‹ De la haute éducation intellectuelle (volume 2)Chapitre 24 sur 107 · I.HTTRM V, m GRANDS MTTKIUTIIRJ2 CMSS1QUK · texte numérisé non relu

I.HTTRM V, m GRANDS MTTKIUTIIRJ2 CMSS1QUK

l'élan de* Ame» émues, ravies, enivrées pur les splendeur» du vrai, du beau et du bien, qui, après le» prophète» sacré», directement, inspirés de Dieu lui-même, Ta plu» connu que nos grand» génies classique»? Je n'aurais qu'ft ouvrir leur» ouvrage» Immortels, pour vous indiquer du doigt 1rs pages où passe en souille puissant qui nous fait tressaillir encore après tant de siècles ; mais puissant, parce que, dans leurs plus ardents transports, leur Aine est encore gouvernée par cette haute et profondo raison qui n'abandonne jamais ie vrai génie.

De là, je le répète, ces grands caractère» de lu littérature classique, qui vous Feront peut-être comprendre, quand nous les aurons rapidement parcourus, pourquoi j'ai dit tout il l'heure celte parole, dont vous avez été peut-être un pou surpris, que les hommes de génie étaient eu quelque *orto le» prophètes de l'esprit humain, comme 1ns auteurs inspirés ont Mo les prophètes de l'esprit divin.

Le premier de ces caractères, c'e»l VuniUr> l'unité du génie, de la vérité, de la raison, Tous cch grands hommes wnt vraiment, malgré les différence» de temps et de lieux qui les séparent des esprits de la même famille ; pour vous on convaincre, prenez les deux extrémité» de cette longue

chaîne d'hommes éminents: Homère et Hossuot, Virgile el Pénelon ; c'est partout la mémo raison haute et forte, la mémo sensibilité noble et douce, la même imagination riche et pure, le mémo langage élevé, clair et harmonieux ; lauf l'accent chrétien et les révélations de la loi, éclairant, purifient, embrasant Fénelon et Uossuot de lumières inconnues h Virgile et à Homère.

I*e»eeond de ces caractère», c'est V immutabilité* Toula beaucoup changé dans le monde depuis Homère; toutes les institutions, toutes les Tonnes de la soclélû, au sein desquelles le» grandes littératures se sont produites, ont disparu et no sauraient plus revivre. Cependant, ce» grandes

formes littéraires sont restée3 toujours belles, toujours vivantes ; elles demeurent immuables comme le bon sens ; et bien parfois que, à certaines époques de trouble intellectuel, des esprits aventureux, amoureux du changement, aient essayé de s'insurger contre elles, ces tentatives ont échoué: la littérature classique est redevenue la maîtresse du monde, le trésor des enseignements de la sagesse humaine, la source des plaisirs nobles et purs de l'esprit. On a beau faire, on ne prévaut pas contre les lois éternelles de la pensée et de la parole humaine, de môme qu'on ne fera jamais vivre et durer des œuvres faites à rencontre de ces lois.

Le troisième caractère, c'est la souveraineté, souveraineté paisible, sans faste ; force pacifique qui domine par ellemême comme le génie: au fond, souveraineté toujours reconnue et indiscutable, si bien que le parallèle ici est môme impossible, et que, parmi les plus ardents adversaires des littératures classiques, nul n'oserait mettre un des novateurs modernes quelconque au-dessus des grands hommes de nos grands siècles.

Le quatrième caractère, c'est Y universalité. La littérature classique, après avoir parlé les langues des trois peuples dont L'influence a été la plus générale, parle maintenant toutes les langues : c'est elle qui inspire plus ou moins tous les hommes de génie dans le monde civilisé ; tous se forment ou se sont formés à son école, car, dans toute l'Europe, toute éducation libérale repose sur elle; tout ce qui s'écrit de raisonnable et de beau, tout ce qui se dit d'éloquent, vient de cette source supérieure du génie et du bon sens ; car ce qui fait précisément le trait caractéristique de cette grande littérature, c'est cette admirable alliance du bon sens et du génie.

Le dernier caractère enfin, c'est la perpétuité. Depuis Moïse* qui est le plus ancien des écrivains, qui a recueilli

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