‹ De la haute éducation intellectuelle (volume 4)Chapitre 27 sur 75 · LETTRE XI. — PHILOSOPHIE AU POINT DE VUE RELIGIEUX · texte numérisé non relu

LETTRE XI. — PHILOSOPHIE AU POINT DE VUE RELIGIEUX

Thomas? Un travail philosophique sur les dogmes; il les ëtahlit d'abord par leurs preuves propres, par Taulorité, par les textes, par TÉcriture et la Iradilioo ; et toujours à ces démonstrations il ajoute Targument philosophique ou de raison. Puis, après avoir établi le dogme, il le scrute, il le fouille pour ainsi dire, il le pénètre dans toutes ses protondeurs, afin d'en tirer par le travail de Tintelligence tout ce qu'il recèle dans sa formule. Et il ne se contente pas d'étudier ainsi les dogmes isolément, l'un après l'autre; il en examine l'enchaînement et les rapports, le système pour ainsi dire; il les éclaire les uns par les autres, et c'est ainsi qu'il élève enfin ce monument admirable, chef-d'œuvre du génie philosophique et théologique, la Somme de théologie.

Ce que saint Thomas a fait avec toute la rigueur des formules et tout l'appareil scientifique de l'école, les Pères l'avaient fait avant lui^ dans leur style plus libre et plus httéraire. Soit qu'ils attaquent le paganisme et l'hérésie, soit qu'ils défendent la divinité du christianisme dans leurs immortelles apologies, soit qu'ils eiiposent simplement les dogmes, et qu'ils entrent dans leurs profondeurs pour en développer des trésors de vérité et de lumière, jamais ils n'oublient d'être philosophes; toujours, au contraire, c'est à la philosophie qu'ils demandent de corroborer leurs preuves théologiques; toujours c'est la foi cherchant à comprendre, fides quœrens intellectum, afin de mieux admirer. Si les Pères de l'Église n'avaient pas été philosophes, ils ne nous auraient laissé ni ces magnifiques expositions de doctrine qui montrent les dogmes divins justifiés par euxmêmes, comme dit l'Écriture : Judicia Domini vera^ justificata in semetipsuy ni ces triomphantes apologies, qui nous ont tracé la méthode et la voie que nous suivons encore.

Comment saint Athanase, par exemple, eût-il pu défendre, comme il le fit, le dogme de la divinité du Verbe contre

i*erreur d'Arius, si la science philosophique lui eût fait défaut? Cette erreur, sans doute, naissait elle<même d'une mauvaise philosophie, de cette incurable sophistique de l'esprit grec : mais qu'y faire? Quel pouvoir humain pourra supprimer en ce monde la sophistique? C'est précisément parce que la mauvaise philosophie enfantait les hérésies, qu'il fallait que les Pères fussent armés d'une bonne philosophie pour les combattre.

Sans la philosophie, d'ailleurs, la science théologique même n'aurait pu se constituer ; elle n'aurait pas eu son langage ; car ces mots d'Etre^ de Substance^ d'Essence^ de Nature, de Personne^ d'Accidents et d'Espèce^ de Matière ei de Forme, et tant d'autres qu'elle emploie sans cesse, sont de la langue de la philosophie en même temps que de la sienne.

Il est donc bien manifeste que la philosophie et la théologie se pénètrent réciproquement^ et que la philosophie est absolument nécessaire à quiconque veut entrer avec quelque profondeur dans la science de la religion.

Mais un tel travail, mon cher ami, une telle étude sur la religion, est-ce exclusivement Fœuvre des théologiens de profession, et croyez-vous qu'un laïque instruit, distingué, surtout s'il est de ceux qui se sont voués ici-bas à la défense de l'Eglise, ne pourrait être admis à le faire, pour sa part et selon ses forces? Et croyez-vous qu'il puisse y avoir une étude plus belle, plus élevée et plus attachante pour l'esprit, pour le cœur, pour l'âme tout entière ? Non, sans doute.

