CHAPITRE VII
ETUDES SUR LE GISEMENT DE LA HOUILLE DANS LE BAS- SIN DE BLANZY ET DU CREUZOT.
Forme du bassin de Blanzy. — Composition des parties du terrain houiller restées à décourert. — Allure générale des gttes houillers connus. — Gttes de la zone du nord: leCreuzot, les Petits-Châteaux, Pully, Beauchamp. — Gttes de la zone méridionale : les Porrots, la Theurrée-Maillot, le Monceau.— Série des trois étages reconnus au Monceau, à Luçy et k filanzy; allures des couches, leur succession , leurs caractères. — Gttes du Ragny, de Montchanin, de Longpeudu, de Saint -fiérain et Saint- Léger. — Allure particulière des couches du bassin dans la partie comprise entre Montmaillot et le Ragoy. — Prolongement probable des grandes couches du Monceau, au sud-ouest et au nord-est. — Stérilité de certaines lacunes. — Les principaux gttes houillers ont été déposés dans des bassins circonscrits subordonnés et semblables au bassin principal. — Variations de la nature des houilles suirant la position stratigraphique des couches, et suivant leur éloignement des lisières du bassin.— Division du bassin en concessions.
Le bassin houiller de Blanzy et du Greuzot, situé dans la partie méridionale du département de Saône-et-Loire, présente quelques analogies remarquables de forme et de position avec le bassin de la Loire. Gomme lui, il est situé sur le versant oriental du plateau de la France centrale ; il est également très allongé, et son grand axe est dirigé, de même, du nord-ouest au sud-ouest; enfin, comme le bassin de la Loire, il est divisé en deux versants opposés,
Émcs Kv IX
a él^ Bmwii fÊsqm^k prés ée IM
tamqm^M aDvre b? fH ■ rfttii , 4e lele sorte qw les
iijfjMX àmraA ètn abiado— g y» Ce {lie
certJ9ae§ rapports, celai <Ib Oesuot : fl
dioatioa^ et a'est séparé de$ craaila qae par mmt ëmêàb
épatsearde grés très ■icacés. La koaffleea est
pénétrée de grîsoo; sealenort* eDe porle daas sa
tore Feapreiote des acddeats qai ea oat rnanw FaHare;
elle te méboge même, «or plasieais poîats, aox arhisies
do toit et do oior, arec lesqoeb eHe seaiUe aroir été
pétrie.
Plos loin, de Tooloo-sor-4\4rTOox à PoUy, ao-deasos de GoeogooD y le terrain hooiller forme one large zone qoi n*a présenté qoe des giles de peo d^imporianœ. Cesl prcs de Poil y qoe se troorent les traTaox qoi oot motÎTé ooe concession ; mais ces Iravaox n'ont rencontré qo^one coocfae de 0*.18 à 2 mètres de poissance et d'one allure irr^^ liêre. La houille y est grasse et analogue à celle des Petits- Giât/;aux.
A Granchamp, près Neuvy, où se terminent les affleurements houillers de cette zone, on compte au moins trois couches d'un à deux mètres de puissance ; plusieurs bancs de fer carlionaté, compris dans le même étage houiller, donnent k cette partie du terrain un intérêt tout particulier. Cette région extrême de la zone septentrionale est, après le Creuzot , celle où les gites houillers paraissent avoir le plus d'importance et de régularité ; on peut en conclure que la partie intermédiaire doit probablement renfermer des
GITES DE LÀ ZONE MÉRIDIOMALB. 437
gites plus considérables que ceux de Pully et des Petits* Châteaux, et que des recherches couveuablement placées sur Taval-pendage du terrain, auraient quelques chances de réussite. Mais la situation géographique de cette zone éloignée des voies de transport, et la richesse bien supé-rieure de la zone méridionale, oient, quant à présent, tout intérêt à ces recherches.
CSItes de 1» sone méridionale.
