LETTRE XXV. — ÉTUDE DE L'APOLOOÉTIQDB
Uanisme, de Mgr Affre, Irès-court et très-clair petit volame.
On peut joindre à ces ouvrages les Conférences de Mgr.Wiseman, sur V Accord des sciences et de la révélation;
Balmès : son très-remarquable ouvrage sur le Proies^ tantisme et le Catholicisme comparés;
Et le docteur Dôllinger : Christianisme et Paganisme comparés.
Qu'on me permette de citer ici, à côté de ces noms plus célèbres, un ouvrage récent, peu connu encore, mais excellent, d'un de mes diocésains, un laïque, M. Baguenault de Puchesse, qui est lui-même, pour notre ville d'Orléans, un exemple des éludes que je recommande ici : Le Catholi^' cisme présenté dans Vensemble de ses preuves.
Puis, parce que les restes du voltairianisme traînent encore au milieu de nous, et que beaucoup d'hommes de notre siècle sont attardés dans le dix-huitième siècle, il peut être bon de relire quelques apologistes de ce temps-là : le Catéchisme philosophique de Feller; les Helviennes de l'abbé Barruel ; Bergier ; Le Comte de Valmont^ et surtout les Dissertations de M. de la Luzerne; elles Lettres de quelques w7s,par Tabbé Guénée.
Il ne faut pas oublier les grands et illustres apologistes du XVII* siècle : alors déjà se faisait entendre le bruit sourd d'impiété que signalait Fénelon. Les Pensées de Pascal (édition de Dijon), les Pensées de Descartes, le Christianisme de Bacon , et V Esprit de Leibnitz, publiés par M . Émery ; le Discours sur rilistoire universelle, grand ouvrage à la fois de philosophie, d'histoire et d'apologétique, la deuxième partie surtout; et enfin Fénelon, surtout les deux premiers volumes du Christianisme présenté aux gens du monde. Voilà des livres courts, admirables, écrits par les hommes du plus grand génie, et qu'il est absolumei^t nécessaire
I4f Lrmcs A or boise i>r w»ra.
qa'an homme du monde nignore pas, à moins qn*il ne Teoille tout Ignorer,
Et ponrqaoî enfin quelques hommes pins instruits, quelque% chrétiens plus courageux n*essaieraient-ils pas de remonter jusqu'à Tapoiogétique primitve, et d'étudier comment le christianisme fut attaqué et défendu dès Torigine? On verrait que bon nombre d'objections qui se donnent comme nouvelles sont bien vieillies ; et malgré certaines discussions de circonstance dont Tintérét a diminué pour nous, Tapologétique ancienne paraîtrait souvent dater d'hier, tant elle répond encore à certains incrédules d'aujourd'hui. Voltaire par exemple, n'est souvent pas autre chose que Celse parlant français; et Origène {Contre Ceîse^ édit. Mignc) peut souvent suffire contre les vollairiens.
Eusèbe de Césarée (Démonstration évangélique^ et Préparation évangéliqîie^ édil. Migne), si intéressant, est peutêtre, pour quelques-uns, trop savant.
Mais les Apologétiques de TertuUien et de saint Justin, voilà des œuvres d'une admirable èJoquence et d'un intérêt qui no vieillit pas.
1.08 huit volumes de M. Tabbé Freppel sur les Pères apostoliques, les Prc7niers apologlnes, saint Justin^ saint M- W('(', TcvhilUen, saint Cyprien et Clément d'Alexandrie, sont uno oxcollento introduction à Tétude de ces premiers monuments do la tradition chrétienne, et j'en recommande la looturo. Je ne sais rien dans notre langue de plus instructif à lire sur les Pijres et la primitive apologétique. On peut choisir onlro ces volumes, selon que le nom ou le titre attirora davanlago.