Mais , évidemment , un tel travail demande un esprit formé par la méthode philosophique^ et familier avec les plus hautes questions de la philosophie. Voilà donc pourquoi, aux laïques mêmes, aux laïques éminents qui veulent étudier avec quelque étendue et quelque profondeur la religion, soit pour les jouissances d'esprit et d'âme qu'ofTre

LETTRE XII. — IfÉCBSSITÉ DU TRAVAIL. 474

une telle étude, et pour tes consolations profondes que le cœur y trouve, soit pour défendre avec plus d'autorité la religion, voilà pourquoi, dis-je, les éludes philosophiques, indépendamment de tous leurs autres avantages, sont ahsolument indispensables ; et d'autant plus qu'on vit dans un siècle où la philosophie et la religion sont plus attaquées.

DOUZIÈME LETTBE

Sur le travail. — Nécessité du travail.

Mon cherami^

Je n'irai pas plus loin dans ces conseils sans répondre k une pensée dont je vous trouve sans cesse préoccupé.

J'avais k peine commencé à m'entretenir avec vous des^ diverses études dont je songeais à vous indiquer le programme, que de suite je vous ai vu tout effrayé.

Vous m'avez dit tout d^ahord : « Etudier, et comme vous voulez qu'on étudie, avec réflexion, avec suite, la plume à la main, les littératures anciennes et modernes, grecque, latine, française, les littératures étrangères aussi, la philosophie, une philosophie élevée , solide, chrétienne, puis l'histoire, puis la religion, et tout cela non pas seulement poar en faire une simple occupation des loisirs, mais pour élever son esprit , améliorer ses facultés, pour se rendre atile, pour se mettre en état de mieux remplir ses devoirs, comme homme, comme chrétien, comme citoyen^ comme père de famille : tout cela, c'est un travail, c'est le grand, le sérieux travail. Mais est-ce donc qu'on y est rigoureuse-

47S LETTRES A UN HOMMB DU MONDB.

ment obligé ? L'étude sérieuse a des avantages sans doute, on ne peut le nier ; mais elle a aussi sa peine, ses fatigues ; elle assujettit, elle demande reffort, elle contrarie le cher et juste penchant de Thomme au repos. Eh bien ! une telle étude, si sérieuse, est-elle donc nécessaire? Le travail est-ii un devoir ? Et ne pourrait-on pas s'arranger un vie où le travail n'entrerait pas ?

« D'ailleurs, ajoutez-vous, vous nous croyez inoccupés : c'est une erreur; on a toujours quelque chose à faire dans le monde : les devoirs de société, les visites, sa famille, son intérieur, ses enfants, si on en a, ses affaires, ce qu'on peut avoir de fortune à surveiller, un faire valoir^ etc., tout cela prend du temps ; ajoutez à cela les journaux, les lectures courantes; les journées sont bien vite remplies : est-ce que cela ne sufQt pas? Et y a-t-ii réellement, au point de vue de la conscience, une obligation rigoureuse de travailler, comme vous voulez que Ton travaille? Voilà ce que je voudrais savoir. »

Eh bien ! c'est à cela, mon cher ami, que je vais répondre; et j'interromps volontiers pour le faire la suite des indications que j'avais à vous donner sur les études possibles à un homme du monde : il serait inutile, en effet, d'aller plus loin, si vous n'étiez décidé à me suivre. Mais puisque vous m'interrogez sur cette grave question du travail, je n'hésite pas, et je vous dis tout d'abord : Non, ce n'est pas un conseil de perfection que je vous donne, quand je vous invite à travailler, et à travailler sérieusement : sachez-le bien, le travail , le travail sérieux , est , d'une manière ou d'une autre, pour tout homme un devoir ; il faut faire quelque chose, quelque chose qui compte, quelque chose de suivi, de constant, de réellement utile ici-bas ; et quand on n'a ni Tobligation, ni le goût d'un travail manuel, ni la nécessite de travailler pour vivre, il faut occuper sérieusement sa vie d'une autre façon. — Voilà ce que j'espère vous démontrer.

