‹ De la haute éducation intellectuelleChapitre 14 sur 80 · LIV. 1 r. — L'MSTOIRK · texte numérisé non relu

LIV. 1 r. — L'MSTOIRK

Le travail unique de rédaction pour les élèves sera de dresser les tableaux chronologiques des faits de l'histoire. Ils puiseront les dates et le sommaire des faits dans leur précis.

Lorsque les cours d'histoire embrassent à la fois les événements de plusieurs des différentes contrées de l'Europe, et, à certaines époques, ceux même qui se passent en d'autres parties du monde, les tableaux chronologiques devront être stjnclironiques% c'est-à-dire formés de cinq, six, sept ou huit colonnes parallèles. A la tète de chacune sera le nom du pays dont on écrit la chronologie : k\a première colonne, à gauche, la date du siècle de dix en dix ans, ou de vingt en vingt ans, selon la quantité de matières; et dans les colonnes spéciales, les dates particulières. On aura Noin de faire éviter aux élèves les trop longs détails, et aussi les abrégés qui ne seraient qu'un titre. Le fait doit être rapporté dans sa cause, sa circonstance la plus remarquable, sa conclusion. — Ordinairement deux ou trois lignes.

(/est ainsi que d'Aguesseau conseillait à son fils de le fan e : « Je voudrais à l'égard de la chronologie, que vous

• vous tissiez h vous-même des tables d< s époques de 1 his- « toire de chaque peuple, comparées les unes avec les

* autres. J'y remarquerais non -seulement les époques « principales, comme celles de l'établissement ou de la « fondation des monarchies et des républiques, mais celles

• des principaux changements et des plusgrandftévènements

«< qui y soient arrivés, comme dans l'histoire grecque,

* l'expédition de Darius, celle de Xerxès, la guerre du « Péloponèse, etc. »

Les tableaux chronologiques qui n'analysent qu'une histoire unique, doivent avoir une forme différente. Les faite peuvent y être indiqués avec un peu plus de développement; la chronologie peut pénétrer alors un peu plus

avant au fond même de l'histoire. Ces tableaux peuvent se borner à trois colonnes : 4° faits intérieurs; 2° laits extérieurs; 3° les grands faits, les grands hommes contemporains.

Les tableaux généalogiques sont aussi quelquefois trùsutiles.

Tous ces tableaux chronologiques, généalogiques, synchroniques, ou synoptiques, devront être rassemblés en un cahier unique, que les élèves tiennent et conservent avec soin.

Toute rédaction narrative est interdite dans ces classes : les facultés de l'esprit qui s'appliqueraient à ce travail et le temps qu'il exigerait ont leur emploi ailleurs.

Le professeur recueille les cahiers, les tableaux chronologiques, les examine en dehors de la classe ; puis en classe, au jour qui lui convient le mieux, se borne, en quelques minutes, à en signaler les défauts, les lacunes, etc.

Les jours où on compose en histoire, l'étude du matin qui précède la composition, est assignée pour la préparation immédiate.

Aux approches des examens, un temps convenable est aussi donné pour les préparer.

RÈGLES SPÉCIALES POUR L'ENSEIGNEMENT DE L'HISTOIRE DANS LES CLASSES DE SECONDE, RHÉTORIQUE, ET PHILOSOPHIE

L'Enseignement de l'histoire dans ces classes a le même fonds et demande les mêmes travaux que dans les classes précédentes : étude des faits, récitation d'un précis historique, composition des tableaux chronologiques. Il ne diffère que dans la forme, en ce qu'on admet de plus que dans les classes élémentaires, une leçon du professeur sur les faits les plus intéressants, sur les hommes les plus illustres, sur

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les périodes les plus importantes de l'histoire, et qu'il y a pour les élèves un travail de rédaction.

Dans les classes élémentaires, toute critique historique et même toute forme littéraire dépassent presque toujours la portée des enfants. On les applique exclusivement à apprendre les faits par cœur, à les bien réciter, et à les ordonner chronologiquement. Dans les classes supérieures, ces travaux, toujours nécessaires, continueront sans doute: la chronologie, les dates, sont toujours d'une importance capitale : c'est le squelette de l'histoire ; mais ce squelette est toujours absolument nécessaire : cependant l'âge des élèves, le développement de leurs études littéraires et de leur esprit, permettent, non pas, comme nous l'avons dit, qu'on les jette dans la philosophie de l'histoire, mais qu'on donne à leurs éludes historiques plus d'étendue et de profondeur : ils permettent aussi qu'on exige d'eux sur la leçon du professeur, des résumés exacts, rélléchis, judicieux ; des récils plus développés, des narrations bien écrites, des portraits, des caractères bien tracés. Il importe <jue tout cela ait, autant que possible, un certain mérite liitéraire,quelquefbis même oratoire, en harmonie avec les classes élevées où sont les jeunes gens. La rhétorique s'en trouvera bien, et l'histoire ne s'en trouvera pas mal.

