ÉTUDES SUR LE BASSIN DE BLANZY ET DU CREUZOT
satisfaction aux exploitants, qui soupçonnaient que le terrain houiller^ dont on ne connaissait en quelque sorte que Técorce superficielle, devait renfermer d'autres couches en profondeur. Le puits Bavez fut donc entrepris et foncé jusqu'à 320 mètres, profondeur à laquelle il pénétra dans une couche toute nouvelle, ainsi que l'indique la coupe verticale (Planche XIII).
En réunissant les documents fournis par tous les travaux de la concession de Blanzy, documents résumés par les deux puits que nous venons de citer, on reconnaît que le terrain houiller se trouve composé de trois étages ou systèmes distincts, qui sont :
1*^ Le système supérieur ou des petites couches, qui corn* prend cinq à six couches dont la puissance moyenne est de 1'",50 à 3 mètres. Ces couches sont sujettes à des étranglements, à des mélanges de schistes qui les interrompent sur des longueurs assez considérables, ou à des renflements, qui portent leur puissance à 4 et 6 mètres.
On rapporte à ce système les trois couches reconnues par le puits Cinq-sous, au-dessus de la grande couche du Monceau, les deux couches supérieures traversées par le puits du Magny foncé sur l'aval pendage de la couche de Lucy, la couche assez puissante des puits de VOuche , et enfin les couches traversées par tous les puits situés aux environs de Blanzy.
Outre ces couches reconnues par les travaux souterrains, on connaît, par aflleurements , des couches encore supérieures, notamment aux Georgets et à Rions au-delà du
MagnVy au bois du Verne, situé au-delà du puits cinq-sous; ces couches du premier système sont donc au nombre de cinq ou six dans la zone du terrain houiller qui n'est pas recouverte par le trias, zone qui, dans la concession de Blanzy, a environ 3,000 mètres de largeur moyenne.
Ce premier système des couches supérieures comprend au moins 250 mètres d'épaisseur de dépôts, dans lesquels la puissance moyenne de la houille peut être évaluée à 7 ou 8 mètres. On n'en a tiré qu'un faible parti, parce que les étages inférieurs présentent des conditions plus avantageuses, et que, pour explorer avec avantage le système supérieur, il eût fallu s'écarter beaucoup du canal et se rapprocher de l'axe longitudinal du bassin. De plus , la houille de ces couches supérieures est généralement maigre et sujette à se mélanger de nerfs schisteux.
Le système moyen est celui dans lequel se trouvent la plupart des puits du Monceau ; il comprend la partie, supérieure des dépôts traversés par le puits Ravez, sur une hauteur de 1 80 mètres. Sa richesse houillère est concentrée en une seule grande couche exploitée à la fois à Lucy et au Monceau. Cette couche a une puissance variable de 10 à 20 mètres; elle est divisée en deux par une barre, située à 4^,50 du toit, et qui se soutient dans toute son étendue avec une régularité remarquable. Les travaux souterrains y occupent une longueur d'environ 3,000 mètres en direction, depuis Lucy jusqu'aux puits de la Pelouse et de Cinqsous au Monceau ; on y a parcouru, suivant l'inclinaison, depuis les affleurements jusqu'à la faille dite Piedrdroitj
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Le si/sléwu infèritmr est indiqué par la *coupe da poit^ Ravez ; il comprend environ 1 20 mètres de dépôts, parmi lesquels les schistes jouent le rôle principal , et Ton n*y connaît, jusqu'à présent, qu'une seule coudie de 12 à 1 4 mètres d'épaisseur.
Ce dernier étage a donc la plus grande analogie avec le précédent; aussi son existence n'a-t-elle été complètement démontrée que lorsque les travaux souterrains eorent défini la superposition des deux grandes couches sar des
espaces considérables. Un second percement, le puits Sainte^Hélênej a été foncé sar Tamont pendage des coucheSy à 450 mètres dn paits Ravez; il a recoupé la première à 40 mètres et la seconde à 130, et mis hors de toute discussion Texistence distincte des deux étages.
Ajoutons, d'ailleurs, qu'il existe des différences notables dans la composition des deux couches. La grande couche deTétage moyen, depuis ses affleurements jusqu'à la grande faille, est exclusivement composée de charl)ons maigres à longue flamme, ou de charbon à gaz ; tandis que la grande couche de Tétage inférieur est composée, sous la même surface, d'une houille demi-grasse, fortement chargée de grisou, propre à la fabrication du coke, et dont la qualité s'est élevée, sur quelques points, jusqu'à la houille maréchale. Enfin, le toit est tout à fait différent de celui de la couche supérieure, et composé d'une grande épaisseur de schistes.
Cette grande couche de l'étage inférieur a été suivie jusqu'à la profondeur de 320 mètres, ainsi que l'indique la coupe faite par le puits Ravez (PI. XIY) ; les travaux n'ont pas traversé les roches qui lui servent de mur, et il est presque certain qu'il existe au-dessous d'autres couches de houille. En effet, l'ensemble des caractères de cet étage, la finesse des grès, la prédominance des schistes, indiquent que l'on est encore loin du fond du bassin, et si la pMgression des qualités de la houille suit la même loi que dans la plupart des bassins houillers, on arrivera à rencontrer des couches exclusivement maréchales.
En réunissant les épaisseurs des trois systèmes ou éta«