M ÉTUDES SUR LE BASSIN DE BLANZT ET DU CIBUZOT
ges houillerSy od voit que la partie explorée comprend an moins 500 mètres d'alternances de grès et de schistes, dans lesquels les épaisseurs moyennes des coaches de houille peuvent être évaluées de 30 à 36 mètres j c*est-à-dire à une proportion de 1/15 à 1/18, proportion la plus forte que nous ayons pu citer dans la comparaison des divers bassins (page 1 1 0).
Quelle est retendue recouverte par ces trois étages hooil- 1ers? Cette question est loin d*étre résolue ; mais d*après les travaux qui ont été exécutés, on peut, sinon en fixer les limites, du moins les présumer.
Les trois couches exploitées à la Theurrée-Maillot sont évidemment celles de Tétage supérieur; pour s'en convaincre, il suffit d'en suivre les directions; Ton voit alors que, de Blanzy au puits Cinq-sous qui a rencontré trois couches, au puits du Magny qui en a recoupé deux, et jusqu'aux puits Pansement à Montr-Maillot, on a suivi une ligne droite qui est la véritable direction du terrain. Les couches exploitées au Ragny se trouvent également sur la même ligne et appartiennent au même système, car les mines du Ragny et celles des communautés à Blanzy se sont trouvées en communication.
Cette ligne de direction , couverte par l'étage houiller supérieur, a 5,000 mètres de longueur.
La grande couche de l'étage moyen n'a pu être suivie sur toute cette étendue. Vers Lucy, l'exploitation a été arrêtée par un crain qui n'a pas encore été franchi, mais le puits du Magny, placé à 500 mètres sur l'aval-pendage.
en dehors de cet accident, doit recouper la couche à 1 80 mètres de profondeur, et résoudre le problème de la continuation de cet étage au-dessous des couches supérieures de la Theurrée-Maillot.
On a pratiqué autrefois quelques recherches sur le territoire des Badeaux , en arrière des affleurements des trois couches de Mont-Maillot; ces recherches ont rencontré des indices de houille qui doivent probablement être rapportés au prolongement de la couche du Monceau.
Du côté du nord-est, les travaux de la grande couche du Monceau ont été arrêtés bien avant Blanzy, par des accidents que Ton n'a pas encore cherché à franchir, et, comme, en marchant sur cette direction, les couches de Tétage supérieur recouvrent complètement les affleurements de Tétage moyen, on n'a plus aucune donnée sur l'étendue probable du système, à moins de supposer que l'existence de l'étage supérieur est une preuve de celle de l'étage moven.
Quant à l'étage inférieur, il n'est encore connu que sur une longueur en direction d'environ 1 ,200 mètres.
On voit combien il est difficile, avec des éléments aussi incomplets, de préciser les limites de cette riche formation houillère ; cependant, il résulte de l'ensemble des travaux, que ces limites ne peuvent guère dépasser les points marqués par les puits de Mont-Maillot et du Ragny. Aucune des recherches faites au-delà, soit vers le sud-ouest, soit vers le nord-est, n'a obtenu même une apparence de succès, et le terrain houiller, après avoir atteint son maxi-
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mum de richesse dans la concession de Blanzy^ préseDle ensuite le contraste d'une stérilité presque absolue.
On a souvent répété que si Ton n'avait rien trouvé, c'est que les recherches n'avaient pas été suffisantes ; mais il est facile de répondre à cette objection. Quelles diflEérences présentaient aux premiers explorateurs les diverses par^ ties de cette zone houillère? La position, relativement aux voies de communication, était partout la même; les caractères superficiels n'attiraient même pas vers Lucy ou le Monceau plutôt que sur tout autre point , car les affleurements des couches sont partout cachés par une épaisseur d'alluvions, de telle sorte que les découvertes successives sont toutes dues aux travaux souterrains. Or, de nom* breux travaux de recherche ont été entrepris, à plusieurs époques, sur les territoires des Porrots et du Ragny, sans qu'aucuns résultats aient pu faire admettre la prolougatioD souterraine des grandes couches.
On doit remarquer, au contraire, que les compagnies du Ragny et de la Theurrée-Maillot ont eu une tendance continuelle à se rapprocher de la concession de Blanzy et qu'elles n'ont obtenu quelques succès qu'en se plaçant sur le prolongement des couches du système supérieur, bien que ce prolongement soit déjà bien amoindri sous le double rapport de la puissance et de la qualité. Cet amoindrissement des couches semble indiqeer qu'elles ne tardent pas à cesser dès que Ton s'éloigne des territoires de Lucy, du Monceau et de Blanzy où leur développement est complet.
Les limites des couches, suivant leur direction, se trouvant ainsi posées , on est conduit à se demander quelle peut être leur étendue dans le sens transversal.
Les pendages de la lisière opposée au territoire de Blanzy ne présentent, avec lui, aucune analogie, ni sous le rapport des gttes houillers, ni sous le rapport de la nature minéralo* gique des grès et des schistes qui les accompagnent. Il y a entre les deux lisières autant de dissemblance qu'on en peut admettre entre deux terrains houillers, et, partant, il n'y a aucun motif de supposer que les couches de Pully ou des Petits-Châteaux soient les relèvements de celles de Blanzy. En un mot, puisque les gttes houillers sont limités et isolés suivant le sens de la direction , il est probable qu'ils le sont également dans l'autre sens. On ne peut donc , pour évaluer l'étendue transversale des gttes du Monceau et de Blanzy, s'appuyer utilement que sur les observations faites sur la lisière méridionale, en cherchant à déterminer le centre de cette formation locale, enclavée dans l'ensemble du bassin.
Sur toute la largeur de la zone houillère, depuis le canal du Centre jusqu'à la ligne de recouvrement du terrain par le grès bigarré, on voit se succéder les afQeurements imbriqués des deux étages houillers supérieurs; ainsi la première grande couche de Lucy et du Monceau affleure à peu près suivant la ligne du canal ; puis on voit se succéder les affleurements des petites couches supérieures vers le Magny, le bois du Yerne, les Georgets et Rions, jusqu^à ce que ces affleurements disparaissent sous la ligne parallèle