Mais pour obtenir ces heureux résultais, il faut que les rédactions ne prennent pas des proportions trop étendues : c'est le moyen, pour les élèves, de les écrire avec plus de soin: pour le professeur, de les lire et de les corriger avec plus d'attention. Le professeur doit exiger que les diverses parties de chaque narration soient disposées avec ordre, et que la clarté, la propriété, l'élégance de l'expression s'y trouvent réunies à la justesse de la pensée.

11 suftit d'avoir indiqué ce que doit être l'étude de l'histoire en seconde, en rhétorique, et en philosophie, pour faire comprendre à quel point il est convenable, sinon nêces-

saire, que la philosophie, la rhétorique et la seconde aient pour l'histoire un professeur et une classe spéciale.

Les professeurs ordinaires, fort occupés d'ailleurs, à cause de la grande importance de leur classe, ne pourraient trouver le temps indispensable à la préparation d'un enseignement historique spécial aussi élevé et aussi étendu que celui dont nous venons de parler.

Les heures qu'ils gagneront d'ailleurs par là, chaque semaine, seront très-heureusement gagnées pour le repos d'esprit dont ils ont besoin, et par là même aussi pour le bien des classes supérieures dont ils sont chargés.

Quant au professeur spécial d'histoire, les considérations développées dans les chapitres précédents ont montré à quel point il importe de le bien choisir : ce serait une grande faute de rien laisser au hasard dans un pareil choix. Avant tout, ce doit être un homme d'un jugement très-sûr et d'un caractère très-ferme; il faut qu'il ait beaucoup de suite, beaucoup d'autorité, pour exciter constamment ses élèves à un travail sérieux, et les retenir au besoin, de peur qu'ils ne s'y précipitent avec un entraînement trop passionné.

S'il veut se faire écouter avec attention et exercer ainsi sur Vesprit de ses élèves l'autorité nécessaire, son enseignement devra être clair, son expression juste, toujours grave et mesurée ; sa parole devra avoir une certaine maturité, une certaine expérience élevée des hommes et des choses, également exempte et de la témérité des jugements trop absolus et des hésitations dangereuses d'une opinion vacillante et trop semblable au scepticisme.

La chose sera ici ce que l'homme la fera.

La classe d'histoire consistera donc :

4° Dans la récitation du précis historique ou la narration de certains faits, qui auront été plus développés par le professeur.

Cet exercice doit être fait avec gravité, naturel, conve-

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nanec : il faut en bannir le ton de la récitation ùcolièi^e. I! peut être entremêlé de questions intéressantes adressées par le professeur aux élèves.

Le professeur peut encore, dans le cours de cette répétition, donner les explications, les jugements qui sont nécessaires sur les hommes, les choses, les faits, etc.

2° Dans l'examen, le compte rendu, l'explication et la correction des tableaux chronologiques et des développements écrits.

Les élèves étudient plus ou moins littéralement le récit des événements qu'ils doivent raconter ; cela dépend de leur plus ou moins grande facilité. Les uns racontent avec une aisance qui ne leur conte rien : a ceux-là il suffit qu'ils aient les choses présentes à l'esprit; ils suppléent sans peine leurs mots : d'autres ont les idées embrouillées, commencent un récit par le milieu ou par la Un, s'expriment très-mal, ou même avec un bon esprit et un fond solide d'instruction, ont la mémoire lente, la parole laborieuse, et ne semblent jamais bien maîtres do ce qu'ils savent le mieux : ceux-là doivent apprendre presque littéralemeut. Avec le temps ils s'habituent à débrouiller leurs idées, et ils racontent mieux.

3# La classe se composera enfin de la let;on du maître.

Cette leçon ne devra jamais dépasser une heure, et même encore elle pourra être entrecoupée quelquefois par la lecture de quelque beau récit des faits qu'il raconte

Elle consistera, ou dans le grand résumé chwnologifne

1 Le professeur toutefois devra prendre gnrdc de faire des lectures trop fréquentes ou trop prolongeas. Ces lecture m ne tiennent pai l'esprit des élèves assez appliqué ; elles lu isent l'unité de lu leçon, U pourrait arriver que sur une classe de deux heures il n'y eût qu'une demi-heure sérieusement employée : cela s'est vu. Il est d'ailleurs très-rare d'avoir une citation courte et bonne, et qui vaille l'exposition orale. Autant un mot célèbre, une belle parole historique relève une leçon et la grave dans l'esprit, autant un long trait fatigue et s'oublie.

d'une époque, ou dans le dévelopj)ement intéressant d'un fait remarquable, d'une période importante de l'histoire; et surtout dans les résumés d'appréciation générale.