Mais avant d'entrer en matière, ]e vous dois une explication importante, car je veux que ma pensée soit bien comprise. Quand j'invoque à Tappui de mes conseils sur Tëtude la grande loi du travail, évidemment je ne veux pas dire qu'il n'y ait pour ceux à qui je m'adresse d'autre moyen que l'ëtude pour satisfaire à cette loi. Je dis simplement: qu'il y a une loi du travail ; que ce travail est une obligation pour tous ; que pour beaucoup d'hommes, dans les classes riches, l'ëtude sérieuse, bien ordonnée, dirigée vers un but utile et pratique, aidant à l'accomplissement des devoirs d'état^ est un des principaux moyens pour se mettre à même, par le développement de ses facultés, ^ et de faire fructifier les talents, les dons qu'on a reçus de Dieu, — et de se rendre utile à ses enfants, à sa famille, — et de servir son pays dans la sphère que la Providence a faite à cliacun.

Gela dit, je commence :

El pour aller droit au fait, je vous dirai tout d'abord : Non, ne vous y trompez pas, mon ami, le travail n'est pas seulement une chose bonne, plus ou moins importante, mais facultative, et qu'on est libre de faire ou de ne faire pas. Le travail, le travail réel, sérieux, le travail utile, est une obligation rigoureuse, un devoir de conscience, dont il n'est permis à personne de s'affranchir.

Nul n'est ici-bas pour ne rien faire, et pour jouir dans une oisiveté, plus ou moins agitée et stérile, des fruits du travail d'autrui, mais pour travailler aussi lui-même : la volonté de Dieu est formelle à cet égard ; de telle sorte qu'une vie où le travail n'entrerait pas, une vie oisive ou stérilement occupée, comme dit le fabuliste, multa agendo nil agens^ ne peut rassurer la conscience sur l'accomplissement de ses devoirs en ce monde.

Je le sais, et je le répète, il n'y a pas qu'uiie forme de travail : il y a le travail des mains, et il y a le travail de Tesprit; il y a les arts^ les affaires industrielles et cMnm^rciales, TadmiDistralion , les sciences et Tagricalture, dont je parlerai, et tout oe qui, en un mot, dans les occu* pations de la vie, peut mériter le nom de sérieux travail ; mais pour vous et tous ceux que leur position dispense du rude travail des mains, pour ceux qui n'ont pas de carrière et ne peuvent s'occuper d'art, d'administration ^ ni de commerce, ni d'agriculture réelle, je ne vois guère que le travail d'esprit, que Tëtude sérieuse, et faite dans le but et dans les motifs élevés, que vous et moi rappelions tout à l'heure, pour accomplir la loi de Dieu qui ordonne le travail.

Me demanderez-vous où se trouve formulée cette loi du travail? Eh! mon cher ami, partout dans les saintes Ecritures : vous n'avez qu'à ouvrir le texte sacré pour la lire à toutes les pages. Je ne sache rien que Dieu ordonne plus expressément et inculque plus fréquemment, plus fortement.

Surtout cela, je ne viens pas vous faire des phrases. C'est la parole même de Dieu que je veux mettre sous vos yeux, cette parole avec laquelle il n'y a pas à disputer, ni à contredire, et qui d'ailleurs ici ne fait qu'exprimer l'obligation naturelle, mais avec une force, une gravité, une autorité souveraine, devant laquelle, bon gré, mal gré, il faut plier; car elle décide de tout.

