de la communication de son auteur.
Tandis que quelques chirurgiens l’appliquent telle que la pratiquait Reverdin, d’autres la modifièrent. Marc Sée en ne semant que des squames épidermiques par simple râclage, Aubert de Lyon prend de l’épiderme de membre amputé. Entin Pollock (1), en Angleterre, insère les parcelles à gref-