Le résumé chronologique devra présenter les sommités qui ressortent le plus dans le tableau de l'Histoire ; dos indications biographiques, des traits qui caractérisent rapidement les hommes et les choses, et signalent les changements accomplis dans les institutions et les lois.

Le développement des faits ou de tonte une période devra former un ensemble précis, court, animé, qui ait une exposition, un récit, une conclusion. Ce développement dans sa précision rapide, admet tout ce que la parole, tout ce que l'art peuvent donner d'intérêt, de grandeur ou d'ornement à un sujet.

La méthode que je conseille ici, différente peut-être de la méthode ordinaire, me paraît mériter la préférence. Elle a ce grand avantage d'épargner le temps, et celui qu'on accorde à l'Histoire est nécessairement très-limité. Avec la méthode des longues leçons et des longues rédactions, le plus souvent il devient impossible d'achever les cours. Avec la méthode que je conseille, au contraire, on ne retranche rien k l'exposition des faits, rien aux considérations généra/es nécessaires, et on arrive au but.

Une observation très-importante à faire ici d'ailleurs, c'est qu'il faut éviter avec soin de partager l'attention de l'élève entre la leçon de l'auteur et celle du maître. Pour conserver à l'enseignement son unité, c'est l'auteur qui doit en demeurer le fond. Le rôle du maître consiste à bien enseigner l'auteur, et non point h placer à côté un enseignement différent, ce qui ne manquerait pas de jeter la confusion et l'incertitude dans l'esprit des élèves. Le professeur devra donc, autant que possible, suivre la marche de l'auteur, s'attacher à ses divisions et même à sa méthode d'exposer les faits. C'est dans l'auteur principalement qu'il

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doit chercher la matière et le cadre de ses résumés. Il lur restera encore assez à faire s'il s'applique à mettre les faitsen lumière, à en montrer la suite et le véritable caractère ; s'il indique ce qui doit être retenu et ce qui peut être négligé; én un mot, s'il parvient à donner à ses élèves une intelligence exacte de l'époque historique qui se trouve être . le sujet de la leçon. Un bon résumé est toujours difficile à faire et à mettre dans l'esprit des élèves. Il ne sera bon que si les faits sont bien compris ; et ils ne le seront que par la manière dont le professeur saura les exposer, les déduire, les enchaîner. Le texte d'un auteur, toujours rapide, souvent obscur et incomplet, sera toujours bien loin d'y suffire à lui seul.

Cependant, pour ne rien exagérer, mon intention n'est point d'interdire au professeur tout travail personnel. Je désire que son enseignement conserve l'unité ; mais je ne veux pas qu'il manque d'intérêt, de mouvement, de couleur et dévie. Outre que le professeur ne peut se dispenser de combler une lacune, de réformer telle idée, d'ajouter tel trait saillant, il lui restera encore assez d'occasion de mettre à profit les études qu'il aura faites et devra faire. Un auteur ne dit jamais tout ce qu'il faut, ou ne le dit pas comme il doit être dit. Que le professeur dise mieux, on ne saurait le lui interdire. Qu'il soit plus clair, plus exact, plus complet, plus vif, plus judicieux, cela lui est assurément permis : ce qu'on lui demande, c'est de ne pas sortir fréquemment du cadre tracé par l'auteur, et de se borner à l'éclaircir, à le compléter, et, quand il lé faut, à le corriger.

D'ailleurs, ne lui resle-t-il pas, pour satisfaire ses droits et ses goûts légitimes, les développements dont on a parlé plus haut? Ces développements sont le plus souvent des digressions sur un grand fait, sur un personnage célèbre ; l'inconvénient de s'écarter est moindre alors, et le champ plus libre. Il suffit que le professeur n'oublie pas que son

enseignement est élémentaire, et ne s'affranchisse jamais des règles de sagesse et de modération qui ont été tracées dans les chapitres précédents.

J'ai parlé de la forme, du mérite littéraire que pouvaient, que devaient même avoir la leçon du professeur et la rédaction des élèves ; mais ici il faut bien s'entendre. Si la leçon et le développement du professeur portaient sur des choses purement curieuses, et propres seulement à fournir le sujet d'une composition littéraire, comme le récit d'une bataille ou de quelque autre fait de ce genre, le but serait manqué, et la classe d'histoire se trouverait transformée en classe de littérature. Ce serait même le moyen de rendre l'histoire moins utile à la littérature. En effet, les rédactions d'histoire ayant pour matière un grand fonds historique, un fonds très-solide et très -nourri de faits, habitueront bien mieux les élèves à la vraie littérature, à la littérature sérieuse, positive, et les guériront de l'habitude et de l'amour de cette littérature vide, creuse, rhétoricienne, — si on me permet d'employer ce mot dans un sens défavorable, — qui est la littérature de la plupart, je ne dis pas des enfants, mais des hommes, tl est vrai que cette littérature sérieuse est beaucoup plus difficile pour les jeunes gens que la littérature fantastique ; mais c'est la difficulté même qui fait ici le mérite et le profit du travail. C'est dans des travaux de ce genre que peuvent se former l'intelligence et le jugement des élèves, en même temps que le sens historique et le vrai goût littéraire.

