‹ De la haute éducation intellectuelle (volume 4)Chapitre 16 sur 75 · LETTRE VIII. - CONDUITE DES KTUDES LITTÉRAIRES · texte numérisé non relu

LETTRE VIII. - CONDUITE DES KTUDES LITTÉRAIRES

On pourrait encore ne lire, dans un grand génie qui a écrit dans plusieurs genres^ que les ouvrages qui se rapportent au genre qu'on étudie soi-même plus spécialement. Voilà Cicéron, par exemple, grand rhéteur, grand orateur, grand philosophe, grand écrivain épistolaire. On pourrait n'étudier que ses œuvres de rhétorique, ou ses discours, ou ses traités philosophiques, ou ses lettres. Mais avant celte étude partielle, il serait bon de lire dans Tédition de M. Le* clerc, par exemple, la Vie de Cicéron par Plutarque, Tbisloire littéraire de Cicéron par l'éditeur lui-même, puis les chapitres de Bossuet, Discours sur Vhistoire universelle^ et de Montesquieu, Grandeur et décadence des Romains, qui remettraient sous les yeux Thistoire générale du siècle de Cicéron ; après cela, les sommaires mis en tête des œuvres qu'on veut étudier ; et enfin, ces œuvres mêmes.

De même pour saint Augustin, lisez telle ou telle partie que vous voudrez de ses œuvres, soit les Confessions et les Soliloqîies, soit, si vous avez ce courage, la Cité de Dieu, soit quelques-uns de ses traités philosophiques, mais en ayant sous les yeux son histoire par M. Poujoulat, et V Étude philosophique sur ses œuvres par M. Nourrisson. — Voilà des exemples d'études restreintes, mais très-étendues encore et très-fécondes.

3<> Voici maintenant un travail plus étendu que le précédent, mais facile néanmoins, très-intéressant et très-fructueux. Ce serait de choisir pour objet de vos études toute une école d'écrivains, ou un grand genre littéraire, Tépopée, par exemple, ou la tragédie, ou l'éloquence, et puis lire successivement, et en les comparant entre eux, les grands poètes épiques ou tragiques, ou les grands orateurs des grands siècles et des grandes nations. Quand vous ne feriez que cotte part à vos études littéraires, assurément elle serait belle, et pourrait fournir longtemps à votre ftme, à votre esprit, à votre style, de solides aliments.

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Vous donc qui dites que vous n'avez rien h faire, eh bien ! lisez par exemple les quatre ou cinq grandes épopées qu*à produites l'esprit humain : Vltiadey VOdyssée, VEnëide, la Divine Comédie^ le Paradis perdu, la Jérusalem délivrée. Lisez cela dans une tinnée, la plume à la main, avec réflexion, comme je dirai tout à Theurc qu'il faut lire, et à l'aide des critiques et des historiens qui pourront vous faciliter l'étude de ces poèmes. Est-ce que cela n'en vaut pas grandement la peine? est-ce que ce serait sans charme?

Ou bien prenez les trois grands tragiques grecs, Eschyle, Sophocle, Euripide ; lisez les chefs-d'œuvre qui nous restent de ces grands poêles, et comparez-les ; et si vous voulez pousser plus loin cette étude d'un grand art, après avoir étudié l'art tragique des Grecs, étudiez l'art des modernes : d'abord notre tragédie française, fille de celte tragédie grecque, puis, dans les plus belles œuvres de Shakespeare et de Schiller, la tragédie anglaise et la tragédie allemande, si différentes de la nôtre et de celle des Grecs. Comparez ces diverses scènes, ces divers arts, toutes ces situations, tous ces caractères, et cherchez à reconnaître, sous des faits, des costumes et des langages si variés, l'éternelle unité et l'inépuisable richesse de Tâme humaine. Est-ce que vous n'aurez rien appris ? Est-ce que vous aurez mal employé vos loisirs?

De même si, pendant un certain temps, vous vous mettiez à lire les principaux chefs-d'œuvre oratoires de Déniosthènes, de Cicéron, de saint Chrysostome et de Bossuet, de Bourdaloue et de Massillon, auriez-vous perdu votre temps?

