‹ De La Grossesse À La Suite Des Interventions Pour Suppurations PelviennesChapitre 20 sur 39 · PEL PER · texte numérisé non relu

PEL PER

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gique de Lyon.

Dans les diverses publications où M. Condamin

s’occupe de cette question, il signale une modification qui peut êvré rendue nécessaire par la friabilité des dilatations salpingiennes et par les adhérences solides qui fixent la trompe à la paroi d’enkystement. Dans ces cas il conseille de ne pas exagérer les tentatives de libération de l'organe si l’on ne veut pas s'exposer à rompre la poche d’enkystement, ou

Le de UN ST co A GR AUS ES

(4) Jacobs. Bulletin de la societé belge de gynécologie 15 août 1893.

(2) Laroyenne.De l'ablation par le vagin des annexes ankystées dans un foyer pelvi-périt. Ann. du gyn juillet 1893.

(3) Condamin De l’ablation directe des annexes par Je vagin dans la salpingoovarite enkystée. (Lyon médical 1894.)

— De la salpingo-ovariotripsie et de l’ablation des annexes par la voie vaginale dans la salpingo-ovar. enkystée. (Congrès de Chirurgie Lyon 1894.)

(4) Chatelus.. De l'ablation directe des annexes par la voie vaginale. — Thèse de Lyon 18J4.

même à déchirer les parois d’une anse intestinale. L'auteur propose de faire alors le morcellement de la trompe et de lovaire malades entre les mors d'une pince fenétrée. On enlève ainsi morceau par morceau les organes malades, et les quelques débris: qui peuvent rester ne manquent pas de tomber dans la. poche d’enkystement, d'où ils seront éliminés avec les pansements postérieurs.

Cette manœuvre constitue la sa/pingo-ovariotripsie.

On voit quels avantages offre iei la méthode du professeur Laroyenne : tandis que, par la voie abdomidale, on risque de répandre dans la grande cavité péritonéale le liquide plus ou moins septique du kyste, et qu'on sera réduit après avoir enlevé les annexes à laisser une poche infectée, par la voie vaginale, on évite tous ces dangers et on parvient plus facilement sur la tumeur.

En résumé, si la plupart des cas peuvent être traités par la laparotomie vaginale, on peut dire qu'elle devient la méthode de choix pour l’ablation unilatérale des petits pyosalpinx adhérents (Goullioud) et des salpingo-ovarites enkystée (Laroyenne et Condamin).

De plus, on peut dans certains cas, où les lésions des trompes sont nettement constatées tandis que les ovaires sont indemnes, laisser en place ces derniers organes, conservant ainsi à la femme les bénéfices de la menstruation.

2 Ati raction des annexes dans le vagin.

Depuis le rois de juin 1892 M. Jaboulay (*) dans certains cas d’annexites, incise le cul-de- -sac et attire la trompe et l'ovaire dans le vagin. Après avoir

I TRES les abcés, enlevé les portions malades et appliqué. un pansement, il laisse ces organes dans le VAR it | ce

Généralement ces organes modifiés remontent et, dans un cas, l’auteur a observé une grossesse chez he o 4)" une malade qui avait été traitée par cette méthode. CAC Por NT Jaboulay les principales indications de l'attraction dans le vagin seraient :, les salpingites | suppurées | où kystiques, l'ovaire sclérokystique, les

sal pingites végétantes et les salpingites tuberculeuses.

Di: TA TEEs REX RH B) Interventions Date voie abdominale | a) Le ris CONSERVATRICES SUR LES TROMPES | MN Ci LES OVAIRES.

dr RE R Les 1 conservatrices se sont manifestées de bonne heure chez les chirurgiens qui abordaient les. collections pelviennes par la laparotomie anté-

be L 'reure

550 ee SAME En 1885 déjà, Terrillon (?), dans un cas de salpingite catarrhale, se contente de déchirer les adhérences et' de mobiliser les trompes sans les enlever ; il obtient

4 un plein succès. , D. RE: En Amérique, Polk (3) érige ces tentatives en sys-

(D) dates. Indications de la aie vaginale. L’attraction des annexe# D , dans le vagin. (Province médicale 12 octobre 1895. )

; Fe 211 Terrillon. Annales de gyn., mai 1889, p. 349, obs. Vi.

(8) Polk. Amer, Journ: of Obst. 1887, p. 422 ; p. 1042.

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tème. Il commence, dans les cas d’inflammation catarrhale des trompes avec adhérences à détacher les adhérences, à libérer les franges autant que possible, à remettre les trompes en place dans le bassin, après les avoir lavées. Pour empêcher la reproduction de ces adhérences, il conseille d’éloigner leurs deux extrémités en corrigeant, si c’est nécessaire, la statique pelvienne.

Munde (1) accepte la tentative de Polk et propose, pour compléter la désinfection, de pousser une injection avec une solution de sublimé à 1 pour 5000 du pavillon vers lutérus.

Les auteurs ällemands sont allés plus loin. En 1889, Martin (?) publie dix observations de résection partielle de l'ovaire, dont üne pour abcès circonscrit et sept observations de malades chez lesquels il enleva les annexes d’un seul côté, tandis que du côté opposé il détacha les adhérences, libéra Ja trompe, rétablit son calibre en faisant au besoin un orifice artificiel. Puis il sutura, soit le pavillon naturel, soit l’orifice artificiellement créé. Toutes les malades ont guéri, et un certain nombre sont devenues enceintes.

Skutsch (#), dans un cas d’hydro-salpingite résèqua l'extrémité ampullaire de la trompe et sutura la muqueuse au revêtement péritonéal : guérison.

En 1891, Martin (*) donne de nouveaux résultats et fixe l’état de la question en Allemagne.

(1) Munde, Amer. Journ. of Obst. 1888, p. 15-40, 136-158,

(2) Martin. Volkmann’s sammelung klin. Vortæge, 1889, no 345.

(3) Skutsch, Ille Congrès de Gynéc. allemande, Fribourg, 12-14 juin 1889.

ie IVe Congrès de la Société allemande de gynécologie, Bonne, mai 1891.

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Enfin en France, Pozzi, dans une importante Communication à l’Académie de Médecine (21 février 1893) expose ses idées et ses procédés opératoires. Il élimine la résection partielle de la trompe, refusant à l'oviducte malade la propriété de recouvrer ses fonctions actives. Quant à la résection partielle de l'ovaire, le savant gynécologue établit qu'elle doit ètre tentée toutes les fois que la trompe est saine et l'ovaire seul altéré. Cette opération conserve dès lors toute sa valeur dans les cas de kystes, de dégénérescence micro-kystique, d’ovarite chronique.

Depuis quelque temps, Pozzi substitue fréquemment l'iguipuncture à la résection partielle de l’ovaire, notamment dans les cas d’ovaires microkystiques et d'ovarites diffuses. Les résultats de ces interventions sont consignés dans la thèse de son élève Donnet (1).

Nous rappellerons ici ce que nous avons déjà fait remarquer en étudiant la laparotomie vaginale. Le chirurgien peut se trouver en face de trompes malades indépendamment de toute lésion ovarique ; dans ce cas, il est évident que l'intervention à minima sera de mise la plupart du temps. En respectant les ovaires, la menstruation sera ménagée el par suite l'état général de la femme moins atteint.

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