Sans doute, même pour des élèves de seconde et de rhétorique, le fond de l'enseignement historique doit se composer de dates, de faits, de biographies; mais, comme je l'ai indiqué dans le premier chapitre de ce livre, quand ils ont reçu d'ailleurs une forte et religieuse éducation, ils ne sont point du tout incapables de s'élever, sur certains points, à une discussion sérieuse, pourvu que le professeur

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sache- en rapprocher, en coordonner, en préciser les éléments. J'ai vu un très-bon professeur d'histoire, très-instruit, très exact, très-judicieux, exposer en une seule et courte leçon, à des rhétoriciens, les faits qui ont rapport à la célèbre journée de la Saint-Barlhelémy. 11 examina d'une manière très -suffi sa nie les principales questions qui s'y rattachent: 4° Que faut-il penser de la préméditation? 2° du nombre des victimes? 3° des ordres envoyés dans les provinces? 4° de la part qu'on accuse l'Eglise d'avoir prise à cet acte effroyable? 5° de certains faits ou mots, particulièrement odieux attribués à Charles IX ?

Je dois ajouter que toutes ces questions furent examinées avec une science véritable, résolues avec impartialité, et que les élèves reçurent là, sur ce point très-délicat, un enseignement historique excellent et nécessaire.

Je dis, nécessaire; car il faut bien reconnaître que la première qualité ou le premier défaut de l'histoire et des grands faits historiques, c'est d'être inévitable. Il est évident qu'il y a dans toute l'Histoire des faits qu'on voudrait éviter, qu'on aimerait mieux ne pas rencontrer devant soi, mais qu'il est impossible d'ignorer, et sur lesquels il y a nécessité de s'expliquer, de conclure ; et voilà pourquoi aussi l'historien et le professeur d'hisloire doivent être des hommes d'un mérite si solide, et procéder avec tant de conscience, tant de gravité, tant de prudence.

Fénelon, dans sa Lettre à l'Académie française, parle de l'Histoire, comme de tout le reste, avec une rectitude de sens admirable ; et on aime a le voir, devançant sur ce point, par la merveilleuse sagacité de son génie, les idées de son siècle, poser les principes de la méthode historique pratiquée depuis par tous ceux qui de nos jours ont écrit l'Histoire avec un véritable mérite.

Ses conseils, quoique adressés à l'historien proprement dit, ne seront pas inutiles à nos jeunes professeurs d'his-

toire, dont la tâche est, à plus d'un égard, la même que celle de l'historien. Je crois devoir citer ici quelques-unes des pensées les plus frappantes de l'immortel archevêque, sur l'impartialité historique, sur l'ordre, l'arrangement d*s faits, l'unité des points de vue, la clarté, la simplicité, la brièveté des récits, la vraie peinture des mœurs, et tout ce qu'on a appelé la couleur locale, etc.

« Le bon historien, dit Fénelon, n'est d'aucun temps, ni d'aucun pays ; quoiqu'il aime sa patrie, il ne la flatte jamais en rien. Il évite également le panégyrique et les satires ; il ne mérite d'être cru qu'autant qu'il se borne à dire sans flatterie et sans malignité le bien et le mal....

« La principale perfection d'une histoire consiste dans l'ordre et le rangement. Pour parvenir à ce bel ordre, l'historien doit embrasser et posséder toute son histoire, il doit la voir tout entière comme d'une seule vue : il faut qu'il la tourne et la retourne de tous les côtés jusqu'à ce qu'il ait trouvé son vrai point de vue. Il taut en montrer Tnnité, et tirer, pour ainsi dire, d'une seule source tous les principaux événements qui en dépendent : par là, il instruit utilement sou lecteur; il lui donne le plaisir de prévoir, il l'intéresse, il le fait raisonner sans lui faire aucun raisonnement, il lui épargne beaucoup de redites, il ne le laisse jamais languir, il lui fait même une narration facile à retenir par la liaison des faits.

Ordinis hœc virtus eril et venus, aut ego fallor. JJtjam nunc dicatjam nunc debentia dici, Plcraquc différât, et prœsens in tempus omittat.

« En sec et triste faiseur d'annales ne connaît point d'autre ordre que celui de la chronologie; il répète un fait toutes les fois qu'il a besoin de raconter ce qui tient à ce fait. Il n'ose ni avancer, ni reculer aucune narration; au contraire, l'hi&tarien qui a un vrai génie, choisit sur vingt

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