Je conseille fortement les études comparées. H y a toujours un grand attrait dans les parallèles. Je sais qu'en histoire ils peuvent être quelquefois forcés, et que l'ingénieux Plutarque, par exemple, s'est un peu joué dans ses rapprochements. Mais en littérature, en critique, c'est autre chose, et on ne peut que trouver un profit et un charme de plus

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dans do toiles étudos. Que» si vous n'avez pns le couragft de comparer de si grandes œuvres, choisisse z oi conipan z des morceaux, des pages dctadiées ; par exemple : le Tarlare et les Champs-Elysées dans Homère, XI' chant de VOdyssà' ; et dans Virgile, le VI» livre de VLnéide ;ei dans Féiielon, les livres XVIlI-XIX*du Télémaque; — ou bien la louchante dèprécaiion de Philoctète à Néoptolème, dans Sophocle et dans Fénelon, autre parallèle; — la péroraison de Bossuct [Oraison funèbre du prince de Condé) et celle de sainl Grégoire de Nazianze (Oraison fnni'bre de saint Basile), eic,^ etc. 40 Quelque chose de plus grand que ce que je viens d'indiquer, et néanmoins de très-précis et de très-ci rconscrit dans son étendue, ce serait, mon cher ami, de se proposer, pendant plus ou moins de temps, S'^lon ses loisirs, l'étudo d'un grand siècle littéraire, soit le siècle de Périclès, soit le siècle d'Auguste, soit celui de Louis XIV ; ayant soin toutefois de lire, pour se faire une idée d'ensemble, au moins une histoire abrégée de toute la littérature dont on n'étudierait qu'une époque ; car je n'admets guère, pour ma part, qu'on puisse étudier utilement une partie d'un tout quelconque, sans avoir une connaissance au moins sommaire du tout, de ce qui précède et de ce qui suit la partie dont on s'occupe* Une époque littéraire étant donc choisie, eh bien l qu'on lise et qu'on étudie successivement les plus illustres auteurs de ce temps, dans les différents {;enrcs de littérature.

Vous voulez, par exemple, entrer en commerce avec les grands esprits de la belle époque du génie grec. Eh bien ! je vous conseillerai de commencer d'abord par les poètes : Eschyle, Sophocle, Euripide, Pindare, vous aidant dans ces lectures de VÈssal sur les tragiques grecs, de M. Patin, et du beau volume de M. Villcmaiu sur Pindare. Ce serait déjà là une lecture du plus h:iut intérêt.

Voulez-vous alb.T plus loin dans ces lectures? Prencx ensuite les hislorienç : Hérodote, Thucydide, Xénophon.

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Et cela fait, il vous reste encore les œuvres de Platon et d'Aristotc, où vous pouvez à votre gré choibir tel dialogue ou tel traité de premier ordre.

Est-ce aux écrivains du siècle d'Auguste que vous auriez résolu de consacrer vqs loisirs? Vous pouvez de même lire d'abord Virgile, Horace, Ovide; prenez ensuite, si les historiens et les philosophes de Rome vous agréent, Salluste, César, Tite-Live, Tacite, Cicéron ; puis les deux Pline et les deux Sênèque.

Ou bien est-ce le grand siècle de Louis XIV que vous voudriez étudier et connaître, et la belle langue française de ce temps-là? Oh ! voilà assurément une grande, noble et féconde étude à essayer ! Certes, ici, les grands ëcrivaios abondent. Vous pouvez lire d'abord (lorneille et Racine, Boileau,La Fontaine.Pourcette étude, la partie du lycée de La Uarpe, qui se rapporte à ces auteurs, vous serait fort utile, ainsi que le cours de littérature de M. Saint-Marc Girardin, et aussi celui de Frédéric Schlegel. — Vous avez surtout dans Bossuet et Fénelon, dansBourdaloue et Massillon, la plus riche source de lectures et d'études. Pour l'étude de Bossuet et de Fénelon, des secours très-précieux sont la vie de ces deux grands hommes, par le cardinal de Beausset,et V Histoire littéraire de Fénelon^ par M. Gosselin. Prenez après cela les Pensées de Pascal, La RochefoucauH, La Bruyère. — Vous avez enfin M'»« de Sévigné et M""' de Maintenon. Voilà donc encore un autre et très-beau plan que vous pouvez vous faire, une autre et très intéressante manière d'étudier.

Croyez-vous, mon ami, qu'un jeune homme, qu'un homme de loisir qui se dirait : a 11 faut que j'arrive à connaître à fond la littérature du xvn« siècle; et pour cela je vais, cette année ou en deux ans, lire d'abord une bonne histoire de ce grand règne ; puis lire les grands poètes de ce temps-là, puis les grands prosateurs, historiens, philosophes, ora-

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leurs; > qui le dirait et qui le ferait, croyez-vous que cet bomme ferait là une œuvre vaine, et n'arriverait pas bientôt par là à une grande culture d^esprii? Et toutefois, qui empêche de faire cela? Pourquoi si peu, si peu le font-ils? ya-t-on pas tout le xvii* siècle sous la main dans toutes les bibliothèques? Ce qui manque, ce ne sont ni les livres, ni les hommes de génie, ni les grands maîtres ; ce sont les disciples, les disciples sincères, appliqués, laborieux.

