LETTRE VIII. — CONDUITE DBS ÉTUDES LITTÉRAIRES
au moins un conseiller municipal qui aspire à la réputation d'orateur et veut gouverner la commune, y compris TEglise, recelé et le cbâteau, il importe plus que jamais qu'un honnête homme bien élevé et instruit sache s'exprimer convenablement sur chaque chose. Il est désirable qu'il se trouve là un homme désintéressé, de bon sens, et capable, qui empêche le brouillon du pays de prendre le haut bout de la conversation et de tout enchaîner, contre les intérêts des familles et de la commune.
Cest sans cesse que de telles occasions se présentent dans la vie, et c^est ce que ne savent pas assez ceux qui disent : « A quoi bon des études solitaires, qui ne serviront jamais ni à moi ni à personne ?» La vérité est qu'il n'y a peut-être pas un jour dans la vie où Ton ne puisse tirer parti de son instruction, de son talent, de sa valeur personnelle, si on a une valeur personnelle.
Mais, indépendamment des résultats donnés par Fétude an point de vue des relations avec les autres hommes, quel avantage ne trouve-t-on pas à se passionner pour des choses belles, vraies, grandes ? Et l'élude ne serait-elle pas une bonne chose, quand elle ne servirait qu'à captiver Timagination et à distraire le cœurî De plus, et à un point de vue supérieur encore, je crois que toute étude faile dans un but élevé etdans le sentiment vif et sincère du vrai, du bien et du beau, amène la paix de l'âme, rend Tesprit plus religieux, et sert à la vie chrétienne elle-même. Voilà donc, mon cher ami, pourquoi je désirerais tant voiries hommes de votre âge, et tous les hommes de loisirs s'occuper sérieusement d'études littéraires; et voilà aussi sur ces études quelques conseils, entre beaucoup d'autres, qu'on pourrait donner : conseils simples et d'une application facile pour tout homme qui a du temps et de la bonne volonté, et qui sent le besoin de ne pas rompre avec ces éludes que l'antiquité a si bien nommées les Humanités^ parce
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qu'elles rendent plus homme, et que par elles seolem conserve cette fleur d'urbanité et d'attidsme qui fi hommes cultivés et les peuples polis.
Vous comprenez maintenant, mon ami, pourquoi suis étendu comme je Tai fait sur cette grande étad Lettres.