VI
Amsleterre, Fran«;e, de f5f3 à 1546
Henri VIII débute par vouloir reconquérir son royaume de France. Il réunit dans ce but une armée de 50,000 hommes (1513). Cette expédition, malgré ravantage qu'il remporte à la journée des Éperons, lui coûte en pure perte la plus grande partie des trésors amassés par son père. Il demande à la cour de Rome
(l'annuler son mariage avec Catherine d'Aragon. Clément VII, craignant de déplaire à Charles-Quint, neveu de Catherine, s'oppose au divorce. Henri épouse Anne de Boleyn, et répond aux menaces d'excommunication du pape en se faisant reconnaître par le Parlement comme chef suprême de TÉglise anglicane (1534). Cette introduction de la réforme en Angleterre par un prince débauché, qui de plus avait écrit un traité théologique contre les doctrines de Luther, aurait pu avoir une origine plus honnête. Henri sévit également contre les catholiques, qui refusent de le reconnaître pour chef de leur Église, et contre les protestants, à qui il veut imposer les dogmes et les [•ites de l'Église catholique. L'Angleterre eut à gémir pendant trente-sept ans sous ce monarque voluptueux, cruel et bigot, qui, sur six femmes, en répudia deux et en fit décapiter deux autres. La dernière n'échappa que par la ruse à une mort violente, et une sixième doit être teûue pour heureuse d'être morte en couches. L'année qui précéda la mort de Henri, il fit en France une nouvelle expédition (1546), pour laquelle il arma 30,000 hommes, et qui n'eut, comme la première, d'autre résultat que de causer des dépenses ruineuses. Son père, qui avait été accusé d'avarice^ avait rétabli les finances; Henri YIII, aidé de son servile Parlement, les laissa dans le plus grand désordre, après avoir épuisé, pour satisfaire h ses voluptés et h ses expéditions militaires et pour soutenir son infaillibilité pontificale, toutes les sources fiscales, impôts, emprunts.
extorsions appelées dons gratuits, confiscations, alié* ration des monnaies et banqueroute.
Je reviens au continent.