5» Enfln, voici une autre méthode d'éludés, maisgraTide, vaste, complète, qui ne peut convenir, évidemment, à la généralité des esprits, mais que je conseille, pour ma part, sans hésiter, aux esprits laborieux et courageux, aux véritables hommes d'étude. Ce serait de prendre une littérature, la littérature française, par exemple, ou la littérature anglaise, si on sait l'anglais, ou une des littératures anciennes, el de l'étudier successivement à toutes les époques de son histoire, et selon la grande méthode critique, c'est-à-dire en s'aidant, pour rintelligence de chaque auteur, de tous les renseignements biographiques, historiques, philologiques., littéraires ; en ne lisant toutefois, cela est toujours sousentendu, que les grands et bons auteurs, ceux qui renrésentent dignement une époque. Oui, c'est là, sans contredit, une grande et belle élude, un travail plein de charme ; c'est suivre tout le progrès et lout le développement du génie d'une nation ; c'est se donner le plaisir de connaître tout ce qu'un peuple, une civilisation a produit de plus élevé etde plus beau; et je n'hésite pas à dire qu'un homme qui ferait ce travail, comme il peut el devrait être fait, avec quelque profondeur, donnerait par cela seul à son esprit une étendue, une élévation el une force rares, — et un homme qui aurait fait un tel travail serait digne assurément de voir s'ouvrir devant lui les portes de rinstitut.

Voilà donc, mon cher ami, quelques plans et quelques choix d'études qu'on peut faire entre beaucoup d'autres. H. É., m. 7

L'important est de choisir/de bien choisir, de ne pas rester îneertain, indécis, oscillant, sans savoir que faire; puis, le choix fait, de se mettre à Tœuvre. — Maintenant, comment étudier ce qu'on aura choisi, et à quels travaux personnels s'exercer, pour parvenir à tirer profit de ses lectures et de ses études ?

Je vais essayer encore d'être aussi précis, positif et pratique que possible.

4» Quoi qu'on étudie, quoi qu'on lise, il est absolument nécessaire de ne pas s'arrêter en route, de finir ce qu^on a COMMENCÉ, d'aller Jusqu'au bout, du commencement à la fin. Lire autrement, passer d'un livre à un autre, ou ne faire que parcourir un livre, c'est une manière infaillible de perdre son temps.

Bossuet était de cet avis, et il le mettait en pratique dans l'éducation du Dauphin :

« Nous n'avons pas jugé à propos de lui faire lire ses au- « leurs par parcelles, c'est-à-dire de prendre un livre de « VEnéide ou de César séparé des autres. Nous lui avons fait « lire chaque ouvrage en entier, de suite et comme tout « d'une haleine, afin qu'il s'accoutumât peu à peu, non à «r considérer seulement chaque chose en particulier, mais à « découvrir tout d'une vue et dans l'ensemble, avec le but « principal d'un ouvrage et l'enchaînement de toutes ses « parties, étant certain que chaque endroit ne peut s'en- « tendre clairement et ue parait avec toute sa beauté qu'aux « regards de celui qui a considéré tout l'ouvrage, et en a « pris tout le dessein et toute l'idée. » ( Bossubt, De ln$Ui. Delphini.)

S* Lire, ce n'est rien, je ne saurais trop le redire : ure AVEC RÉPLuioif , c'estrà-dire étudier ce qu'on lit, s'en rendre

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compte, cela seul est un trayail utile, et offre un réel intérêt, un profit ftèrieux. Pour cela, il est capital de bien voir le fond des choses dans ce qu'on lit, de le résumer, de l^analyser, d'en bien posséder Tensemble et les détails, et enfin d'en porter un jugement. Il faut, en un mot, quand on a lu un ouvrage, le savoir. Pour cela, il importe de prendre DEf; :^0TBs en lisant, et quand la lecture est achevée, de résumer et de rédiger son Jugement.

Ainsi, quel est le but, la pensée fondamentale d'un discours, d'un plaidoyer, d'un poème ou d'un drame? Vaetion marcbe-t-elle ? Les preuves sont-elles solides? Vintérét se soutient-il? Les incidents se rapportent-ils à Tobjet, au but principal? Les épisodes ont-ils de l'intérêt et de l'ii-propos ? Que penser des divers personnages, des caractères^ des ficiUms poétiqueSy du style, etc. ? Voilà ce qu'il faut se demander et à quoi il faut savoir répondre avec justesse et certitude. Quelle que soit l'œuvre à critiquer, à analyser, on doit se faire, avec les modifications convenables, des questions analogues. En un mot, il faut toujours résumer une étude dans un jugement, et formuler par écrit ce jugement»

