OBSERVATION VI
Broca, Soc. anat., 1888, p. 121
En avril 1886, je constalai sur un sujet de l'école pratique, une hernie scrotale volumineuse du côté droit. En examinant cette hernie, je remarquai qu'outre le sac scrotal, il existait un second sac situé dans la paroi abdominale et remontant presque jusqu'à l'ombilic. Cette poche abdominale paraissait tout à fait superficielle.
Les deux parties scrotales et abdominales de la hernie se laissaient réduire avec une égale facilité, et une fois l’intestin réduit, on trouvait au lieu du trajet inguinal, un large orifice, qui admettait aisément deux doigts.
En disséquant cette hernie, je constatai que le trajet inguinal était réduit à ce simple et large orifice dont j'ai parlé. Il n’y avait donc pas le moindre rétrécissement, mais au contraire une large ouverture béante, qui mesurait au moins 3 centimètres dans le sens transversal et? dans le sens vertical. Cet orifice conduisait directement dans les bourses, sur le testicule même.
L'intestin était donc au contact du testicule; la hernie était congénitale et testiculaire, dans le sens que Malgaigne a donné à ce mot; c'est-à-dire que le conduit vagino-péritonéal était largement ouvert sur toute son étendue.
La poche abdominale était située dans le tissu cellulaire sous-cutané entre la peau et l'aponévrose. Elle était assez vaste pour, contenir aisément le poing. Elle communiquait
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avec la poche scrotale, immédiatement au-dessus de l’arcade de Fallope, par un collet un peu rétréci, mais capable toutefois de laisser passer deux doigts.
En somme, il y avait coïncidence d’une poche abdominale. considérable, et d'une hernie congénitale testiculaire sans rétrécissement du canal vagino-péritonéal. Mais la poche abdominale était sous-cutanée.