‹ De la grossesse compliquée de kyste ovariqueChapitre 11 sur 21 · DIAGNOSTIC · texte numérisé non relu

DIAGNOSTIC

Après avoir montré dans les pages précédentes quelles sont les complications créées par la présence d'un kyste ovarique, nous aurons à étudier quels sont les moyens dont dispose le médecin pour prévenir les accidents, les écarter ou remédier à leurs conséquences fâcheuses. Mais une thérapeutique rationnelle ne pourra être employée que d'autant qu'on aura reconnu la nature de l'obstacle, la cause de la complication, qu'on aura diagnostiqué le kyste, son siège, et qu'on aura distingué cette tumeur d'autres états pathologiques qui pourraient être confondus avec lui.

Nous devrons suivre encore, dans cette étude, la division que nous avons suivie jusqu'alors : tumeur kystique abdominale et tumeur kystique pelvienne ; enfin le cas où la tumeur est abdominale avec prolongement intra-pelvien rentre dans l'une et l'autre de ces divisions. L'utilité de cette distinction clinique saute aux yeux : les kystes abdominaux sont accessibles par la paroi abdominale, le diagnostic doit les faire reconnaître des autres tumeurs abdominales soit pathologiques, soit physiologiques (grossesse gémellaire) ; les kystes pelviens sont accessibles par le toucher presque exclusivement ou par des manœuvres combinées externes et internes. Il faut les distinguer des tumeurs du petit bassin ou d'états particuliers qui peuvent faire croire à la présence d'un kyste siégeant dans le bassin.

Le diagnostic doit donc porter sur deux points :

Reconnaître l'existence d'un kyste de l'ovaire.

Reconnaître l'existence d'une grossesse.

Mais le diagnostic devra nous permettre de reconnaître que c'est bien en présence d'un kyste, en présence d'une grossesse

que nous nous trouverons, c'esl-à-dire qu'un diagnostic différentiel devra nous permettre d'éliminer toutes les causes d'erreur.

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