Cet esprit d'analyse est une habitude souveraine à acquérir : autrement, tout glisse dans l'esprit, comme de Teau dans un crible. Et cette habitude s'applique à tout, nonseulement à la lecture d'un grand ouvrage, mais à un discours, mais, j'irai jusque-là, îi un article de revue, k une polémique de journal. — Il y a des gens qui se laissent absolument mener par leur journal, et qui sont même tou*^ jours de l'avis du dernier article qu'ils ont lu, comme ce personnage qui, après avoir entendu un avocat, disait : « En vérité, celui-ci a raison ; » et après avoir entendu l'autre avocat : « En vérité, celui-là n'a pas tort. » Il est de fait qu'il y a une foule de gens qui en sont là. — Eh bien ! je dis qa'il faudrait appliquer aussi l'esprit d'analyse, de réflexion et de jugement, à la polémique des journaux, —

car ceux qui ne lisent rien lisent au moins les journaux, — quand la polémique en vaut la peine. Voilà une question grave, qui préoccupe tous les esprits, sur laquelle les journaux discutent avec ardeur; par exemple, en économie politique, la question du libre Échange; en politique, la question des DucMs; dans un autre ordre de choses, rinstruction primaire gratuite et obligatoire. Ëh bien! les vaines paroles mises à part, quels sont les vrais arguments pour et contre? Résumez-les, par 4% 2% 3% avec la rigueur scientifique de saint Thomas, et ensuite discutez-les: vous aurez bientôt analysé et jugé une polémique, et vous aurez une opinion personnelle, au lieu d'être mené. Seulement, vous aurez souvent lieu d'être effrayé de la quantité d'inepties et de mensonges qui se débitent chaque jour et sont acceptés dans notre pays et dans tout pays. Et même quand vous no faites que lire les articles détachés que chaque jour apporte, pour que cette lecture ne soit pas vaine et ait une utilité, ayez à la main, en lisant, un crayon rouge ou bleu, et notez, au passage, ce qui vous frappe. £n un mot, il est capital d'accoutumer son esprit à ne glisser légèrement sur rien de ce qui mérite une réflexion.

3» Ce RÉSUME, quoique sommaire, doit néanmoins être COMPLET, et ne rien omettre d'important. S'attacher avant tout aux pensées fondamentales, aux idées mères, à ce qui est le vrai plan d'un livre, d'un discours^ d'un poème, d^un drame ; descendre de là aux idées particulières, aux détails, aux épisodes; et enfin au style, qui pénètre et soutient tout; voilà ce à quoi il faut tout d'abord, et quoi qu'il en coûte, accoutumer son esprit, quand on se remet aux études. Gela demande d'abord un effort : facilement l'esprit se rè(>and dans une lecture; il a plus de peine à se replier sur luimême pour la réflexion. Mais ce travail, je Tai dit, est indispensable, et en cela comme en tout le reste« l'habitude fàci* lite tout. On en vient même bientôt, quand on s'est plié

4U LBTTRB8 A U» H0MII8 DU IfONDB.

Pulckrum caput, cerebrum non habet! Ce sanctuaire est digne de celui qui Thabite *•

S'' Ce que je viens de demander plus haut , c*est lb travail PBRSONNBL qu'il faut faire sur ses lectures. Mais il y a d'autres travaux, infiniment utiles, qu'il est nécessaire de faire aussi, à l'occasion et au moyen de ses lectures, pour en tirer un sérieux profit.

J'ai parlé de la traduction et des extraits ; je n'y reviens pas ici : vous en avez reconnu la nécessité. Mais je veux dire aussi quelque chose sur un point capital, la Composi^ tion. De même que je conseille à tout le monde de lire et d'étudier, je conseille aussi à tout le monde d'écrire. Vous vous récriez ? Mais entendons-nous ; comprenez-mot bien.

Je n'entends pas» en disant ceci, faire de chacun un auteur, et ce que je dis ne signifie pas : « Ecrivez pour le public. » Mais il est nécessaire au moins que chacun écrive et compose pour soi-même. C'est le travail de la composition qui donne le plus d'activité et de fécondité à l'esprit ; c'est aussi en écrivant qu'on apprend le mieux à parler.

Mais il est capital de bien entendre ce conseil. Le travail de la composition^ comme celui de la lecture, ne sera rien» ou ne sera qu'une effusion stérile, s'il n*est pas bien conduil et bien gouverné.

Pour composer utilement, que faut-il donc? Plusieurs conditions que je vais simplement exposer ici.

a. Il faut d*abord choisir un sujet de composition, vrai» simple naturel, qui soit pris dans un ordre de choses et de pensées où votre esprit entre facilement, qui aille à vos habitudes intellectuelles, à la trempe de votre caractère.

* Pu Q*ett pas bMoIn de redire ici que je n'entends nullement con* damner la cbasse, ni les chasseurs. Ce que je blâme, c'est la chasse de- Teaant roccupation dominante et le travail d*une vie, comme chez ceux dont parle Bossaet, d*après un ancien : Quorum venatus maximus lahor 9iU

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