‹ De la guerre et des armées permanentesChapitre 4 sur 36 · XVII · texte numérisé non relu

XVII

Vur^vie, Russie, AatHekc, •■èdc, Duicmark,

Le sultan Âbdoul-Hamed, mécontent des conditions humiliantes qui lui avaient été imposées par ses derniers traités avec la Russie^ et secrètement excité dans ses ressentiments par les cabinets anglais et prussien, forme diverses réclamations relatives à la navigation de la mer Noire, et demande le rappel du consul russe de Moldavie et des troupes que Catherine II entretenait en Géorgie. Sans attendre la réponse, il emprisonne Tambassadeur russe (1787). L'impératrice répond à cette violation du droit des gens en envoyant une armée contre la Turquie. L'empereur d'Autriche, Josephll, après avoir feint d'abord d'intervenir comme médiateur, se joint à l'impératrice et attaque les Turcs. Le roi de Suède, Gustave III, s'allie à la Porte, et dirige contre la Finlande une expédition qui échoue par la défection d'une partie de ses troupes. En même temps, Christian VII, roi de Danemark, dont Catherine avait réclamé l'alliance, venait assiéger Gothembourg. On voit comment le feu de la guerre, une fois allumé sur un point, se propage de proche en proche, et quelle responsabilité assume celui qui fait nsdtre la première étincelle. L'armée russe et autrichienne s'empare de Choczim. Potemkin, ce puissant favori, qui

n'a plus guère de temps à l'être, prend d'assaut la forteresse d'Oczakov et en massacre inhumainement la garnison. Laudon se rend tnsdtre de Belgrade (1789). SouvaroY bat les Turcs à Fokchani, à Martinestié et à Ismfill« Dm» êettë deinièi^ heAélles 8O5OOO Ottatnans forent tués et 10,000 fàlt^ prisôtiniers. Sur mer les Russes battaient, dans le golfe de Wiborg, les Suédois, qui ptenaieîit leur revanche à St^enkastïiid. La pabt de Jassjr (17&2) agoute de tiotiteatiJÉ âvittitatgés à tmt qoÈ le ttaif é de Kakardji âreait déjà âésm^i^ à lâ Htissie.

A iiîesure qtté j'avance dëité de Précis, les impTei^- «îôhs pénibles que j'ai éprotivées eu en f^etrâ^tot ïes Sanglants événemétits sembleraiefûf detoijf s'ttséf ; je ÏCÈ setis au cCŒttraîf e r^doùblei' m ce riïoWïetrf 6û j'ai 4 parfei' des gf andei^ guetter de la Révoltiticfu français* et de l'ÊmpiïB. Jusqu'ici nous dVîolis vu lés ^itmé^ nients les plus considérables s^élevet àûx nointbrô'â, déjà énotmes, de 3fOO,«Off, dé 400,00«r koïùïnes. Cefsr chiffres seront désotmd& dépassés. Notis âlloni^ Voir les armées pérïnanênfes prendre dé éonâïïurîs accroissements , et arriver à ces proportions effrayantes quij dans l'espacé d'une vingtaine d'an-* nééS^ tripleront la dette des principaux Etats étitty* péeni^.

ÂGGROissEuiarr un Audoi permanentes lii

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