‹ De la haute éducation intellectuelle (volume 4)Chapitre 21 sur 75 · LETTRE X. — MÉTHODES D^ÉTUDES PHILOSOPHIQUES · texte numérisé non relu

LETTRE X. — MÉTHODES D^ÉTUDES PHILOSOPHIQUES

^QieDi Vâme^ en particulier; j'indiquerai surtout : De la vie i

^^in: par M. Henri Martin, et Ulmtnortalitéy la Mort et

ii]e# par M. Baguenault de Puchesse; ouvrages où ce

, 01-. sujet est considéré tour à tour sons tous ses points d

et les objections modernes solidement disculées e (,jii\t tées. Étudiez après cela la Connaissance de Vâm

^^j^ftijs P. Gratry. Assurément, de telles études ne peuvent

,^^\(c- quer de vous laisser encore une multitude de lumièr

le lûu* I^ grande question de Tftme, de sa nature et de ses

:;iil ^ liées.

Si vous voulez pousser plus loin vos études sur c .. \j^ là encore Tantiquité vous présenterait de belle pa^

^^.jK exemple, le Songe de Scipion^ dans la République d

,<^^ ron; le Phédon de Platon, son plus beau dialogi

être ; et après avoir entendu les raisonnements du Tantiquité près de mourir, pour se confirmer croyance à la vie future, et avoir vu les efforts, qui / défaillants, quelquefois triomphants, de Platon, ] montrer cette grande vérité, revenez aux auteur méthodes plus modernes; ouvrez, par exemple, s; i mas : voyez la logique rigureuse, précise, mélhod 2^ prises avec le même problème, lisez toute la sérl

duclions par lesquelles saint Thomas {Somme i i ^ GentilSy lib. III, ch. xviu-XLvm) arrive à conclure

^^ licite dernière de Vhomme n'est pas dans cette

dans Tautre; et constatez ce que les arguments en force et en précision avec la raison chrétien i^ \ enfin une démonstration toute moderne de la mé

^'^' une dissertation du cardinal de la Luzerne, une

i " de M. Frayssinous, le magnifique discours du ] i

Vr^'l carthy sur le même sujet, et voyez encore toute

"àe-

que les preuves ont subie, et comment les pri sortis de ce travail successif de Tesprit humain ir^' finis, simplifiés, invinciblement éclaircis par

iiy t.

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gisteSf et vous vous serez donné une de ces jouissances in* tellectuelies les plus vives et les plus foi*tifiantes que l*ètude puisse offrir.

Ces deux exemples suffiront à montrer comment, après avoir fait une première étude, et pris, dans un auteur élémentaire, une vue d'ensemble sur la philosophie et l'histoire de la philosophie, en pourrait aborder successivement, les unes après les autres, dans les grands auteurs, les grandes questions qui dominent toute la philosophie. Il serait facile en efTet de se former, sur les questions de la Morale ou de la Logique^ un plan d'études analogues à ceux que nous venons de proposer pour la Théodicée et la Psychohgie.

Sur tout cela , veut-on faire enfin le travail de tous le plus fructueux? C'est, après un tel examen des questions, de prendre la plume et de les Irailer soi-même. — Tai connu un père qui , refaisant lui-même sa philosophie pour l'enseigner à son tils, suivit cette méthode, et s'en est bien trouvé, comme père, comme écrivain, comme chrétien.

3» Ce travail suivi et méthodique sur les grandes questions philosophiques est une excellente manière d'étudier^ assurément. Il est un troisième travail encore, très-utile aussi, surtout s'il a été précédé de l'autre ou s'il raccompagne : je veux dire la lecture méditée des plus beaux ou-> vrages philosophiques, tels que ceux dont j'ai déjà indiqué les titres dans la première partie de cette lettre : les Mémoires de Xénophon, les TusculaneSy le De Officiis de Clcéron, ses courts et délicieux traités sur VÂmitiéeX sur la Vieillesse^ les traités et les lettres philosophiques de Sénèque, les Confessions et les Soliloques de saint Augustin, le Monologium et le Proslogium de saint Anselme, Vitineru^ rium mentis ad Deum de saint Bonaventure, \e^ Méditations de Descartes, celles de Malebranche, les Pensées de Pascal, la Connaissance de Dieu, par Bossuet, VExistence de Di>ir,

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