‹ De la haute éducation intellectuelleChapitre 23 sur 80 · LITRE II · texte numérisé non relu

LITRE II

Je ne suis pas de ceux qui méprisent la grammaire ou la rhétorique ; je suis moins encore de ceux qui méprisent la Philosophie.

Parmi les études qui sont destinées à faire la haute éducation intellectuelle de l'homme, les études philosophiques sont sans contredit au premier rang ; et pour ma part, je ne consentirai jamais à les supprimer. Ce que j'en dirai ici suffira à justifier ma prédilection pour ces belles et grandes études, qui font toute la force et sont le vrai couronnement des Humanités.

Je me propose de traiter successivement de la Dignité de la philosophie, considérée dans son origine, dans son objet, dans sa certitude, et enfin dans ses maîtres, et surtout dans le Maître suprême qui l'enseigne ;

Je traiterai ensuite de l'Utilité de la philosophie et de renseignement philosophique pour la grande culture de la raison et le développement des hautes facultés intellectuelles; et aussi de son Utilité pour l'étude des sciences, pour l'éloquence, pour les études littéraires, et pour la conduite de la vie ;

Puis j'exposerai ce que je crois être la vraie méthode d'un

CH. Ier. — DIGNITE DE LA PHILOSOPHIE. &7

bon enseignement philosophique. Je traiterai là en particulier de l'usage des langues latine et française dans les cours de philosophie ; et enfin j'achèverai tout ce que j'ai à dire sur ce grave sujet par quelques conseils pratiques, plus délicats, adressés à MM. les professeurs de philosophie, sur la direction qu'il faut donner à tout ce grand enseignement.

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