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D) ABLATION UNILATÉRALE DES ANNEXES

Nous avons vu dans la première partie de ce travail, en nous basant sur des statistiques nom-

(1) Donnet. Résultats éloignés des opérations conservatrices de l'ovaire.Thèse

de Paris, 1895.

breuses, combien étaient fréquentes les lésions unilatérales des annexes.

Devant cette constatation les laparotomistes n’ont pas été tous d'accord sur la conduite à tenir.

À l'étranger, la plupart défendent la castration complète : c'est l’opinion de Savage (:), de Van der Veer (), de Gordon (*), etc. Pour Munde (4) « le plus sûr moyen d'obtenir une guérison absolue est d’enlever les annexes des deux côtés aussi complètement que possible. » Tait (5) lui-mème après avoir systématiquement respecté les annexes du côté sain a totalement changé d'opinion. « Je suis douloureureusement impressionné, dit-il, par la fréquence avec laquelle les opérations de cette sorte (unilatérales) se sont montrées absolument insuffisantes pour remplir leur but et où la maladie est revenue du côté Opposé et a nécessité une seconde intervention chirurgicale. Je n’ai pas encore une base sufisante pour une conclusion définitive; mais l'opinion que j'ai maintenant formée, c’est que si une malade est suffisament atteinte pour justifier une laparotomie et qu'un seul côté soit trouvé affecté, l'opération ne procure un bénéfice durable et complet à la malade qu'à la condition d’être bilatérale. » Avec Munde, cet auteur accorde au sujet voix délibérative.

(1) Savage. Brit med journ. 1887 page 51.

(2) Van der Veer. Am, journ.of Obst. 1887. page 497. (3) Gordon. Am. J. of Obst. 1887 page 1269.

(4) Munde. Am, J. of Obst 1888, page 1540

(5) Tait. On the résultats of unilatéral removal of uterine appendages. Am J. of Obst, 1887, page 478

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= Detbes o a fort: bien résumé Vétat de la question. 4} est bien évident, comme il le dit, que l’ablation bilatérale n'offre pas plus de difficultés que l'ablation unilatérale. # Ë Rue

Mais devons-nous conclure pour cela qne la castration double est le complément obligé de toute Japarotomie ? certes non. Des considérations d'ordre plus élevé doivent entrer en jeu.

Presque toutes les salpingites se rencontrent à l’âge de la fécondité. C’est là un point qu'il ne faut pas oublier.

Les partisans de lablation bilatérale prétendent en faveur de leur intervention de choix que les

. organes sains ne resteront ‘pee dans cet état et sont

fatalement aire à plus ou moins nié échéance.” Me NE NUE Delbet a analysé à ce point de vue les statistiques des auteurs anglais et américains et. ses conclusions sont en faveur de la castration unilatérale. ( Le chirurgien dit-il, n'a pas le droit d’enlever un organe sain sous prétexe qu il peut devenir malade. Sans doute la méthode prophylactique est la meilleure des méthodes thérapeutiques ; mais

CS. singulièrement outre-passer ses bornes que de détruire les organes pour les empêcher d’être malade. Il est aisé de voir où pourrait conduire une

pareille tendance-si on l’admeitait comme légitime. » Cet auteur se basant sur ce fait que, toujours la salpingite est une infection propagée de la muqueuse PAPAS + | | à J : Vire:

@) Delbet. Loc. cit. page 341 et suivantes.

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