Voyez, mon cher ami, à l'origine même des choses, an lendemain de la création, quand Thomme, avant son péché, était encore dans tout l'honneur de son innocence et l'intégrité de sa nature. Dieu lui impose le travail. Il le place dans le paradis des délices : pourquoi ? Est-ce uniquement pour en jouir et ne rien faire? Non. Remarquez bien l'expression du texte sacré : c'est pour y travailler : Posuit enm

LETTRC XII. » RÉCCSSITÉ DU TRÀTAIL. 475

inparadiso voluptatis^ vr OFERARETtR*. La terre alors n'était pas maudite, rhomme n*èiait pas déchu : il sortait des mains du Créateur; Fimage divine resplendissait de tout son éclat sur son front : eh bien, IMeu veut que Thomme innocent travaille, que de la terre féconde il tire des fruits qui seront les siens, puisqu'ils viendront de son travail, et c'est ainsi qu'il entre en coopération avec Dieu, qu'il participe à Faction créatrice ; car tel est Fhonneur et la dignité du travail, qu'il associe pour ainsi dire Fhomme à Dieu, et cela partout, dans Findustrie, dans Fart, dans Fagriculture, comme dans les plus hautes spéculations de la pensée. Et voilà pourquoi Dieu impose le travail à Fhomme innocent» comme une loi de sa nature et une condition de sa vie. Et c'est pourquoi aussi, veuillez bien le remarquer, toutes les facultés de Fhomme réclament le travail, ont besoin du travail, pour entrer en activité et se déployer, et sans le travail, elles languissent et périssent.

Quand Fhomme eut péché, le travail ne cessa pas d'être la loi, Fhonneur et la dignité de sa vie ; mais il devint obligatoire à un titre nouveau, et plus impérieux encore. Il fut imposé à Fhomme comme un châtiment mérité, comme une expiation nécessaire. Et voyez avec quelle force et quelle autorité toute divine fut portée la sentence : « La terre est « maudite pour ton travail ; tu n'en tireras ta nourriture « tous les jours de ta vie qu'au prix d'un rude labeur. Elle « te produira des ronces et des épines ; tu mangeras ton a pain à la sueur de ton front *. »

Telle est la sentence, et voilà la nouvelle condition de Fhomme. On ne peut pas la décliner ; il n'est pas permis, ni môme possible, vous le verrez, de s'y soustraire. L'homme, en expiation de son péché, doit arroser de ses

* Gen., 2-15.

• Genèscj m, 17-19.

saeurs une terre maudite, et c'est comme un premier baptême dans lequel il doit laver la tache de son front. Le travail est devenu une parlie de la pénitence imposée à Tbomme cou* pable et déchu. Voilà notre condition, à tous tant que nous sommes : bon gré, mal gré, nous sommes condamnés à la peine, au labeur, sous une forme ou sous une autre; comme il est dit quelque part dans la sainte Ecriture : c C'est là ce a joug pesant qui a été posé sur tous les enfants d*Adam^ t jtigum grave super filios Adœ\ »

Et, veuillez le remarquer, la sentence est absolue, universelle ; nui n'en est excepté : elle pèse sur Thumanité tout entière. Ceux même que leur position et leur fortune paraissent en exempter ici-bas^ et qui n'ont pas besoin de travailler pour vivre,;ceux-là y sont astreints non moins que les autres. Écoutez Bourdaloue commentant cette forte parole : Jugum grave super filios Adœ^ et expliquant la rigueur, l'universalité de la sentence qui nous condamne à travailler : « Sur quels enfants d'Adam, se demande-t-il, c pèse donc ce joug?» Et il répond: «Sur tous sans exception, c depuis celui qui est assis sur le trône jusqu'à celui qui est c couché dans la poussière, et depuis ceux qui portent la « couronne et la pourpre jusqu'à ceux que la pauvreté réduit « à travailler presque nus : à résidente super sedem glorio- « sam, usque ad humiliatum in terra et cinere, et ab eo gui « portât coronam^ usque ad eum qui operitur lino crudo *. »

11 y en a qui de fait paraissent déchargés du joug, ceux qui sont riches; mais en droit, ils le doivent porter, et en fait ils le portent aussi sur leurs épaules : Dieu sait bien faire que la loi de l'expiation pèse sur eux comme sur les autres. Je ne tarderai pas à vous démontrer ceci.