Les parties de la zone méridionale qui font face aux terrains houillers de Toulon et de Gueugnon sont les pfus riches de tout le bassin. Ainsi, de la Theurrée-Maillot jus* qu'au-delà de Blanzy, les exploitations se succèdent à des intervalles très rapprochés, et Tallure des couches annonce plus de régularité que dans toute autre partie du bassin. La diversité des conditions de puissance et de qualité de ces gttes démontre en même temps qu'ils appartiennent à des couches distinctes; de telle dirte que si Ton peut arriver à une classification stratigraphique des divers étages du bassin, la région comprise entre Mont-Maillot et Blanzy sera la seule qui pourra en fournir les éléments. Ajoutons que les travaux souterrains ont été développés en raison de la multiplicité et de la richesse des gîtes houillers, et que les mines de Lucy, du Monceau et de Blanzy offrent les plus grandes ressources pour Tétude du terrain.
Le terrain houiller qui constitue la zone méridionale du bassin commence à se montrer au nord des étangs de
438 ÉTUDES SUR LE BASSIM DB BLARZT ET DU CIBUZOT.
Perrecy, oiais avec des apparences d^one richesse d'abord très médiocre, car dans la concession des Porrots, on n*a reconnu qu'one seole couche de houille, de 0"*,70 à 1 mètre de puissance, et que des accidents multipliés ont obligé d'abandonner. Mais les indices de la richesse du terrain augmentent à mesure que Ton s'avance vers le nord-est; ainsi, Ton connaît à la Theurrée-Maillot trois couches de l^jSO de puissance moyenne, et, sur le territoire des Ba« deaux, des affleurements situés en arrière de ces trois couches, indiquent Texistence probable de couches inférieures.
Ces travaux de Mont-Maillot et des Badeaux sont placés, en effet, sur les premiers affleurements d'un grand système houiller, développé principalement sur le territoire de la concession de Blanzy ; les grandes exploitations établies dans cette concession nous permettront d'y constater et d'y suivre la composition de ce système de couches, le plus riche du bassin.
Les exploitations de Blanzy sont échelonnées sur toute la longueur du canal du centre ; elles se rapportent à trois groupes distincts qui, du sud-ouest au nord-est, sont : Lticy, le Monceau et Blanzy. Le Monceau est au centre des travaux, et Ton y trouve le résumé de la composition du terrain houiller, du moins pour toute l'épaisseur connue jusqu'à ce jour.
On sait que c'est par l'étude et la comparaison des coupes, qu'il est possible de reconnaître les caractères et l'ordre de superposition des dépôts qui ont rempli un bas-
GITES DE Là zone MÉRIDIONALE. 439
sin. Lorsque ce bassin n'est pas exploré par 4es travaux souterrains, on cherche à établir la succession des dépôts par Tétude des coupes naturelles et de la succession des affleurements imbriqués ; mais s'il exista des mines, les puits et les galeries fournissent toujours des coupes beaucoup plus complètes. La condition la plus importante est alors de porter son attention et ses éludes sur celles qui sont les mieux placées. Or, dans les mines de Blanzy, qui, depuis Blanzy jusqu'au Monceau et à Lucy, poursuivent les couches suivant leur direction, les coupes les mieux placées sont évidemment celles qui sont les plus avancées vers le centre; ce sont donc les puits les plus rapprochés de Taxe longitudinal du bassin, et les plus profonds, qui fourniront les documents les plus complets et les plus utiles.
Deux puits satisfont à cette double condition de manière à donner, par leur réunion, la coupe de toutes les épaisseurs traversées. L'un, connu sous la dénomination de puits Cinq --sous j fut entrepris pour couper la preqnère grande couche du Monceau , au-delà de la faille dite Pied-iroU , c'est-à-dire sur le point le plus avancé de l'aval-pendage. Or, ce puits, avant de recouper la grande couche, rencontra un premier système de trois petites couches, lequel est évidemment le système reconnu, à la fois, à Blanzy et à la Theurrée-Maillot. Il recoupa ensuite, à 200 mètres de pro^ fondeur la grande couche connue par les travaux ouverts sur l'amont-pendage.
Cette grande couche du Monceau avait longjtpQps suffi aux mines de Blanzy, mais elle ne donnait pas complète