Loc. citat
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fer dans des incisions faites dans les bourgeons charnus. Nous dirons enfin en terminant ce court aperçu de la greffe de Reverdin que quelques chirurgiens, au lieu de prendre des greffes sur l’individa lui-même, ont pris des parcelles sur d’autres personnes. Nous verrons plus loin dans notre étude que ce procédé a été rejeté pour les méthodes que nous alluns étudier. Nous n'hésito s pas dès à présent à condamner cette manière de procéder ; car outre des insuccès plus nombreux on a signalé à la suite-des cas manifes'es d'inoculation de syphilis, de tuberculose, etc. Czerny d'Heidelberg ( a signalé ainsi un cas de propagation de tuberculose chez une vieille femme dans un cas de greffe de Reverdin, Malgré les grands progrès obtenus dans la cicatrisation des plaies par la méthode de Reverdin, celle-ci fut peu à peu abandonnée. Il y avait à cela plusieurs raisons. Nous avons signalé les échecs nombreux ; rious signalerons maintenant que mème après la guérison il y avait souvent un tissu cicatriciel, ayant presque tous les inconvénients d’une D cicatrice ordinaire. | Il n’était pas rare d'observer des résidives, et de nouvelles implantations devenaient nécessaires. D'où une granile leateur dans la marche de la guérison. Enfin cette méthode de- ’ venait d’une application presque impossible dès que la plaie dépassait une certaine étendue.
e C’est en essayant d'obvier à ces inconvéatents qu'Olier dès 1871 avait apporté une très jinportante modification au
procédé de Reverdin. En 1872 (L) dans une comnuaication à
L Centr. f. chir., 4886, n° 2 2. Ollier. Communication dd. des se es, 187 | + :
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l’Académie des Sciences, le chirurgien de Lyon, disait: « Sous les greffes épi idermi ques le tissu propre de la cicatrice se comporte comme dans tous les cas où il s'est formé naturellement, il a la même rétractilité et par conséquent les mi-
mes inconvénients ».
Ollier apporta uac modification très heureuse dans les greffes, en innovant la greffe dermo-épidermique à grands lambeaux. La grandeur du lambeau, tel fut surtout le mérite de la méthode d'Ollier. Car pour ce qui est lambeau épidermique, elle contient les mêmes éléments que les parcelles de gre''e de Reverdin.
C'était bien ainsi que nous l'avons déjà dit non une grefle épidermique, mais bien une greff: dermo-épidermique. Cependant Ollier qui entendait surtout faire de véritables autoplasties nous semble avoir taillé des lambeaux plus épais que.ceux de Thiersch. On pourrait dire que les greffes d’Ollier étaient de véritaile; greff:s cutanées. |
Oller eut des imilatears en France, Bro--, Dubreuil, 4. Boeckel (1), en Anvleterre Pollock, Hoïmes, employérent également sa méthode. En Allemasne Illing, à Vienne Sichel, Wecker, firent paraître des travaix sur Là méthode d'Ollier qu’ils avaient employée.
M. le professeur Le Fort (2) avait préconisé le premier, dés 1870, la greffe cutanée ; sa première opération ne réussit pas; mais deux ans plus tard, il obtenait un suc is
complet; et depuis, il a ea recours, à plusieurs reprises,
4. J. Boeck2l, Gazette mélicale de Strasbourg, 1875, n° 8, 2. Le Fort, Société de Chirurgie, 1872.
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et avec d’heureux résultats, à à cetle méthode de la greffe cutanée ‘otale, à lambeau isolé.
Nous avons été très heureux de pouvoir obser er dans Île sei vice de M. le professeur Panas (1) des résultats de celte mêthoce qui défient toute comparaison. Dans ua ce cs ces il s'agissait d'une restauration pour un ectropion consécutif à une brûlure. Le masque facial était partout recouvert de tissu cicatriciel ; il ne fallait donc pas songer à une restauration par glissement. M. le professeur Panas, après avoir libéré la surface à greffer et suturé les deux bords palpébraux, appliqua une grefle cutanée prise au niveau de la région épitrochléenne. Le résultat consécutif fut excellent ; la malade présentait à la suite une paupière inférieure qui ne laissait rien à désirer au point de vue fonctionnel et esthétique.
Voici en quelques mots le procédé d'Oilier : Avec un bistouri Qi enlève des lambeaux de 10 à 15 centimètres de long sur 1,9 à ou 3 cent nêlres de! erge. Vula rétractiluwé de la peau il fout enlever une surface d’épiderme b'ea supérieure à celle à greffer. Une fois ealevée, on applique ces lanières épidermiques sur les bourgeoas charnus. On les ma‘ntient ensuite, soit avec des bardes de diachylon, soit avec da protective recouvert d'ouate matatenve par une baade.
Lorsque la greffe réussit le résultat es! excellent.
Boeckel de Strasbourg écrivait ea 1872 (2) que les greffes de ReverJin étaient biea inférieures à celle du chirurgien de
Lyon. Eu effet, dans les greffes à grands lambeaux, les acci-
4. Panas, {rchives d’ophthalmologie, 1891. Décembre. 2, Loc. citut.
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dents des cicatrices ne Sont plus à craindre, 1] n'ya pas de rétraction, la place est l'éCouverte Par une peau aussi souple, aussi solide et résistante qu'une peau ncrmale, Malheureusement Malgré les Srands progrès réalisés par
Cette méthode, les SUCCÈS ne sont PaS Constants. Le Sphacèle de la partie inplantée ést fréquent. Une autre difficulté résultant de l'application même de celte méthode est de trouver la peau nécessaire, Si où S'adres mêmes chances: de Contagion APparaissent ; Comme Czerny Pour là greffe da Reverdin. Deubel (1) à signalé Un Cas dans lequel Ja Syphilis fut l'ansmise d'un lits à son père. ésl-elle prise sur lindividu lui-même, On crée : qu'il est Parfois diffiri'e de guérir Ter. Enfin Ja Peau empruntée à des Membres aMputés donne ès Presque CONStants ainsi que l'a signalé M. Lucas- Championnière (2).
La peau
Nous nous résumerons donc en disant que néanmoins l’ap- Plication de greffes à sTands lube
aUX Constitue Un grand Progrés, C'est ; Jlier que rovisnt l'honneur de celle décou-
Verte care rta élé le Prem.er à Sreller de grands lambeaux de 4, 6x Centimétres Carrés, Et Jans célle Question de prio rilé qui fut Soulerée entre Ollier e Thiersch, il résulte que Si ce dernier à Clé le Premier à Pratiquer Ja râclage des bour- S60NS.C'0st Je Chiraroien de Lyon le Premier qui aPpliqua les greffes dérno-6ier diques à grands lambeaux, un es
Points Principaux de l'opération de Tiersen.
L'done un Progrès évident
“5 Championnière. Bull. Soc. de Chir. de Paris, Mars 1888.