C'est pour tous les hommes, dit encore la sainte Ecriture :

* EccH,, XL, 1.

' Eccliy Lx, 3, 4.

LETTRE Xll. — HéCESStTÉ DD TRAVAIL. 477

eMNiBOS hominibus^ qa^ane grande occupation à été créée ; créée, c'est-à-dire imposée par Dieu : occupatio magna creata est. C'est une obligation indéclinable, faite pour tous; point d'excepliOD.

Job est encore plus expressif dans sa brève sentence : Homo nascitur ad laboretn, sicut avis ad volalum^ l^omme naît pour travailler, comme Toiseau pour voler '. Vivre sans travailler, c'est vivre hors des conditions de la nature humaine ; c'est éteindre, c'est étouHer, c'est anéantir la vie en soi ; c'est ne pas vivre.

Quelles expressions plus fortes voudriez-vous donc pour dire la nécessité^ l'obligation, le devoir pour tout homme de travailler ici-bas?

Mais il y a autre chose encore dans la sainte Écriture : ce sont les châtiments, les flétrissures, les anathëmes prononcés contre le paresseux. La sainte Ëcriture le poursuit, le harcelle pour ainsi dire, sans relâche et sans pitié.

Ce qui est dit là de l'oisiveté et de la paresse est effrayant. Avez-vous jamais remarqué que d'elles, comme de l'orgueil, il est dit que c'est la racine et la mère de tout péché ?

Initium omnis peccati superbia*^ le commencement de tout péché, c'est l'orgueil. Voilà la malédiction de l'orgueil. — Omnem malitiam docuit otiositas*; toute malice est enseignée par l'oisiveté. Voilà la malédiction de la paresse ; c'est le même anathème.

£t, chose effrayante et bien étonnante encore : d'après les saintes Ecritures, la fuite de travailla paresse, c'est le crime de Sodome, celui du moins qui l'entraîna dans tous les autres. Et l'Ecriture signale directement, parmi les trois péchés de la ville abominable, Voisiveté de ses fils et de ses

* Job, V, 7.

• Euli,, X, 15.

filles. Telle fut riniquitë de Sodome. HœcftUt inignitus So^ domœ*.

Mais voyez comme TEcriture a recours à des expressions inouïes, à des comparaisons, à des peintures d'une énergie incroyable , pour flétrir Toisivelé , et déverser sur elle le mépris :

« Le paresseux a été lapidé, — non pas avec des pierres, c remarquez bien, il n'en était pas digne, — mais avec de la a boue; et tous n'ont qu'une voix pour dire le mépris qu'il « mérite : in lapide luieo lapidatus est piger^ et ùmnes lo^ c quentur super aspernationem illius*» »

In lapide luteo^ avec de la boue. Peut-on pousser plus loin le mépris et le dégoût ? Cependant le texte sacré a été plus loin encore, il a trouvé une image encore plus insultante : « Le paresseux a été lapidé, pas même avec de la boue, t avec quelque chose de plus répugnant, avec le fumier des « vaches, de stercore boum lapidatus estpiget* ; et quiconque « l'aura touché se hâtera de secouer sa main, et omnis qui « tetigerit eum^ excutiet manus*. »

Voyez maintenant la paresse prise au vif, et décrite, dans sa nonchalante inertie, par la sainte Ecriture.

11 est jour, les hommes d'activité et de travail sont à leur ouvrage, dans les ateliers, dans les champs, dans leur cabinet : le paresseux, lui, est encore sur son lit, et n'a pas la force de se remuer ; et « comme le gond d'une porte entrece baillée, il se tourne et se retourne sur lui-même, sans « pouvoir se lever, sicut oslium vertitur in cardine sno, ita a piger in lectulo su^*. »

Et quand enfin il sera sorti du lit, le voilà, tout le jour, inactif ; a sa main, il la cache sous son aisselle, et c'est une

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