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Ce qne deTvont être déBomiAls le» mArlBes'natlonalee.
L'étendue des relations commerciales est un des principaux éléments de la richesse et de la puissance des nations. Celles qui ont des frontières maritimes sont naturellement appelées à porter au loin ces relations ; le commerce maritime est donc une des grandes voies d'extension de leur richesse et de leur puissance, n est donc parfaitement légitime qu'elles cherchent à donner à leur marine marchande le plus grand développement possible, et la prééminence- est due à celle qui, sous ce rapport, voudra et saura^ comme aujourd'hui l'Angleterre, faire le plus et le mieux. La marine commerçante, que j'appellerai volontiers civile et pacifique, voilà donc désormais la mesure de la richesse des nations modernes de l'Europe, qui ont des frontières maritimes. Mais les marines nationales, que l'on appelle militaires parce que leur principale et presque unique destination est en eflFet de guerroyer, doivent-elles continuer d'exister et peuvent-elles avoir quelque fonction utile dans l'hypothèse de la suppression des armées permanentes de l'Europe ? Elles devront être considérablement réduites. Alors leur mib sion réelle, et non pas leur prétexte comme aujour-
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d'hui, sera de défendre le commerce maritime contre la piraterie et de protéger les colonies, si tant est que les nations européennes doivent continuer d'avoir des colonies. Elles serviront surtout à des voyages lointains, dirigés vers im but scientifique et civilisateur ;
^]\q^ irpAt, §Hf Ipa <UYef s paipte du glqhe, offrir m^is
non imposer aux peuples qui sont encore enveloppés de ténèbres, les lumières et les arts de la paix. Sans ^oute ces pxpé^tiqfls, fecilitaut et étwdftwt 1^ relatifflU^ CQpaflaopci^p^, feront utiles; wfii^ elles SÇfont avftBt tout pnt]reprise§ daps uqç intç^tion d'humanité, ftt le principal intérêt qu'elles auront ^ vw^ aeyç^ celui 4fi ]SL véritfi^bîp glftff Gi quç retirera l'Ewope d'un w,m uoble emploi ^P ?A pu^&çince. Mais, pour protéger ^e cpmpi^çe çjiaritiw ^t PPVir ea^écutçr des voya,getS scientifiques et civilisateurs, il n'est nullement t>esoin, \8i,^\ s'el^ fçiut, 4?» <^^? immenses fu'memeuts de 1* marine lailitaire 4'?i^jÇiW4'hui. Quelle devr^. êtçe désoïv mais, ^ uotrfi po^ulr 4^ vu^» ^ priuçipale fonctiw 4^ l£^ fprçe ]()^ilitsûre sur les continents ? De protéger les cito^eu$ psÛsibles et hojxnetes contre le$ vol^eurs et les as^£^sÂnSr ^^^ ^^ ^\^^ F^s uécess^re pour cela qu'un geiiidarij^e Ç^ççrte çl;\^<iue citoyen ; un seul suffît poftur e^ pratég^ ^^; Or les brigands sont beaucoup moins no9ibeux encore Sîur mer que sur terre, parce que là le métier çst plus dj^^ile ^ plus périHoux;. Il n. y a donc aucune nécessité ni aucune bonne raisoji pour conserver la, yaste orgamsaJ^pn actuelle des majcines milir taires. U su,£l&^ait, p^^r faire la police des mers, d'un q^^ au pl]^ de^.b^tinients militaixes actuels, qui î^
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raient de constantes croisières, et je ne doute pas qu'avant un demi'siècle les mers ne fussent parfaitement balayées, et qu'alors, sans cesser une active surveillance, il ne fût possible d'en diminuer encore considérablement les moyens. Chaque nation maritime contribuerait à cette action vraiment protectrice en proportion de l'intérêt et de l'étendue de son commerce maritime, et elles s'engageraient toutes à exercer indis^iactemânt cette actio», dans l'occurrence, au profit de toutes et de cb^une. J'ai dit tout à V1^6ui*07 parce que cela était juste, tout 1^ mérite de la n9.tion augUise en f^it de déploiement des relatioua commerciales . Je ne serai mainte^ant m moins juste ni moins impartial en disant quel est son devoir dans la question de Torganis^tion de la marine militaire ; car c'est au^i^ puissants surtout qu'il faut dire la vérité. Si cette noble ejt intelligente nation se flattait de l'idée que la conservation de sa formidable marine militaire actuelle fut considérée comme compatible avec la suppression des armées permanentes de terre, elle se ferait la plus complète des illusions. Il n'est pas une nation du continent qui consentit à désarmer, si l'Angleterre manifestait une telle prétention, que l'on regarderait avec raison comme menaçant perpétuellement et mettant en péril la liberté des mers ; dès lors le peuple anglais aurait i se reprocher et à rendre compte au monde d'avoir mis obstacle à la réalisation de cette grande réforme qui n'a trouvé nulle part de plus éloquents défenseurs que parmi ses écrivains et ses hommes d'État.